18/07/2026
Les recompositions géopolitiques ne se limitent plus aux rapports de force entre États. Elles redessinent les chaînes d’approvisionnement, influencent les politiques économiques, reconfigurent les partenariats stratégiques et modifient les équilibres sécuritaires.
Les logiques de puissance s’expriment désormais autant par le hard power, le soft power que par le sharp power, faisant de l’information, de l’influence et de la perception des instruments stratégiques à part entière.
C’est dans cette perspective que j’ai participé à l’atelier de réflexion organisé par le Centre National d'Etudes Stratégiques (CNES-BF), consacré aux implications des crises internationales pour le Burkina Faso et la Confédération des États du Sahel.
Les échanges ont rappelé une évidence : dans un environnement international de plus en plus volatil, la capacité d’anticipation constitue un facteur déterminant de souveraineté et d’aide à la décision.
L’analyse stratégique ne consiste plus seulement à comprendre les crises, mais à en évaluer les effets sur les intérêts et à identifier les marges de manœuvre pour les décideurs.
Un cadre d’échanges particulièrement utile, réunissant des expertises complémentaires des secteurs diplomatique, économique, douanier et logistique, autour d’un même objectif : renforcer la réflexion stratégique face aux mutations de l’ordre international.