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20/06/2026

GLO MOBILE BÉNIN : 13 MILLIARDS DE DETTE, UN RETRAIT HONTEUX, ET CE QUE LES DIRIGEANTS AFRICAINS DOIVENT COMPRENDRE

Le 18 décembre 2017, une secousse a traversé le secteur des télécoms en Afrique de l’Ouest. Glo Mobile Bénin, filiale du géant nigérian Globacom, a rendu sa licence. Quelques semaines plus t**d, en janvier 2018, le réseau vert fluo s’est éteint définitivement. Des milliers d’abonnés ont été transférés de force vers Moov Bénin. Des centaines de salariés se sont retrouvés au chômage, sans indemnités, sans explications. Un géant, porté par le milliardaire Mike Adenuga, était tombé. Non pas sous les coups d’un concurrent plus fort. Mais sous le poids de ses propres erreurs.

Pour notre cabinet, spécialisé dans la restructuration et le redressement d’entreprises, ce crash n’est pas un accident de parcours. C’est un cas d’école. Une accumulation de micro-fractures managériales, de choix financiers désastreux, et d’une cécité stratégique qui aurait pu être évitée. Aujourd’hui, je vous propose de remonter le fil. Non pas pour pleurer sur Glo, mais pour comprendre ce qui tue les entreprises en Afrique de l’Ouest. Et pour vous donner les clés pour ne pas subir le même sort.

Replaçons-nous dans le contexte. En 2007, Glo débarque au Bénin avec une stratégie simple : casser les prix, inonder le marché de cartes SIM, et faire du volume. Le vert fluo envahit les rues. Les spots publicitaires sont partout. Les prix des appels s’effondrent, et les clients affluent. Pendant un temps, l’illusion de la puissance commerciale fonctionne. Mais derrière ce rideau de fumée, une erreur fondamentale se cache. Glo ne calcule pas la valeur de rétention de ses clients à long terme. Elle court après le volume, pas après la qualité. Elle attire des consommateurs volatils, qui changeront d’opérateur dès qu’une offre plus basse se présentera.

Entre 2009 et 2013, Glo passe le cap du million d’abonnés. La croissance semble au rendez-vous. Mais pendant que les flux de trésorerie circulent, une dette invisible s’accumule dans les livres comptables. Les redevances dues à l’État béninois ne sont pas payées régulièrement. Parce que le cash est là, on se dit qu’on régularisera plus t**d. Parce que la maison‑mère au Nigeria est puissante, on se croit protégé. Cette dette, personne ne la voit. Elle est masquée par l’euphorie des ventes de cartes SIM. Mais elle est là, silencieuse, prête à se retourner contre l’entreprise au moment le plus critique.

À partir de 2014, le marché béninois bascule. Les smartphones envahissent les foyers. La data, le mobile money, l’internet mobile deviennent les nouveaux champs de bataille. MTN et Moov pivotent agressivement. Elles investissent dans la 3G, puis la 4G. Elles lancent leurs portefeuilles électroniques. Elles captent les professionnels, les jeunes connectés, la clientèle à forte valeur ajoutée. Glo, elle, reste passive. Le réseau n’est pas modernisé. Les coupures d’appels se multiplient. L’internet mobile est lent, quand il est disponible. Les clients les plus rentables fuient. Il ne reste que les consommateurs de voix à faible marge, ceux qui changent d’opérateur au moindre centime d’économie.

C’est à ce moment que les signaux faibles se transforment en alarmes stridentes. Mais personne ne veut les entendre.

Juin 2017. La licence de Glo arrive à expiration après dix ans d’exploitation. L’ARCEP, le régulateur béninois, exige deux choses. Le paiement des 13 milliards de FCFA d’arriérés accumulés, et le versement d’une nouvelle licence pour continuer à opérer. La maison‑mère à Lagos refuse. Elle estime que le Bénin est un petit marché, que sa taille la protège, qu’on ne mettra pas à la porte un géant comme Glo.

