15/12/2025
3e édition de l’Académie Nationale de l'Economie Verte : positionner la transition verte au cœur de la refondation nationale
Le thème principal de la 3e édition de l'Académie Nationale de l'Economie Verte (ANEV ): « Transition verte au Burkina Faso : défis et stratégies d’accélération dans un contexte de refondation nationale », a fait l’objet d’une communication ce lundi 15 décembre 2025. C’était la conférence inaugurale de cette 3e édition de l’Academie sur l’Economie Verte. Un thème traité par le Dr Dieudonné LANKOANDÉ, Directeur Exécutif du Groupe de Recherche et d'Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD). Cette communication a servi de rampe de lancement des communications et panels de haut niveau prévus durant ces 72 heures de partage de connaissances et d'expériences pour une transition vers une économie verte, sobre en carbone et socialement équitable.
En présence d'éminents chercheurs, acteurs de l'économie verte , étudiants, acteurs du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, le Dr Dieudonné LANKOANDÉ s'est penché sur comment relever les défis qui se posent pour la transition verte inclusive dans la dynamique actuellement de refondation nationale, endogène et souveraine.
La transition verte est ce processus par lequel une société modifie ses modes de production, de consommation et d'organisation pour favoriser la sauvegarde de l'environnement, la gestion durable des ressources naturelles , et la réduction de son empreinte écologique , tout en favorisant le développement économique et le bien-être social.
Cette transition vers une économie verte au Burkina Faso est confrontée à des défis de capacités institutionnelles limitées, de ressources financières insuffisantes; d'une faible synergie entre acteurs, d'une résistance aux changements de comportements, d'une fragilité sécuritaire et économique qui freinent l’investissement et l’innovation locale. Pour le conférencier c'est un impératif pour le Burkina Faso confronté à une dégradation avancée de ses ressources naturelles auxquelles dépendent ses productions, de protéger et de valoriser son capital naturel.
La transition verte portée par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ
Bien que la transition verte semble être une nouvelle notion au Burkina Faso , elle a toujours été partie intégrante des processus de refondation notamment celle portée par le capitaine Thomas SANKARA soulignée dans son discours du 5 février 1986: « Sauver l'arbre, l'environnement et la vie tout court. » Le Capitaine Thomas SANKARA a traduit cette vision de faire de la transition écologique un levier de bien-être de la population à travers la mise en œuvre des trois luttes.
Cette dynamique de refondation aujourd'hui dans un cadre plus large marqué par la lutte contre l'insécurité, la lutte contre le chômage et la dégradation des écosystèmes ..., portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE , offre une opportunité inédite de faire de la transition verte un pilier structurant. Cette vision d'une économie verte plus inclusive a été aussi portée par le Ministre de l'Environnement de l'Eau et de l'Assainissement Roger BARO à la tribune de la COP 30 à Belém au Brésil: « Le temps des discours est révolue . Pour refonder notre pays, il faut passer de la parole à l'action en matière d'environnement et d'adaptation aux changements climatiques. »
La transition verte apparaît ainsi comme un levier central de la refondation nationale, en phase avec la volonté politique de bâtir une économie plus résiliente, équitable et respectueuse de l’environnement. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique actuelle de reconstruction du tissu économique et social, axée sur la souveraineté, la valorisation des ressources locales et la justice environnementale.
Pour le Dr Dieudonné LANKOANDÉ, pour relever les défis d'une transition verte dans un contexte de refondation, il faut une vision politique claire ,ancrer la légitimité politique d'une transition verte, Identifier les besoins prioritaires de la refondation écologique , en choisissant un positionnement stratégique cohérent au regard du projet de société. il s'agira aussi d'identifier rigoureusement les gaspillages, les pertes et les insuffisances en matière d'énergie, d'agriculture, d'eau et d'assainissement. Cela consistera donc à freiner la dégradation des sols, à lutter contre la dégradation non durable des terres agricoles, à réduire l'exploitation non durable du bois énergie, à réduire les un inefficiences logistiques par des solutions de mobilité plus sobre, à améliorer l'efficacité énergétique par la réduction des pertes énergétique, à améliorer la collecte et la valorisation des déchets, améliorer l'allocation des ressources publiques et renforcer la cohérence des investissements.
DCRP/MEEA
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