Anicet Carlos OKE

Anicet Carlos OKE Journaliste - Éditorialiste

Vivement une présidenteUne femme à la présidence de la République du Bénin. La perspective paraît plus saugrenue que de ...
20/05/2026

Vivement une présidente

Une femme à la présidence de la République du Bénin. La perspective paraît plus saugrenue que de nommer une collégienne au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. C’est que les obstacles sont nombreux ! Autant que les contraintes rédhibitoires. Quant à la sororité, elle n’est pas la valeur la mieux partagée dans notre société qui prétend élever les femmes par une discrimination positive peu probante. Mais tant qu’à faire semblant de donner quelques positions politiques chimériques aux femmes dans l’arène politique, pourquoi ne pas prendre une décision majeure qui briserait les tabous et propulserait immanquablement une femme à la présidence de la République à brève échéance ? Il suffit simplement de constitutionnaliser l’alternance basée sur le genre. C’est-à-dire, décider qu’une femme succède à un homme à la tête de l’Etat, après son mandat, et vice-versa. C’est juste une idée comme ça. Il fallait y penser. Non ?
https://fraternite.bj/juste-une-idee-comme-ca/

Le message post mortem des KadhafiComme un fait divers, l’élimination du fils Kadhafi a à peine retenu notre attention. ...
10/02/2026

Le message post mortem des Kadhafi

Comme un fait divers, l’élimination du fils Kadhafi a à peine retenu notre attention. Et pourtant, cette exécution nous parle. Elle raconte la grande détresse des Libyens qui ont cédé aux chants des sirènes et livré leur président, vendu leur liberté et bradé leurs faramineuses ressources pétrolières, pour un rêve en couleurs de démocratie et de liberté.

C’est pour que ce rêve devienne réalité que Kadhafi père a été mutilé et tué sous nos yeux lâches. Pour rien. La démocratie est plus que jamais problématique et la sécurité est une affaire individuelle. Le fils du guide qui menaçait de succéder à son père pour “make Libya great again”, vient d’être trucidé. Par ceux qui ont travaillé à transformer le pays en un capharnaüm géant, pour les besoins de leurs causes obscures.

La mobilisation gigantesque qui a marqué les obsèques de Saif El Islam montre qu’avec le recul, les Libyens, inconsolables d’avoir échangé le paradis contre l’enfer, ne souhaitent qu’une chose. Revenir 15 ans en arrière pour retrouver leur eldorado. Puissions-nous en tirer les leçons essentielles !

Joseph face à DjogbénouSuite au verdict des urnes, les deux principaux partis de la mouvance présidentielle, seuls parti...
09/02/2026

Joseph face à Djogbénou

Suite au verdict des urnes, les deux principaux partis de la mouvance présidentielle, seuls partis éligibles au partage des sièges, se sont répartis les cent-neuf sièges de l’Assemblée nationale. L’UP-R, avec ses soixante sièges, devance le BR, qui a quand même pu arracher quarante.

En l’occurrence, la présidence de l’Assemblée nationale semblait naturellement acquise au chef du parti majoritaire, mais il n’en a rien été. Au contraire, les appétits se sont aiguisés et il s’est engagé une véritable bagarre dans les couloirs du parlement et les coulisses du pouvoir, pour le contrôle du perchoir.

A la fin, Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’UP-R s’est retrouvé seul candidat en lice. Il est élu à l’unanimité des cent-neuf députés présents. Plus qu’un plébiscite, c’est un couronnement. Une prime à l’intelligence politique, à la pugnacité, à la patience et à la loyauté. Parce que face à Joseph Fifamin Djogbénou, il y avait des vétérans de la classe politique, avec des kilomètres de titres et références à faire valoir, ainsi qu’une loyauté non moins grande envers le chef de l’État.

Ce n’était donc pas gagné d’avance. Parce que les contingences liées à la passation prochaine du pouvoir ainsi que les impératifs de la continuité des réformes, nécessitent un engagement particulier. Et c’est là où Joseph Djogbenou, du haut de ses cinquante-six ans, tient la concurrence.

Un parcours élogieux

Lorsque, à la veille des élections législatives de 2015, ce brillant Avocat, agrégé des facultés de droit privé et de sciences criminelles basculait dans l’univers politique avec le mouvement « Alternative citoyenne », entraînant ses camarades de la société civile dont il était une figure emblématique, on vendait peu chère sa peau. Pourtant, il fut élu député et eut le privilège de présider la Commission des lois.

Dans la foulée il contribua activement à la victoire de Patrice Talon à l’élection présidentielle de 2016 et entama une course f***e dans les arcanes du pouvoir, comme si sa présence était indispensable partout. Nommé ministre de la Justice, il ne gardera les sceaux de la République que pendant deux ans, avant de passer à la présidence de la Cour constitutionnelle. Rien que ça !