C’est une erreur d’analyse politique et stratégique. Le gouvernement béninois venait de suspendre un autre opérateur, BBCom, pour des raisons similaires. Il ne reculerait pas. Il ne plierait pas. Glo n’est pas « too big to fail ». Personne ne l’est, dans un secteur régulé.

La négociation est bloquée. Le bras de fer est engagé. Et parce que la filiale béninoise n’a aucune autonomie financière ou stratégique – chaque décision doit être validée à Lagos par le propriétaire lui‑même –, le temps passe. Les échanges s’enlisent. L’ARCEP, lassée, prend une décision radicale. Le 18 décembre 2017, la licence de Glo est retirée. En janvier 2018, le réseau est déconnecté. Les abonnés sont transférés vers Moov Bénin, sans leur consentement. Les salariés, eux, se retrouvent à la rue. Sans indemnités. Sans communication. Sans dignité.

Un géant s’est effondré en moins de six mois. Non pas à cause d’un concurrent plus fort. À cause de ses propres fragilités.

Pour comprendre ce qui a tué Glo, il faut séparer ce qui était visible de ce qui était invisible.

Les symptômes visibles étaient là. Une dette réglementaire de 13 milliards de FCFA. Une qualité de service exécrable, avec des coupures d’appels et une absence de couverture internet moderne. Des employés laissés à l’abandon, sans plan social, sans communication. Mais ces symptômes n’étaient que la surface de la crise.

Les causes profondes, elles, étaient invisibles. Et c’est là que les véritables leçons se trouvent.

D’abord, une paralysie décisionnelle par hyper‑centralisation. Le bureau de Cotonou n’avait aucune autonomie. Chaque dépense, chaque recrutement, chaque arbitrage face à l’ARCEP devait être validé à Lagos. Quand la crise a éclaté, les discussions ont traîné. Les solutions sont arrivées trop t**d. L’absence de gouvernance locale a tué la réactivité de l’entreprise.

Ensuite, un siphonnage de la valeur par manque de digitalisation. Glo n’a pas développé de solution de mobile money robuste à temps. Pendant ce temps, MTN et Moov ont lancé leurs portefeuilles électroniques. Elles ont bancarisé les abonnés de Glo. La carte SIM verte est restée un simple tuyau pour passer des appels, un segment en voie de commoditisation. Résultat : le revenu moyen par utilisateur (ARPU) s’est effondré.

Enfin, un piège mortel : la subvention croisée. La filiale béninoise vivait sous perfusion financière des bénéfices géants de la maison‑mère au Nigeria. Tant que l’économie nigériane allait bien, Glo Bénin tenait. Mais en 2016, le Naira s’est effondré. Le Nigeria est entré en récession. Lagos a coupé le robinet. Sans son tuteur financier, la structure béninoise, structurellement déficitaire et mal gérée, s’est effondrée en quelques mois.

Je vais vous dire ce que notre cabinet aurait proposé si nous avions pris les commandes en juin 2017. Non pas de la théorie. Un plan de combat sur 180 jours, articulé autour de trois piliers.

Premier pilier : le refinancement extrême et la diplomatie réglementaire. En quelques semaines, nous aurions négocié un moratoire avec l’ARCEP. Paiement immédiat de 30 % de la dette (environ 4 milliards de FCFA) via une ligne de crédit d’urgence sécurisée par la maison‑mère. Échelonnement du solde sur 36 mois, adossé à des indicateurs de performance stricts. Et surtout, exigence absolue : l’autonomie financière locale. Un pool bancaire à Cotonou, avec des acteurs comme Ecobank ou BOA, pour financer le besoin en fonds de roulement au niveau régional. Finis les allers‑retours à Lagos. Finie l’asphyxie.

