04/01/2026
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Ils sont nombreux.
Ils se proclament défenseurs des droits humains, certains vont même jusqu’à créer des associations censées protéger et promouvoir la dignité humaine. Pourtant, face à une injustice réelle, à un abus de pouvoir ou à une décision arbitraire, ces mêmes personnes se réjouissent. Pourquoi ?
Parce que la victime ne leur plaît pas,
parce qu’elle ne fait pas partie de leur cercle,
ou parce que sa souffrance ne sert pas leurs intérêts personnels.
Quelle étrange conception de la défense des droits humains ! Depuis quand les droits fondamentaux dépendent-ils de la sympathie, de l’appartenance politique ou des relations personnelles ? Les droits humains ne sont ni sélectifs ni conditionnels. Ils s’appliquent à tous, sans distinction. Les défendre uniquement quand cela arrange ou quand cela rapporte quelque chose relève non pas de l’engagement, mais de l’hypocrisie.
Beaucoup de ces soi-disant défenseurs ne sont en réalité que des opportunistes. Leur militantisme s’arrête aux ateliers de formation et aux projets financés par des bailleurs. Leur combat ne vise pas la justice, mais la visibilité ; non pas la vérité, mais les per diem ; non pas la dignité humaine, mais les financements. Les victimes deviennent alors de simples outils de communication, utilisées quand elles sont utiles, abandonnées quand elles dérangent.
Le plus inquiétant est que nombre de responsables de ces structures ne maîtrisent même pas les principes fondamentaux des droits humains. Ils confondent plaidoyer et propagande, justice et calcul politique. Ce sont des politiciens recyclés, des carriéristes déguisés en militants, qui utilisent le langage des droits humains comme un masque pour servir leurs propres ambitions.
Cette instrumentalisation des droits humains est dangereuse. Elle décrédibilise les véritables luttes, décourage les victimes et affaiblit la confiance du public envers les organisations censées les protéger. Pire encore, elle banalise l’injustice et normalise le silence face à l’arbitraire.
Défendre les droits humains exige du courage, de la cohérence et de l’intégrité. Cela signifie se tenir aux côtés de la victime même quand elle est impopulaire, dénoncer l’injustice même quand cela coûte cher, et refuser toute compromission avec le pouvoir ou l’argent. Tout le reste n’est qu’une mise en scène, une défense de façade, indigne du noble combat que représentent les droits humains.
Yennega Communication, Toute cause mérite d'être écoutée