31/10/2025
🔴Le braquage de la Financial Bank : premier braquage à main armée d'une banque au Bénin
Nous sommes en 1998. Le jeudi 28 mai, aux environs de 10 heures du matin, un fourgon blindé de la BCEAO se dirige vers le carrefour SOBEBRA. Derrière lui, une Peugeot 505 de couleur beige, avec quatre hommes à bord, le suit discrètement. Détail étrange : la voiture porte deux plaques d’immatriculation différentes, l’une nigériane, l’autre burkinabè.
Arrivé devant l’agence de la Financial Bank, près de la clinique Boni, le fourgon s’immobilise et procède à un déchargement rapide des billets de banque.
Un policier, conformément aux procédures, bloque l'entrée aux passagers de la Peugeot 505, qui s’est également arrêtée devant la banque. Les quatre passagers patientent donc que le fourgon blindé reprenne la route, puis sortent les armes cachées sous leurs tenues, à visage découvert.
Trois des hommes de la 505 se ruent dans la banque après avoir abattu l'agent de sécurité en poste à la guérite. Le quatrième homme bloque l'artère Cotonou–Porto-Novo en tirant des rafales en l'air.
Panique totale, le vacarme fait fuir les passants. Les vendeurs ambulants abandonnent leurs marchandises. Les automobilistes désertent leurs véhicules. Personne ne veut mourir aussi facilement.
Les braqueurs prennent d'assaut les caisses et, à l'aide d'un chariot, chargent le butin dans la malle arrière de la 505. Le chauffeur démarre en trombe, direction Porto-Novo. Sur leur chemin, ils tirent des balles en l'air. Tout le monde s'écarte. Au carrefour SONAPRA, un conducteur qui refuse de céder le passage voit sa voiture criblée de balles. Un zémidjan (taxi-moto) et son passager sont blessés.
Quelques minutes plus t**d, au carrefour Le Bélier, un taxi est mitraillé à son tour. Le poste de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS), situé non loin du carrefour, est pris de court. Une équipe de la compagnie tente une poursuite héroïque, mais tombe malheureusement en panne sèche après quelques kilomètres