Deuxième pilier : la digitalisation forcée et le pivot fintech. En 2017, le mobile money n’était pas encore saturé. Nous aurions lancé « Glo Money » en marque blanche, avec une technologie déployable en 45 jours. Une politique de tarification agressive : zéro frais sur les transferts nationaux pendant six mois. L’objectif n’était pas de faire de la marge immédiate, mais de drainer la liquidité des concurrents vers le réseau vert. Et en parallèle, basculer les recharges vers le numérique, pour économiser sur les cartes physiques et augmenter la marge brute.

Troisième pilier : le redéploiement d’infrastructure lean. Pas de déploiement national massif, trop coûteux. Concentration exclusive des équipements 3G et 4G sur les corridors économiques à haute valeur ajoutée : Cotonou, Abomey‑Calavi, Porto‑Novo, Parakou. Partenariats de partage d’infrastructures avec IHS Towers ou d’autres opérateurs pour mutualiser les coûts. Et optimisation des fréquences pour lancer des offres « Internet Pro » à forte marge à destination des entreprises et des PME.

En appliquant ce plan, Glo aurait pu survivre. Devenir le troisième pilier du marché béninois. Réguler les prix par sa présence. Et dégager une rentabilité insolente.

Dirigeants, actionnaires, responsables de filiales, retenez ceci. La taille ne protège pas de la cécité stratégique. Une hyper‑centralisation des décisions peut tuer une entreprise en quelques mois. Une dette réglementaire qu’on ignore ne disparaît pas. Elle se retourne contre vous au pire moment. Et l’absence de digitalisation, aujourd’hui, est une condamnation à mort à moyen terme.

Glo n’est pas tombé parce que le Bénin est un petit marché. Glo est tombé parce qu’il n’a pas su s’adapter. Parce qu’il a cru que son poids le protégerait. Parce qu’il a méprisé le régulateur. Parce qu’il n’a pas investi dans la data et le mobile money. Parce qu’il a laissé ses employés sans protection.

Ne faites pas les mêmes erreurs. Si vos filiales locales manquent d’agilité, si vos dettes réglementaires s’accumulent, si votre modèle traditionnel résiste à la digitalisation, agissez maintenant. N’attendez pas le point de non‑retour.

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Cameroun : Quand la Grâce Divine Entre en Collision avec la Caisse Enregistreuse Dans un prodige qui défie à la fois les...
05/06/2026

Cameroun : Quand la Grâce Divine Entre en Collision avec la Caisse Enregistreuse

Dans un prodige qui défie à la fois les lois de la thermodynamique et celles du commerce, un client camerounais a récemment opposé à son restaurateur un argument d’une logique imparable : la facture de son repas ayant été préalablement soumise à la bénédiction céleste, il considérait l’ardoise comme dûment apurée par le Très-Haut.

Ledit convive, après avoir élevé une fervente prière de grâce sur son plat fumant, estima que l’intervention divine rendait caduque toute transaction monétaire terrestre. Pour lui, l’équation était limpide : Bénédiction + Amen = Quitus fiscal céleste. Le serveur, quant à lui, confronté à cette comptabilité spirituelle inédite, tenta vainement d’expliquer que si Dieu pourvoit à la nourriture des oiseaux du ciel, Il n’a, à ce jour, ouvert aucun compte fournisseur chez les grossistes en riz et en poulet.

La scène, qui oscille entre le sacré et le burlesque, soulève une question métaphysique d’importance : le "Notre Père" inclut-il une clause de prise en charge des additions de restaurant ? Le gérant, homme pragmatique s’il en est, semble douter que le bailleur de son local accepte les "actions de grâces" comme mode de paiement du loyer mensuel.

Au-delà du sourire que suscite cette anecdote, elle nous rappelle avec humour que la foi déplace les montagnes, mais rarement les factures. Prier avant de manger demeure un acte louable de reconnaissance. Tenter de régler l’addition avec ladite prière relève en revanche d’une herméneutique culinaire que les tribunaux commerciaux n’ont pas encore validée.

