Reliures

Reliures Dans le cadre magnifique de Florzé, nous pouvons vous accueillir et partager les coups de coeur. Un choix de livres de qualité (jeunesse, romans, essais).

23/12/2020
14/10/2020
14/10/2020
Les créateurs des réseaux "sociaux" jouent sur nos fragilités : restons prudentsLuc de BrabandereNotre dépendance au sma...
15/06/2020

Les créateurs des réseaux "sociaux" jouent sur nos fragilités : restons prudents
Luc de Brabandere
Notre dépendance au smartphone n’est en rien le résultat du hasard. Elle résulte de la volonté des créateurs des réseaux "sociaux". Restons prudents : ces pirates de l’attention jouent sur nos fragilités.

Dans les années 1950, un psychologue de l’université de Harvard, J.-F. Skinner, a fait des recherches importantes sur l’apprentissage des rongeurs. L’une de ses expériences, connue sous le nom de “boîte de Skinner”, lui a permis une découverte majeure sur la manière dont ces animaux se comportent. Le principe en est simple : un rat est mis dans une cage équipée d’une manette qui, aussitôt actionnée, fait tomber un granulé de nourriture. La première chute de granulé ne peut être qu’accidentelle, provoquée par un choc entre le rat et la manette. Très vite cependant le rongeur comprend le système et développe l’habitude de heurter le levier quand il a faim. En grand adepte de la psychologie behaviouriste, Skinner trouva là un argument supplémentaire pour conforter sa conviction : le comportement d’un être vivant peut être compris en analysant ses réactions à des stimuli variés. Mais il remarqua également que si le rat reçoit un granulé identique à chaque coup donné au levier, il ne tapera que s’il veut manger. L’animal a le sentiment de maîtriser la situation, ce qui l’apaise.

Récompense variable
Skinner eut alors l’idée de faire varier la “récompense”. Et voilà le même mécanisme qui fait tomber parfois un granulé dans la cage, parfois plusieurs en même temps, mais parfois… aucun granulé du tout ! Le résultat est surprenant. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’incapacité du rat à prédire la conséquence de son coup de patte ne le décourage pas. Bien au contraire, cela l’excite, et il se met à frapper de plus en plus souvent, même quand il n’a pas faim ! La récompense variable fait agir l’animal de manière compulsive, il devient “accro au système”, plus obsédé par la manette que par la nourriture. Les concepteurs de ce qu’on appelle les réseaux “sociaux” ont dû s’inspirer des travaux du psychologue américain. Selon certains chercheurs en sciences cognitives, Facebook ou Linkedin ne sont même rien d’autre que des boîtes de Skinner numériques dans lesquelles nous, pauvres rats, n’agissons plus vraiment de façon raisonnée ou contrôlée. Car les réseaux sociaux sont ainsi faits qu’ils nous récompensent de manière variable pour que nous passions également de l’habitude à la dépendance… Quand on s’y connecte, on ne sait en effet jamais ce qu’on va recevoir. Parfois il y a plusieurs notifications, mais parfois il n’y en a pas, parfois elles sont agréables à lire, parfois non, venant de personnes connues ou inconnues. De même, deux clics consécutifs sur le même bouton “accueil” donnent des informations pourtant différentes. Ce côté imprédictible nous rend curieux et nous fait cliquer encore et encore, même lorsque nous n’avons plus faim…

Technologie et psychologie
Plus globalement, notre dépendance au smartphone n’est en rien le résultat du hasard. Une application à succès contient autant de savoir technologique que de pouvoir psychologique car des professionnels y mixent algorithmes et neurosciences pour créer de l’addiction chez l’internaute. Quand vous êtes sur un écran, pensez qu’il y a de l’autre côté quelques centaines d’experts qui sont payés pour essayer de vous faire perdre votre maîtrise, de décider à votre place ce qui est important, de vous pousser à agir sans trop réfléchir. Sur Internet, ce n’est pas l’intention, c’est l’attention qui compte. C’est elle qui a de la valeur, c’est elle qu’il faut attirer immédiatement, attraper fermement, attacher longtemps. Si pour l’utilisateur, la valeur d’une application est dans ce qu’elle permet de faire, pour celui qui l’a développée elle est dans le temps d’attention qu’elle génère. Et certains sont prêts à tout pour le faire croître. Les pirates de l’attention se comportent comme une compagnie d’électricité qui ferait en sorte que vous oubliiez d’éteindre les lampes. Peu importe que l’attention se porte sur du vrai ou du faux, de l’utile ou du superflu. La seule chose qui les intéresse est ce qu’ils pourront revendre : les données à propos des goûts, des habitudes et des préférences de chacun. Leur stratégie tient donc en trois mots : captiver, capter et capturer. Les algorithmes de suggestions et de recommandations d’Amazon sont ainsi lucratifs parce qu’ils génèrent des achats, mais aussi parce que le client reste plus longtemps connecté. Contrairement à ce qui se passe dans une galerie commerciale, chez Amazon, même un client qui n’achète rien rapporte de l’argent…

