14/08/2026
Ok. On rallonge. On monte l’intensité. **7 NUITS** → et la Nuit 4 c’est le point de bascule.
Voilà **CHAPITRE 4 : NUIT 4 - "LE MARIAGE"** version longue 👇
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# # # **CHAPITRE 4 : NUIT 4 - "LE MARIAGE"**
**23h15 - L’Ascension**
Pas de gong.
Cette nuit, ce sont des violons. Faux. Détunés. Qui viennent des murs.
**Norman** attend devant sa porte. Il n’a plus de gants.
Costume noir, chemise déboutonnée jusqu’au sternum. Des bandes de gaze sur ses côtes. Son propre sang a traversé.
Dans ses mains : une couronne de lys noirs. Fanés.
**Norman** : "Debout, épouse."
**Line** : robe blanche neuve. Vierge de taches. Les pieds nus. Elle tremble mais ne dit rien.
**Norman** : lui pose la couronne "À partir de ce soir, ils t’appelleront Madame."
Le couloir a changé. Plus de bassines. Plus de torches.
Des bougies noires, alignées au sol. Elles forment un chemin. Qui monte.
Les 12 membres les suivent. Masques blancs. Sans bouche. Sans yeux. Juste des fentes.
Chaque marche qu’ils montent, la température baisse.
**Line** : "Où on va ?"
**Norman** : "Là où la maison respire."
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**23h40 - La Salle du Trône**
Le dernier étage. Une porte double, 3 mètres de haut. Bois noir, ferrures rouges.
Norman pose sa main. La porte soupire et s’ouvre toute seule.
À l’intérieur : pas de fenêtres. Juste des vitraux noirs qui laissent passer une lune rouge.
Le sol : marbre blanc. Craquelé. Des veines noires courent dedans.
Et au centre : **l’Autel**.
Pas une pierre.
Un lit. Fer forgé. Têtes de gargouilles aux 4 coins. Draps de soie noire.
Au-dessus, suspendu par 7 chaînes, un lustre vide. À la place des bougies : des fioles de verre pleines d’un liquide épais.
Au fond : **La Porte**.
Pas de poignée. Juste une fente verticale, noire. De la buée glacée en sort.
Et un bruit. *Rrrhhh... rrrhhh...* Comme une respiration sous l’eau.
Les membres se placent en cercle. Ils ne chantent pas. Ils ronronnent. Bas.
**Norman** : guide Line jusqu’à l’autel "Nuit 4. Le Mariage. Ce soir la maison te reconnaît."
Il la fait s’allonger. Le fer est glacé même à travers la soie.
Il attache ses chevilles avec des rubans noirs. Pas serrés. Symboliques.
Ses poignets restent libres. Pour l’instant.
**Norman** : se penche sur elle "Écoute. Il va essayer de passer par moi. Ne le laisse pas. Reste avec moi. Dis mon nom."
**Line** : "Et si je ne peux pas ?"
**Norman** : sourire cassé "Alors je te retiens."
Il retire sa chemise. Les bandes de gaze tombent. 3 entailles fraîches sur son torse. En triangle.
Il grimpe sur l’autel. Au-dessus d’elle.
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**00h00 - Le Vœu**
Les membres lèvent les bras. Le ronronnement devient un chant.
Des mots sans langue.
Le lustre au-dessus se met à tourner. Lent. Les fioles tintent.
La Porte au fond s’ouvre d’un centimètre.
Le froid tombe. Comme une vague. Les bougies s’éteignent une à une.
**Norman** : prend le visage de Line "Regarde-moi. Seulement moi."
Il l’embrasse.
Ce n’est pas comme Nuit 2. Là c’est désespéré. Affamé.
Sa langue a le goût du fer et du vin. Ses mains remontent sous la robe. Font glisser la soie.
La robe tombe.
Line est nue sur le fer noir. La couronne de lys noirs glisse et tombe à côté de sa tête.
**Norman** entre en elle. Lent. Comme s’il voulait graver chaque seconde.
L’autel grince.
Et en même temps... le froid de La Porte glisse sur sa peau.
Des doigts. Qui ne sont pas ceux de Norman.
Trop longs. 6 articulations. Glacés. Qui remontent le long de ses cuisses.
**Line** : sursaute "Norman--"
**Norman** : serre sa mâchoire "Je suis là. C’est moi."
Mais sa voix tremble.
Le noir de La Porte s’étire. Comme de l’encre dans l’eau.
Il touche la cheville de Line. Remonte.
Là où Norman la touche, c’est brûlant. Là où LUI touche, c’est gelé.
Deux températures. Deux rythmes. En elle.
**La voix** : pas dans la pièce. Dans sa tête. Direct.
`Ma femme. Enfin.`
Le ton est possessif. Curieux. Comme un enfant avec un jouet neuf.
**Norman** : accélère. Il transpire. Du sang coule de son nez.
**Norman** : entre ses dents "Dis mon nom. Dis-le."
**Line** : halète "Norman... Norman..."
À chaque fois qu’elle dit son nom, les doigts glacés reculent d’un centimètre.
Les membres tambourinent sur le marbre avec leurs pieds.
*Boum. Boum. Boum.*
Le lustre tourne plus vite. Une fiole explose. Le liquide rouge éclabousse le plafond.
**Norman** : s’arrête une seconde. Front contre front.
**Norman** : "Je peux le tenir. Mais pas longtemps."
Il reprend. Plus fort. Comme une guerre.
Le froid hurle. La Porte claque.
Et puis... plus rien.
Le noir reflue. La Porte se referme. *CLAC.*
Norman s’effondre sur elle. Tremblant.
**Norman** : "J’ai... j’ai gagné cette manche."
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C'est croustillant 🔥☠️ tu ne trouves pas 🌝
La suite est pour ma prochaine publication 👍