Le restaurateur, privé de liquidités mais enrichi d’une histoire à raconter, médite désormais sur l’opportunité d’ajouter à son menu une mention : “Toute bénédiction n’exonère pas du règlement. CB, espèces, Mobile Money acceptés. Prières fortement encouragées, mais non remboursables.”

Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Le repas, quant à lui, demeure redevable à la caisse.

MHD, La Voix du Littoral - LVT

Bénin : Bienvenu Milohin Dêdêgnon reconduit à la tête de la préfecture du MonoDans un élan de constance qui force l’admi...
03/06/2026

Bénin : Bienvenu Milohin Dêdêgnon reconduit à la tête de la préfecture du Mono

Dans un élan de constance qui force l’admiration des moins surpris, le Gouvernement a daigné reconduire M. Bienvenu Milohin Dédénon à la tête de la préfecture du département du Mono. La nouvelle, tombée tel un couperet de velours, a été accueillie à Lokossa avec cette ferveur mesurée que réservent les populations aux événements prévisibles.

Faut-il s’en émouvoir ? Assurément non. En ces temps où l’inconstance guette chaque nomination, reconduire un préfet relève presque de l’audace. M. Dêdêgnon, dont le nom même semble présager de la stabilité – "Bienvenu" –, aura donc l’insigne honneur de poursuivre l’œuvre entamée. On salue ici la sagesse d’une décision qui évite aux administrés du Mono l’épreuve, toujours périlleuse, de mémoriser un nouveau patronyme.

Les observateurs les plus perspicaces y verront le triomphe d’une gouvernance qui, loin des effets de manche, privilégie l’efficacité éprouvée. Car, convenons-en, pourquoi changer une équipe qui gagne, si ce n’est par pure coquetterie administrative ?

À la préfecture, les rideaux demeureront aux mêmes fenêtres, les dossiers aux mêmes bureaux, et les dossiers aux mêmes étages. Une aubaine pour les visiteurs habitués au plan des lieux. Plus besoin de demander son chemin : le préfet reconduit connaît déjà tous les raccourcis, y compris ceux de la procédure.

Les populations du Mono, quant à elles, peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Leur interlocuteur privilégié reste le même. Fini le temps perdu à expliquer à un nouveau venu où se trouve exactement Grand-Popo sur la carte. M. Dédénon, lui, sait. Il sait même où se trouve le meilleur atchèkè de la ville, ce qui, dans l’exercice des fonctions préfectorales, n’est pas un détail.

Au-delà du Mono, cette reconduction sonne comme un manifeste : au Bénin, la compétence n’est pas un feu de paille. Elle se cultive, se conserve, se reconduit. C’est un message d’espoir pour tous les serviteurs de l’État qui, chaque matin, astiquent leur bureau en espérant que leur travail finisse par payer. Il paie. Parfois même deux fois.

Reste à souhaiter à M. le préfet une suite de mandat aussi sereine que la première. Que la plume continue de couler, que les arrêtés continuent de paraître, et que le Mono continue d’avancer. À son rythme. Ce rythme-là, justement, que l’on connaît désormais par cœur.

M.HD , La Voix du Littoral - LVT

LA UNE DES JOURNAUX DE CE JOUR
28/05/2026

LA UNE DES JOURNAUX DE CE JOUR

Bénin : Wilfried Léandre Houngbédji promu ministre, porte-parole du gouvernementLe président de la République a nommé Wi...
26/05/2026

Bénin : Wilfried Léandre Houngbédji promu ministre, porte-parole du gouvernement

Le président de la République a nommé Wilfried Léandre Houngbédji ministre, porte-parole du gouvernement. L’information figure dans le décret n° 2026-320 signé le 26 mai 2026 et rendu public le même jour.

Juriste de formation, le nouveau ministre n’est pas un inconnu de la scène médiatique. Il assurait jusqu’ici les fonctions de secrétaire général adjoint du gouvernement et de porte-parole adjoint. C’est lui qui, à chaque Conseil des ministres, présentait aux journalistes les grandes lignes des décisions prises par l’exécutif.

