26/03/2026
Alliance stratégique pour une presse engagée
AOCTAH et ReJPAH-AOS scellent un partenariat prometteur
À Lomé, la convention entre AOCTAH et ReJPAH-AOS ouvre une nouvelle ère pour un journalisme engagé au service des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques.
Il est des signatures qui, au-delà de l’encre, engagent des destins. Celle apposée ce 25 mars 2026 à Lomé entre l’AOCTAH et le ReJPAH-AOS appartient à cette catégorie rare où l’acte administratif devient un serment moral. Dans un monde où les mots s’érodent sous le poids des promesses non tenues, cet engagement résonne comme un appel à la responsabilité collective.
Il convient ici de saluer, avec la solennité requise, les efforts constants du président du ReJPAH-AOS, Gilles, dont la vision, patiemment tissée, a permis de fédérer des énergies parfois dispersées. À ses côtés, les membres du bureau ont su, dans un esprit de collégialité, transformer les contraintes en leviers et les doutes en perspectives. Comme le dit un adage africain : « Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. » Et c’est bien cette longue marche collective qui trouve aujourd’hui un jalon décisif.
Le partenariat ainsi scellé ne saurait être réduit à une formalité. Il constitue une promesse éditoriale forte : celle de produire des contenus journalistiques de qualité pour le Magazine de l’AOCTAH, en mettant en lumière des secteurs souvent relégués aux marges du récit médiatique. L’agro-sylvo-pastoral et l’halieutique ne sont pas de simples filières économiques ; ils sont les racines nourricières de nos sociétés. Les raconter avec rigueur et engagement, c’est déjà participer à leur renaissance.
Cependant, toute œuvre humaine porte en elle ses fragilités. Il serait peu sage, et encore moins honnête, de ne pas reconnaître que des insuffisances subsistent ici une coordination à parfaire, là une communication à renforcer. Mais comme le rappelle un proverbe bien connu : « La perfection n’est pas de ce monde, mais la quête de l’excellence doit l’être. » C’est dans cette tension féconde entre idéal et réalité que se forgent les grandes réussites.
Ce partenariat invite donc à une introspection lucide autant qu’à une ambition renouvelée. Car le véritable défi ne réside pas dans la signature elle-même, mais dans sa traduction concrète. Il ne suffit pas de vouloir informer ; il faut oser transformer. Il ne suffit pas de publier ; il faut impacter. Et c’est là que réside la responsabilité historique du ReJPAH-AOS et de l’AOCTAH : faire du journalisme un instrument de valorisation, mais aussi de conscientisation.
Dans une époque où l’information est souvent victime de sa propre abondance, cette alliance apparaît comme une tentative courageuse de redonner du sens. Elle nous rappelle que la plume peut encore être un outil de construction, à condition qu’elle soit guidée par l’éthique, la rigueur et une vision claire.
En définitive, cette signature n’est pas un aboutissement, mais un commencement. Et comme le murmure la sagesse populaire : « C’est au pied du mur que l’on voit le maçon. » L’histoire jugera, certes, mais l’engagement, lui, se vit au présent.
Puisse cette dynamique inspirer, mobiliser et surtout durer.
Dirissa SANGARÉ
journaliste agricole