Attention à vos clics !
Quand on dit à quelqu’un de “faire attention”, ce peut être 1) Une demande de maintenir sa concentration sur une même chose. “Fais attention aux fautes d’orthographe !” 2) Une demande au contraire de se concentrer tout à coup sur autre chose. “Fais attention à la poutre !” La première attitude est l’attention profonde, soutenue et endurante nécessaire pour étudier ou accomplir un travail. Elle peut avoir une grande envergure, comme chez une personne qui “fait attention aux autres”. La deuxième est l’attention intense, rapide mais éphémère, activée face à une situation inattendue à laquelle il faut réagir rapidement. Les deux formes sont complémentaires. Quand on reçoit La Libre, on peut la parcourir rapidement en attention intense, et puis y revenir en attention profonde pour lire les articles repérés. Mais toutes deux peuvent nous échapper et les pirates de l’attention jouent sur nos fragilités. Leur stratégie est simple : faire perdre aux internautes le contrôle de leur attention intense pour orienter ensuite leur attention profonde… Le patron de Netflix n’a-t-il pas déclaré que son seul vrai concurrent était… le sommeil ?
Titre de la rédaction. Titre original : "Les pirates de l’attention"
La Libre.be 15/06/2020

J’ai eu la joie de découvrir un texte de François Cassingena-Trevedy, moine bénédictin (de l'Abbaye Saint-Martin de Ligu...
24/05/2020

J’ai eu la joie de découvrir un texte de François Cassingena-Trevedy, moine bénédictin (de l'Abbaye Saint-Martin de Ligugé) qui "parle" à l'intelligence et au cœur et qui vient bien à propos à l’heure de la réouverture des églises.
J’espère que vous aussi, vous éprouverez la même joie.
Avec mon amitié,
Alain

Voici le lien pour lire le pdf :
https://drive.google.com/file/d/1sQ-xyK5odbK6G8MdU7wupP-Ggu_G_WfI/view?usp=sharing

Je peux vous procurer aussi un fichier Word si vous le souhaitez.

Voici la "chute" de l'article :
"Nos églises vont ouvrir à nouveau leurs portes à tous ceux dont nous serons si heureux de revoir le visage et d’entendre la voix au terme de ces longues semaines de séparation. Fais-moi entendre ta voix, car ta voix est douce et ton visage est beau (Ct 2, 14), dit le Seigneur à son Peuple, dit la Parole de Dieu au Peuple de Dieu. Nos églises vont ouvrir bientôt leurs portes : il est temps d’y faire encore un peu de ménage. De nous mettre au clair, surtout, quant à la conception que nous nous faisons de leur finalité, c’est-à-dire de l’Eucharistie que nous y célébrons. Nos églises vont-elles ouvrir seulement pour un entre-soi confortable, pour des cérémonies où le rituel distrait du spirituel, pour la répétition de fadaises et de boniments infantiles, pour l’appel racoleur et tapageur à des émotions fugitives, pour l’entretien exténué et morose de la consommation religieuse ? Ou bien vont-elles s’ouvrir pour un questionnement et un approfondissement de nos énoncés traditionnels, pour une interprétation savoureuse de la Parole de Dieu loin de toute réduction moralisante, pour une ouverture efficace aux détresses sociales, pour une perméabilité réelle aux inquiétudes, aux doutes, aux débats des hommes et des femmes de ce temps, en un mot pour la révolution eucharistique ? Si le temps de confinement et de suspension du « culte » public nous a permis de prendre la mesure de la distance qui sépare les deux extrêmes de cette alternative, autrement dit du pas que le Seigneur de l’histoire attend de nous, alors, pour parler comme le bon roi Henri, le bénéfice que nous avons retiré valait bien quelques messes… en moins."