Avec cette promotion, il passe à la tête de la communication gouvernementale. Sa mission : expliquer les choix du gouvernement, répondre aux questions d’actualité au nom de l’exécutif et veiller à la cohérence du discours public entre les différents ministères.

La nomination intervient alors que l’équipe gouvernementale poursuit la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement 2021-2026 et se prépare aux prochaines échéances électorales. Le poste de porte-parole est ainsi placé au cœur de la stratégie de communication de l’État.

Conformément à la Constitution, le président dispose du pouvoir de nommer aux emplois civils et militaires. Le décret sera publié au Journal Officiel et prend effet dès sa signature.

Pour l’heure, aucun parti politique ni acteur de la société civile n’a réagi officiellement à cette nomination.

M.H.D , La Voix du Littoral - LVT

Rumeur de démissions massives au sein de l’administration : aucune confirmation officielleUn message largement relayé de...
26/05/2026

Rumeur de démissions massives au sein de l’administration : aucune confirmation officielle

Un message largement relayé depuis le 26 mai 2026 sur les réseaux sociaux fait état de la démission simultanée de l’ensemble des Directeurs généraux, Secrétaires généraux et Chefs de service issus du parti PASTEF, évoquant une « paralysie totale de l’administration ». À ce jour, aucune source institutionnelle ne vient corroborer cette information.

Aucune trace administrative rendue publique
Selon les dépêches consultées auprès de l’Agence de presse sénégalaise et des principaux quotidiens nationaux, aucune note de service, aucun arrêté de nomination ou de cessation de fonctions ne mentionne un départ collectif de hauts cadres de l’État.

« Une démission d’un haut fonctionnaire suit une procédure écrite et publiée au Journal Officiel. Le silence des canaux institutionnels invalide, jusqu’à preuve du contraire, la thèse d’un effondrement du fonctionnement administratif », indique un spécialiste du droit public joint par nos soins.

Les seules démissions documentées ces derniers mois concernent des cas individuels, sans lien avéré avec un mouvement coordonné au sein de l’appareil d’État.

Une formulation marquée par l’hyperbole
Le message viral insiste sur le caractère paradoxal de ces prétendus départs « malgré les privilèges des postes ». Les analystes y voient un procédé rhétorique classique visant à susciter l’émotion plutôt qu’à informer.

L’expression « paralysie totale de l’administration » apparaît disproportionnée au regard de l’organisation de l’État sénégalais. Les Directeurs généraux et Secrétaires généraux sont des agents publics régis par le statut général de la fonction publique, dont le maintien ou le remplacement relève de l’autorité présidentielle et primatoriale, conformément à l’article 43 de la Constitution.

Un contexte politique propice à la propagation des rumeurs
Depuis l’alternance de 2024, le Sénégal connaît une recomposition politique qui favorise la circulation d’informations non vérifiées. Les experts en communication publique relèvent que de telles rumeurs peuvent poursuivre trois objectifs : tester la réaction de l’opinion, fragiliser la crédibilité du pouvoir en place, et mobiliser une base militante autour d’un sentiment d’urgence.

Appel à la vérification
Les professionnels de l’information rappellent qu’en démocratie, la diffusion d’une alerte publique exige une base factuelle.

« Si des démissions massives devaient survenir, elles se traduiraient par des actes officiels, des réactions syndicales et un débat au Parlement. En l’absence de ces éléments, la prudence commande de suspendre le jugement », souligne un enseignant en sciences politiques à l’UCAD.

Les autorités n’ont pas réagi à cette rumeur au moment de la publication de cet article.