Mais alors qu’on le voyait s’éterniser dans ce prestigieux fauteuil, le voilà qui démissionne pour prendre les rênes du plus grand parti de la mouvance présidentielle, l’UP, des mains du patriarche…Bruno Amoussou. Il réussit à provoquer la fusion de ce parti avec le PRD.

Un acte que le triple ancien président de l’Assemblée nationale, Avocat de notoriété et patron incontestable de son parti et de son fief électoral, Adrien Houngbédji, va saluer avec force admiration, comme un exploit. Depuis, l’UP devenu UP-R n’a cessé de grandir. Le plébiscite de Joseph Djogbénou à la présidence de l’assemblée nationale n’est donc pas fortuit. C’est une promotion amplement méritée.

Voici Joseph face à Djogbénou

Et maintenant, que va t-il se passer après cette élection à la présidence de l’Assemblée Nationale du Bénin ? D’abord on s’attend à ce que le mandat de Joseph Djogbénou soit remarquable en termes de management et de représentativité. On se doute que des lois utiles et constructives seront votées, dans la continuité de la rupture et dans la dynamique du nouveau départ.

En somme, on pourrait imaginer une législature peinarde et lisse. Mais rien n’est moins certain dans les faits. Parce que Joseph Djogbenou a des ambitions personnelles et des projets pour son parti. Ses adversaires ne lui dresseront sans doute pas le tapis rouge pour l’aider à parvenir à ses fins et le Bloc Républicain, parti rival qui siège au parlement, n’y est pas pour chanter Alléluia et accompagner Joseph Djogbenou dans la réalisation de ses ambitions.

Même s’il démissionnait de la tête de l’UP-R, il resterait toujours, en filigrane, cette course au pouvoir qui se jouera autour du prochain chef de l’État. Un combat fratricide est donc envisageable dans une Assemblée qui paraît n’avoir en apparence qu’une seule couleur. Les péripéties ayant précédé l’élection de Joseph Djogbénou le présagent. Il s’ensuit que l’homme sera souvent écartelé entre son devoir de loyauté et l’accomplissement de son propre destin.

Un face à face avec lui-même, inévitable, lorsqu’il se rasera tous les matins, devant son miroir, en pensant à son avenir. Devra t-il pour autant se résoudre à s’appliquer à répliquer invariablement PAN, à chaque fois que le train de l’exécutif sonnera PIN ? Question embarrassante, à un ange tiraillé, qui cherche ses repères dans le ciel clair-sombre de la Rupture.

Anicet Oké

Un destin tout tracéÇa devait arriver. Avec son plébiscite à la présidence de l’Assemblée Nationale du Bénin, “Jo” a  fr...
09/02/2026

Un destin tout tracé

Ça devait arriver. Avec son plébiscite à la présidence de l’Assemblée Nationale du Bénin, “Jo” a franchi une étape qui était certainement planifiée par les anges, dans l’accomplissement de son destin.

Djogbénou (le bien nommé), ainsi que l’indique son panégyrique, ne quémande rien. L’ascension du porteur de ce nom est une certitude. Il porte un macaron accroché à son étoile depuis le jour de sa naissance.

Son installation dans le fauteuil de la deuxième personnalité du pays n’est donc pas fortuite. De là à en déduire que son prédécesseur, Vlavonou, (le fruit du hasard), avait eu le poste par hasard, il y a une ligne rouge qu’il est déconseillé de franchir.

Qui a dit que le hasard ne pouvait pas conduire un vrai chanceux à la présidence de la République ?

Anicet Oké

Le pithécanthrope dans ses œuvresLe pithécanthrope continue de régner. Certes, de nos jours, il s’habille chiquement et ...
06/02/2026

Le pithécanthrope dans ses œuvres

Le pithécanthrope continue de régner. Certes, de nos jours, il s’habille chiquement et à des goûts fins. Mais il répand toujours autant l’horreur.

Caché dans des palais de verre, l’homme de Java contrôle le monde. Et chaque célébrité du showbiz et de l’univers des Finances tombe avec son lot d’affaires sordides.

Car, en dépit du temps qui passe, des progrès qu’il réalise et de la modernité qu’il crée, les instincts de l’Homme n’ont jamais vraiment muté. Il demeure primitif par essence et continue de se délecter de l’odeur du sang, de priser la chair fraîche, de “consommer” la viande tendre.

Des “gâteries” considérées comme du nectar et de l’ambroisie pour hauts initiés. Mais attention ! Il ne s’agit pas de bestialité. Ça, c’est bon pour la pègre. Il est question ici d’animalité. Un état privilégié réservé à l’élite et à la noblesse planétaire, qui dispose de toutes sortes de substances pour se conditionner, afin d’atteindre le nirvana.