La voix/voie de la résilienceJacqueline CALEMBERT, La nuit du manuscrit, Murmure des soirs, 2019, 110 p., 16 €, ISBN : 9...
08/05/2020

La voix/voie de la résilience

Jacqueline CALEMBERT, La nuit du manuscrit, Murmure des soirs, 2019, 110 p., 16 €, ISBN : 978-2-930657-54-7

« Les horreurs, qu’elles soient d’hier ou d’aujourd’hui, nous atteignent tous à des degrés différents. Chacun se débrouille avec ce qu’il vit, ce qu’il ressent, ce qu’il endure, ce qu’il espère. » Voilà le postulat posé par Jacqueline Calembert dans son avant-propos, hommage à son père et à la capacité de résilience de celui-ci. Et c’est une illustration en mots qu’elle nous propose dans La nuit du manuscrit, histoire d’une rencontre à la fois fortuite et prédestinée de deux âmes agitées.
Lors d’une nuit de novembre balayée par les intempéries, Michèle Larivier sort de chez elle, en trombe, sans intention autre que « braver le vent, entendre grincer les branches, être frappée par les feuilles mortes, à défaut de [s]e battre contre la force des vagues et la tempête en mer ». Son tourment intérieur tourbillonne en effet au souffle de l’ouragan que son fils Yves, baroudeur vibrant d’aventures, traverse dans des eaux d’Amérique centrale. Nœuds venteux, nœuds anxieux.
Fatiguée de se battre contre la boue et la pluie, elle se dirige vers le kiosque près de la rivière, appelée à lui comme par la lumière d’un phare. Mais Michèle tique : un homme, arrivé il y a peu au village, assez énigmatique, se tient sur son banc préféré. Éducation et proximité obligent, la conversation devra s’engager entre eux… D’autant qu’il serre entre ses mains un manuscrit, dont elle ne peut s’empêcher d’essayer de déchiffrer le titre. Djebel Rokba, du nom d’une montagne algérienne. Un texte écrit par Léon, le défunt père de l’inconnu, qu’il tente en vain de pénétrer à la recherche de réponses. De celles qui éclaircissent les horizons : « Est-ce que les morts peuvent nous apprendre à rester vivants ? […] Que faire de moi après ce qu’ils ont fait de moi ? » Tout en spontanéité qu’elle est, Michèle propose alors de lui en faire la lecture intégrale, « faire de [s]a voix une voix off ».
Ce sont des tragédies humaines et historiques qu’encaissent les protagonistes de La nuit du manuscrit : Léon fut victime de la Shoah mais néanmoins capable – incompréhensiblement aux yeux de son fils – de j***r d’une existence heureuse à son retour de l’Enfer ; le fils, lui, a perdu son amour dans l’attentat terroriste du 22 mars, et dans la même déflagration tout repère existentiel. La voix, les émotions et les interventions de Michèle parviendront-elles à pénétrer la douleur et panser la blessure de l’endeuillé ? « Rien n’est jamais détruit qu’il ne devient autre chose… », dirait son père. Et si la réponse se trouvait plus en-dehors qu’en-dedans…
Samia Hammami

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07/05/2020

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Chers amis,15 mars, de 10h15 à 12hAnne Daiwaille sera notre prochaine invitée aux dimanches du Houmier. Elle nous parler...
08/03/2020

Chers amis,
15 mars, de 10h15 à 12h
Anne Daiwaille sera notre prochaine invitée aux dimanches du Houmier. Elle nous parlera de son activité à l'asbl "Le berceau enchanté". Naître, à soi, aux autres, renaître...
Sur le site des dimanches du Houmier vous trouverez plus de renseignements ainsi que des textes de réflexion.
Alain

08/03/2020
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08/03/2020

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11/12/2019

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22/11/2019
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01/10/2019

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Les dimanches du HoumierLe dimanche 19 mai, de 10h30 à 12h rue du Houmier 84 à Florzé. N'hésitez pas à aller sur le site...
10/05/2019

Les dimanches du Houmier
Le dimanche 19 mai, de 10h30 à 12h rue du Houmier 84 à Florzé. N'hésitez pas à aller sur le site pour en savoir plus : http:/lesdimanchesduhoumier.be.