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Kpanroun : le marché Akôkponanwa ouvre la première journée de salubrité, six villages sur neuf répondent présentsLe marc...
25/05/2026

Kpanroun : le marché Akôkponanwa ouvre la première journée de salubrité, six villages sur neuf répondent présents

Le marché Akôkponanwa de l’arrondissement de Kpanroun a été choisi, ce samedi 23 mai 2026, pour abriter la première journée de salubrité organisée par le bureau de l’association des jeunes, sous la conduite de son président M. Blaise Azongnitin.

L’ensemble des neuf villages de l’arrondissement avait été mobilisé pour cette opération. Au terme de la journée, six villages ont répondu présents. Jeunes, femmes et chefs de quartier se sont rassemblés sur le site du marché Akôkponanwa afin de procéder au nettoyage des espaces publics et de leurs abords, en prévision de la saison des pluies.

Les villages d’Anagbo, Djigbo et Kpé n’ont pas pris part à l’activité, malgré leur intégration à la mobilisation initiale.

À l’issue de l’opération, le bureau de l’association des jeunes a tenu à saluer l’engagement des villages présents et à *les encourager à ne pas baisser les bras. « Votre mobilisation montre que la jeunesse de Kpanroun peut se fédérer autour d’une cause commune. Continuez dans cette dynamique, car la propreté de notre cadre de vie est l’affaire de tous », a déclaré M. Blaise Azongnitin.

Le président du bureau a également lancé un appel direct aux présidents des jeunes d’Anagbo, Djigbo et Kpé. Il les invite à mobiliser désormais leurs populations afin de soutenir cette initiative salutaire portée par l’association des jeunes de Kpanroun. « Nous tendons la main à Anagbo, Djigbo et Kpé. L’objectif est que, lors de la prochaine édition, l’ensemble des neuf villages soit représenté pour le bien-être de toutes les populations », a-t-il ajouté.

Le bureau de l’association des jeunes prévoit de reconduire l’opération sur une base mensuelle et de l’étendre aux neuf villages, tout en associant les établissements scolaires et les associations féminines à la démarche.

Herman M. Doyigbé

Investiture du président Romuald Wadagni : que cache la forte présence de l’AES? L’esplanade du Palais des Congrès a off...
24/05/2026

Investiture du président Romuald Wadagni : que cache la forte présence de l’AES?

L’esplanade du Palais des Congrès a offert hier un spectacle diplomatique inattendu. Romuald Wadagni, investi président de la République du Bénin après une victoire revendiquée à 94 % des suffrages, a prêté serment devant seize délégations étrangères. Parmi elles, la délégation la plus commentée n’était pas celle de Paris ou de Washington, mais celle de l’Alliance des États du Sahel.

Oui, vous avez bien lu : Niamey, Bamako et Ouagadougou, réunis sous la bannière de l’AES, avaient fait le déplacement. Dans un contexte où la frontière entre le Bénin et le Niger reste fermée depuis juillet 2023, cette présence a eu l’effet d’un entrefilet diplomatique lu à voix haute.

Le discours d’investiture a insisté sur la continuité, l’unité nationale et la lutte contre la menace djihadiste. Rien d’étonnant pour un chef d’État qui promet de transformer la croissance économique en progrès visible dans le quotidien des citoyens. Ce qui l’est davantage, c’est de voir les émissaires des trois capitales sahéliennes, réputées pour leur posture de rupture avec la CEDEAO, applaudir poliment à Cotonou.

Faut-il y voir un signe de détente? Une opération de charme? Ou simplement le rappel que, même en diplomatie, il est plus commode de boire du café ensemble que de s’envoyer des notes verbales acerbes? Le cérémonial, lui, a joué son rôle : sourires mesurés, poignées de main calibrées, et une photo de famille où les tensions régionales semblaient avoir été priées de rester au vestiaire.

