23/08/2026
𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭 : 𝐋’é𝐪𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭é 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐞𝐮𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫é𝐟𝐥𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧𝐬
𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐫é𝐜𝐮𝐫𝐫𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 é𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐭 𝐪𝐮’𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐭𝐢è𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦é𝐝𝐢𝐜𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐞𝐮𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, « 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐬𝐭 à 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬é𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐦𝐢𝐧𝐬 », 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐧é𝐜𝐞𝐬𝐬𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐛â𝐭𝐢𝐫 𝐬𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭é. 𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝟏𝟐 𝐚𝐨û𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 à 𝐋𝐨𝐦é, à 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝟐𝟏ᵉ é𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅é𝐝é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 é𝐭𝐮𝐝𝐢𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐡𝐚𝐫𝐦𝐚𝐜𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭 (𝐅𝐄𝐒𝐏𝐀𝐎), 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐩é𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭é𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐨𝐮𝐞𝐬𝐭‑𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞.
La pandémie de COVID-19 et diverses crises sur l’échiquier mondial ont agi comme un électrochoc pour le continent africain, montrant que la dépendance aux importations pharmaceutiques n’est plus seulement une anomalie économique, mais constitue également une véritable faille de sécurité nationale. C’est l’argumentaire central défendu lors de ce sommet, indiquent les médias togolais qui en ont fait écho. Le colloque a donc soulevé la nécessité de faire de l’innovation et de la production pharmaceutique locale, les boucliers de la sous‑région face aux futures pandémies.
«Mais produire localement ne suffit pas, s’il s’agit uniquement de reproduire des brevets étrangers. La véritable souveraineté passe par l’adaptation des traitements aux spécificités du continent.
En plaçant ‘’l’épidémiologie génomique’’ au cœur des débats, les Assises de Lomé pointent une urgence scientifique : la nécessité de développer des thérapies calibrées sur le patrimoine génétique des populations africaines, jusqu’ici largement sous‑représentées dans les essais cliniques mondiaux.
A cette hyper‑modernité scientifique, s’ajoute une réappropriation culturelle assumée. Les experts présents plaident pour une valorisation industrielle de la pharmacopée traditionnelle. Il ne s’agit plus de tolérer la médecine par les plantes de façon informelle, mais de la soumettre à la rigueur des essais cliniques pour breveter de nouvelles molécules actives 100 % africaines », informe journal du Togo.com.
Selon le média, cette ambition industrielle et scientifique se heurte cependant à un défi de capital humain, qui est que si le secteur évolue, la formation académique doit suivre. C’est dire qu’il faut adapter le cursus à ce besoin, de sorte que le pharmacien ouest‑africain de demain ne soit plus formé « pour être un simple dispensateur de boîtes de médicaments derrière un comptoir », mais devienne un « chercheur de pointe, un acteur-clé de l’industrie manufacturière et un spécialiste de la validation des savoirs endogènes ».
Le colloque a fixé un objectif clair, à savoir transformer ces débats universitaires en propositions de politiques publiques contraignantes, afin que l’accès universel aux soins en Afrique de l’Ouest cesse d’être tributaire des usines situées à des milliers de kilomètres de ses patients. «L’enjeu est vital : sans une industrie pharmaceutique locale robuste et une recherche scientifique enracinée dans les réalités africaines, l’Afrique de l’Ouest restera dépendante de solutions venues d’ailleurs. Or, face aux pandémies futures, cette dépendance pourrait coûter des vies.
La véritable souveraineté sanitaire se jouera donc dans la capacité des États à transformer ces résolutions en actes concrets, afin que chaque patient africain ait accès à des soins conçus, validés et produits sur son propre continent».
Pharm’Actu