21/07/2026
Le développement urbain au Burkina Faso doit-il être principalement porté par le secteur public ou par le secteur privé ?
C’est autour de cette question que j’ai eu le plaisir d’assister à un débat entre élèves et étudiants ingénieurs génie civil particulièrement enrichissant.
Les échanges ont mis en lumière deux visions complémentaires :
- Le secteur public, garant de la planification territoriale, de la régulation, de l’intérêt général.
- Le secteur privé, moteur de l’investissement, de l’innovation et de la création de valeur grâce à la concurrence.
En tant qu’ingénieure en génie civil, je suis convaincue qu’un développement urbain durable ne peut reposer exclusivement sur l’un ou l’autre de ces acteurs. Il repose avant tout sur une gouvernance collaborative, où chacun joue pleinement son rôle.
L’État définit la vision stratégique, élabore les politiques publiques, planifie le développement urbain centré sur l’humain , met en place un cadre réglementaire robuste et veille à l’équité territoriale. Le secteur privé, quant à lui, mobilise les investissements, apporte l’innovation, optimise l’exécution des projets et contribue à la création d’emplois.
Les expériences internationales comme celle du Singapour reconnus comme un pôle mondial de la technologie et célèbre pour son architecture futuriste démontrent que ce modèle fonctionne.
Toutes mes félicitations à l’Association des Jeunes Bâtisseurs du Génie Civil ainsi qu’à ses partenaires, CIM METAL, l’Ordre des Ingénieurs en génie civil et l’ordre des urbanistes du Burkina Faso.
Et vous ?
Pensez-vous que l’avenir des villes africaines passe par un État stratège ou un secteur privé moteur, ou par un véritable partenariat public-privé ?