Les dimanches du HoumierLe dimanche 19 mai, de 10h30 à 12h rue du Houmier 84 à Florzé. N'hésitez pas à aller sur le site...
10/05/2019

Les dimanches du Houmier
Le dimanche 19 mai, de 10h30 à 12h rue du Houmier 84 à Florzé. N'hésitez pas à aller sur le site pour en savoir plus : http:/lesdimanchesduhoumier.be.

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03/04/2019

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13/02/2019
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Ah les romans ! Que d’histoires les humains se racontent depuis la nuit des temps : dans tous les styles, dans tous milieux, réalistes ou fantastiques, paisibles ou provocateurs… Si la vie nourrit l’écriture, la lecture, sans aucun doute, nourrit la vie personnelle. Elle lui donne aussi de la consistance et de la subtilité, si on lui en donne le temps. Fréquenter des personnages à la psychologie complexe dans un livre réveille bien davantage que s’escrimer des heures durant sur les boutons d’une console de jeux pour déplacer de droite à gauche ou détruire des figurines stéréotypées, non ? On le sait, on le répète : quoi, pas assez ?
Florence Richter
LLB 13/02/2019

13/02/2019

Ah les romans ! Que d’histoires les humains se racontent depuis la nuit des temps : dans tous les styles, dans tous milieux, réalistes ou fantastiques, paisibles ou provocateurs… Si la vie nourrit l’écriture, la lecture, sans aucun doute, nourrit la vie personnelle. Elle lui donne aussi de la consistance et de la subtilité, si on lui en donne le temps. Fréquenter des personnages à la psychologie complexe dans un livre réveille bien davantage que s’escrimer des heures durant sur les boutons d’une console de jeux pour déplacer de droite à gauche ou détruire des figurines stéréotypées, non ? On le sait, on le répète : quoi, pas assez ?
Florence Richter
LLB 13/02/2019

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13/02/2019

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25/01/2019

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Vous trouverez sur le site internet des "Dimanches du Houmier" les chansons de Thierry Weise qui feront l'objet du dialogue avec Thierry ce dimanche 27 janvier. Les sujets ne manqueront pas !
Vous y trouverez aussi des textes qui peuvent nourrir votre réflexion.
http://lesdimanchesduhoumier.be

LES DIMANCHES DU HOUMIER
25/01/2019
LES DIMANCHES DU HOUMIER

LES DIMANCHES DU HOUMIER

Nous sommes quelques personnes désireuses de créer ensemble un lieu où nos différentes conceptions du sens à donner à nos vies et à la vie en société sont mises en dialogue avec les...

Vous trouverez sur le site internet des "Dimanches du Houmier" les chansons de Thierry Weise qui feront l'objet du dialo...
25/01/2019

Vous trouverez sur le site internet des "Dimanches du Houmier" les chansons de Thierry Weise qui feront l'objet du dialogue avec Thierry ce dimanche 27 janvier. Les sujets ne manqueront pas !
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Désespérément optimiste J’ai encore tant à vivre, encore tant à aimerPour le bonheur qui délivre de n’pas savoir où rame...
25/01/2019
LES DIMANCHES DU HOUMIER

Désespérément optimiste

J’ai encore tant à vivre, encore tant à aimer
Pour le bonheur qui délivre de n’pas savoir où ramer
J’ai encore tant de livres à user pour trouver la clef
De ces désirs qui m’enivrent d’amour de tous côtés

J’ai aimé la terre au tout premier coup d’œil
Malgré le sang qui brouillait les pistes
L’espoir est là debout au bout de nos deuils
Désespérément optimiste

J’ai encore tant à prendre, encore à donner
Tant de côtes à descendre et tant de pentes à remonter
J’ai encore tant à attendre avant l’éternité
Qu’il me faudra pour comprendre d’où vient la vérité

J’ai encore tant de rides à sentir se tracer
Tant de promesses vides à subir le cœur lassé
J’ai encore tant de salive à cracher sur les pavés
D’un vieux monde à la dérive abandonné au vent mauvais

J’ai haï la guerre au tout premier coup d’œil
Rêvant de paix, pour autant qu’elle existe
L’amour est là debout devant nos fauteuils
Positivement pessimiste

Thierry Weise (1997)
D'autres textes sont visibles sur le site des "Dimanches du Houmier" http://lesdimanchesduhoumier.be

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11/01/2019
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Il reste encore quelques places disponibles !
25/11/2018

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21/11/2018

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