18/08/2026
Quand les mots sont mal choisis, le message perd sa valeur.
Récemment, un téléspectateur a réagi à l'émission Faso Académie diffusée sur la RTB.
Il a critiqué le décor, le rôle des animateurs, le jury… Bref, il avait beaucoup à dire.
Et peut-être que certaines de ses remarques étaient pertinentes.
Mais une question demeure : peut-on avoir raison sur le fond et avoir tort dans la manière de le dire ?
À mon sens, oui.
Critiquer, ce n’est pas simplement relever tout ce qui ne va pas. C’est être capable d’exprimer un désaccord avec des arguments, des faits et un minimum de considération pour ceux à qui l’on s’adresse.
Dans son post, certaines formulations sont particulièrement fortes :
«« Si vous n'avez pas l'argent pour pouvoir ressembler aux autres svp arrêtez l'émission. »»
Ou encore :
«« Vous nous mettez la honte face aux mêmes émissions des autres pays. »»
Le constat derrière ces phrases peut être discuté, accepté ou contesté. Mais le choix des mots produit un impact différent. On ne reçoit pas de la même manière une remarque qui questionne une insuffisance et une formulation qui peut être perçue comme une humiliation.
Et c’est là que le contexte prend tout son sens.
Une même idée peut être exprimée de plusieurs façons, avec des effets complètement différents.
En communication, les mots ne servent donc pas seulement à transmettre une idée. Ils influencent aussi la manière dont cette idée sera reçue.
Cela ne signifie pas qu’il faut avoir peur de critiquer, ni qu’une critique doit forcément être agréable à entendre.
Il faut pouvoir dire ce qui ne va pas. Mais il faut aussi savoir comment le dire.
Parce qu’au final, avoir quelque chose à dire est une chose. Savoir le dire en est une autre.
~Votre Communicante