04/10/2025
Il y a exactement 41 ans, le 4 août 1984, la Haute-Volta changeait de nom pour devenir le Burkina-Faso, la "Patrie des intègres".
Un an plus tôt, le 04 août 1983, le capitaine Thomas Sankara prenait le pouvoir.
Le Burkina Faso devient alors, en quelques années, un exemple de lutte anti-impérialiste, anti-coloniale, de construction du socialisme, d'émancipation des femmes et de démocratie populaire.
De nombreuses mesures sont adoptées pour réaliser la décolonisation et mener le pays vers l'indépendance économique et politique.
Le pays rompt les relations avec la Banque Mondiale et le FMI, refuse "l'aide" étrangère, destinée à maintenir le pays dans un état de dépendance.
Le pouvoir révolutionnaire dénonce la dette illégitime accumulée auprès des pays impérialistes et annonce la nationalisation des grandes entreprises d'énergie et de ressources naturelles, l'expropriation et l'expulsion des multinationales étrangères.
A la campagne, on réalise la réforme agraire, la collectivisation des terres, l'expropriation des grands propriétaires terriens et la restitution des terres aux paysans.
Le pouvoir révolutionnaire instaure un système d'éducation socialiste, construit des dizaines d'écoles et procède à l'alphabétisation de millions de personnes.
Sur le plan médical, on construit des hôpitaux, des dispensaires de soins, on forme du personnel de santé afin de garantir à tous l'accès à la médecine.
En seulement quatre ans de gouvernement socialiste de Sankara, le Burkina Faso devient une référence économique, politique, sociale et de solidarité internationaliste sur tout le continent africain.
Mais, le 15 octobre 1987, un coup d'État soutenu par les impérialistes occidentaux, notamment la France, met fin à la vie de Thomas Sankara et à l'expérience révolutionnaire du Burkina Faso.
Aujourd'hui, 41ans plus t**d, avec le capitaine Ibrahim Traoré à sa tête, le Burkina Faso défie une nouvelle fois la machine de mort impérialiste.