Et alors, sous les lambris dorés des loges feutrées, on jouit de la douleur d’enfants transpercés, écartelés et martyrisés. On s’adonne à la sodomie en bandes organisées, on est pédophile par nature et tortionnaire par vocation. Et dire que nous sommes supposés être à l’image de Dieu !

Anicet Oké

https://fraternite.bj/le-pithecanthrope-dans-ses-oeuvres/Le pithécanthrope dans ses oeuvresLe pithécanthrope continue de...
05/02/2026

https://fraternite.bj/le-pithecanthrope-dans-ses-oeuvres/

Le pithécanthrope dans ses oeuvres

Le pithécanthrope continue de régner. Certes, de nos jours, il s'habille chiquement et à des goûts fins. Mais il répand toujours autant l’horreur. Caché dans des palais de verre, l'homme de Java contrôle le monde. Et chaque célébrité du showbiz et de l'univers des Finances tombe avec son lot d'affaires sordides. Car, en dépit du temps qui passe, des progrès qu'il réalise et de la modernité qu'il crée, les instincts de l’Homme n'ont jamais vraiment muté. Il demeure primitif par essence et continue de se délecter de l'odeur du sang, de priser la chair fraîche, de “consommer” la viande tendre. Des “gâteries” considérées comme du nectar et de l’ambroisie pour hauts initiés. Mais attention ! Il ne s'agit pas de bestialité. Ça, c'est bon pour la pègre. Il est question ici d'animalité. Un état privilégié réservé à l'élite et à la noblesse planétaire, qui dispose de toutes sortes de substances pour se conditionner, afin d’atteindre le nirvana. Et alors, sous les lambris dorés des loges feutrées, on jouit de la douleur d’enfants transpercés, écartelés et martyrisés. On s'adonne à la sodomie en bandes organisées, on est pédophile par nature et tortionnaire par vocation. Et dire que nous sommes supposés être à l'image de Dieu !

Pour nos enfantsLe Bénin de 2060 paraît surréaliste. Dans 35 ans, la terre de nos aïeux ressemblera à un paradis sur ter...
05/02/2026

Pour nos enfants

Le Bénin de 2060 paraît surréaliste. Dans 35 ans, la terre de nos aïeux ressemblera à un paradis sur terre.

Images projetées devant des citoyens médusés et enchantés, qui se frottent encore les yeux pour s’assurer de ne pas avoir halluciné, en plongeant dans ce monde de splendeurs dans lequel nous pourrions bientôt vivre. On s’immerge dans un monde futuriste, majestueux, presque fantastique.

De l’avoir imaginé et conçu relève déjà d’un mérite exceptionnel et traduit une grande ambition. Maintenant, il faut que le rêve soit partagé. Par tous. Et que chacun sache que pour vivre au paradis, il faut accepter de mourir. Au fait, le Bénin de 2060 n’est pas une vision fantasmagorique sortie d’un conte de fée, ex nihilo.

Dans la droite continuité de la rupture, il sera le résultat d’un travail collectif visant la réalisation de toutes ces maquettes colorées et magnifiques. C’est donc possible.

À condition que toutes les volontés soient tendues vers ce seul but. “Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire”, disait Walt Disney. Alors, pour nos enfants, faisons-le !

Anicet Oké

Anicette la belle et Yaya la bêteUne affaire de mœurs agite la toile depuis quelques jours. Une femme des médias qui s’e...
05/02/2026

Anicette la belle et Yaya la bête

Une affaire de mœurs agite la toile depuis quelques jours. Une femme des médias qui s’est sentie humiliée dans sa relation avec un footballeur, a décidé d’en découdre dans l’espace public. De s’expliquer par des écrits, des vidéos, un livre à paraître, et peut-être finalement, par un film qui mettrait en scène cette nouvelle version de la belle et la bête. Le courage indéniable de cette brave femme l’expose à la vindicte populaire et à des jugements péremptoires qui tirent leur source, principalement, des résidus de nos valeurs traditionnelles et de la morale religieuse. Une seule question persiste à la fin : Qu’est-ce qui est le plus impardonnable entre la fornication consensuelle, la personnalité bafouée, l’honneur sali et la dignité maculée ; entre la confiance trahie, la chosification consentie, la vie humaine banalisée… et le non paiement du “juste salaire” du péché? Naguère, nous nous serions accordés sans hésitation sur la réponse. Mais nous ne partageons plus les mêmes valeurs, depuis que nous sommes devenus une engeance extravertie, soumise à une colonisation mentale intégrale. Nous n’avons plus d’identité originelle. Et en réalité, tout le débat est là.

Anicet Oké

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