Romuald Wadagni, ancien ministre de l’Économie et des Finances, a rendu hommage à Patrice Talon et salué les anciens présidents Soglo, Kérékou et Yayi. Geste d’apaisement interne. Mais l’invitation adressée à l’AES ressemble à un pari externe : montrer que le Bénin peut dialoguer avec tous, même avec ceux qui ont choisi une voie différente. 0456

Reste à savoir si cette poignée de main publique se traduira par une réouverture des frontières, une coopération sécuritaire plus franche, ou si elle ne restera qu’un geste protocolaire destiné à décorer le communiqué final. Dans la sous-région, les symboles ont parfois une durée de vie plus courte que les communiqués qui les accompagnent.

L’investiture a donc réussi son premier pari : célébrer une alternance pacifique et donner à voir une République qui se transmet sans accroc. Le second pari, plus délicat, sera de faire de cette présence de l’AES autre chose qu’un effet de mise en scène.

Pour l’heure, le nouveau président a promis de ne céder « ni à la peur ni au relâchement ». Il reste à espérer que cette fermeté s’applique aussi à la traduction des gestes diplomatiques en actes concrets. Car en politique, comme au marché, ce ne sont pas les salutations qui remplissent le panier, mais ce qu’on en rapporte.

La question demeure : l’AES est-elle venue pour renouer le fil, ou simplement pour vérifier que le nœud tient encore?

M H.D, La Voix du Littoral - LVT

🚨 ALBUM PHOTO des membres du gouvernement du Président de la République, Monsieur Kossi Mbueke Romuald WADAGNIPar décret...
24/05/2026

🚨 ALBUM PHOTO des membres du gouvernement du Président de la République, Monsieur Kossi Mbueke Romuald WADAGNI

Par décret N° 2026-314 du 24 mai 2026 portant composition du Gouvernement

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L'ÉTAT, CHEF DU GOUVERNEMENT,

Vu la loi N° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, telle que modifiée et complétée par la loi N° 2019-40 du 07 novembre 2019 et la loi N° 2025-20 du 17 décembre 2025 ;

La décision portant proclamation, le 23 avril 2026 par la Cour constitutionnelle, des résultats définitifs de l'élection présidentielle du 12 avril 2026 ;

Après avis du bureau de l'Assemblée nationale.

DÉCRÈTE

Article premier : Le Gouvernement de la République du Bénin est composé comme suit :

1. Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation (MJL): Monsieur Yvon DETCHENOU

2. Ministre de l'Economie et des Finances, chargé de la Coopération (MEF) : Monsieur Aristide MEDENOU

3. Ministre des Affaires Etrangères (MAE) : Madame Corinne Amori BRUNET

4. Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de l'Intérieur et de la Sécurité Publique (MISP) : Monsieur Djibril MAMA CISSE MOUSSA

5. Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense Nationale (MDN) : Monsieur Gildas Habib Bignon AGONKAN

6. Ministre du Tourisme et du Commerce Extérieur, en charge de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement privé (MTCE) : Monsieur Olushegun ADJADI BAKARI

7. Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP) : Monsieur Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN

8. Ministre de la Santé (MS) : Monsieur Benjamin Ignace Bodounrin HOUNKPATIN

9. Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en charge de la Formation Technique (MESRS) : Madame Sèdami MEDEGAN FAGLA

10. Ministre de l'Enseignement Secondaire (MES) : Monsieur Clément Adéyèmi KOUCHADE

11. Ministre des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP): Monsieur Armand Kuyema NATTA

12. Ministre de la Famille et de l'Action Sociale (MFAS) : Madame Mèdéssè Véronique TOGNIFODE

14. Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine (MCAP) : M. Yassine LATOUNDJI

15. Ministre du Commerce Intérieur, en charge de la formalisation de l'économie (MCI) : Madame Shadiya Alimatou ASSOUMAN

16. Ministre de la Transformation Digitale et de l'Innovation, en charge de la stratégie nationale d'intelligence artificielle (MTDI) : Monsieur Mahuna AKPLOGAN

17. Ministre de l'Energie, de l'Eau et des Mines (MEEM) : Monsieur Edouard DAHOME

18. Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable (MCVT) : Monsieur Georges ALE

19. Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, en charge de la Formation Professionnelle (MPMEPE): Madame Awaou BACO

20. Ministre de la Communication, en charge des Médias (MCM): Madame Aurelie Adam SOULE épouse ZOUMAROU

21. Ministre des Sports et de l'Engagement Civique (MSEC) : Monsieur Benoît K. M. DATO

22. Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, chargé des finances et de la microfinance (MFF) : Monsieur Nicolas YENOUSSI

23. Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, chargé du budget et de la fonction publique (MBFP) : Monsieur Rodrigue CHAOU

24. Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie et des Finances, chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette (MMG) : Monsieur Hugues Oscar LOKOSSOU.

Article 2 : Le présent décret, qui prend effet pour compter de la date de sa signature, abroge les dispositions du décret n° 2025-327 du 26 juin 2025. Il sera publié au Journal officiel.

Fait à Cotonou, le 24 mai 2026

Par le Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement,

Romuald WADAGNI

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Limogeage au sommet de l’État sénégalais : le président Diomaye Faye redéfinit les équilibres au sein du pouvoir exécuti...
22/05/2026

Limogeage au sommet de l’État sénégalais : le président Diomaye Faye redéfinit les équilibres au sein du pouvoir exécutif

Le 30 avril 2025, un arrêté présidentiel a mis fin aux fonctions d’Ousseynou Ly, ministre-conseiller et porte-parole de la présidence de la République du Sénégal. Nommé à ce poste dès l’accession de Bassirou Diomaye Faye au pouvoir en mars 2024, M. Ly, figure identifiée au Pastef d’Ousmane Sonko, a été remplacé par Me Abdoulaye Tine, avocat et coordonnateur de la coalition Diomaye Président.

Un départ sur fond de tensions politiques
Si la décision présidentielle s’est présentée sous une forme administrative classique, elle intervient dans un contexte marqué par des divergences croissantes entre la présidence et la primature. Ousseynou Ly avait, quelques jours avant son éviction, réaffirmé lors d’un rassemblement à la Médina l’objectif politique de son camp : œuvrer à l’élection d’Ousmane Sonko à la magistrature suprême en 2029.

Dans sa déclaration du 4 mai, l’ancien porte-parole a remercié le chef de l’État pour la confiance accordée durant ces deux années qu’il a qualifiées d’« exaltantes et enrichissantes ». Il a toutefois réitéré son attachement au projet du Pastef et au leadership d’Ousmane Sonko, sans commenter les motifs de son limogeage. 336e

Le symbole d’une recomposition du pouvoir
Le remplacement de M. Ly par Me Abdoulaye Tine, qui ne relève pas du Pastef mais de la coalition Diomaye Président, structure autonome portée par le chef de l’État, est interprété par plusieurs observateurs comme un signal politique fort. Il s’inscrit dans une séquence où le président semble vouloir affirmer son autonomie de décision face à l’influence du Premier ministre. 336e

Cette dynamique s’était déjà manifestée quelques jours auparavant avec la décision de limoger Aïda Mbodj, présidente de la coalition « Diomaye Président », une mesure prise sans concertation apparente avec Ousmane Sonko. Le Pastef avait alors rappelé dans un communiqué que le président de la République « n’a pas le pouvoir de limoger la présidente d’une coalition politique », soulignant les frictions sur la délimitation des compétences entre l’appareil d’État et l’appareil partisan. e419

Vers une clarification des rapports de force
Pour les analystes, ces décisions traduisent la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de consolider son autorité exécutive et de marquer son territoire politique après plusieurs mois de cogestion avec le Premier ministre. Le slogan de campagne « Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye » cède progressivement la place à une affirmation plus distincte des prérogatives présidentielles. e419

Le limogeage d’Ousseynou Ly apparaît ainsi moins comme un simple changement de personnel que comme un acte de repositionnement stratégique, dans une majorité encore jeune mais confrontée à l’épreuve de la gestion du pouvoir partagé.

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