Au Rythme de la Politique

Au Rythme de la Politique Plateforme de décryptage des enjeux politiques et géostratégiques

26/07/2026

_ # D'EXPERT # #

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Éric Dupond-Moretti, Avocat pénaliste, Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de France............................................
« La Justice n’est pas une science exacte. C’est une science humaine. Et dans une science humaine, il y a des erreurs, il y a des doutes, il y a des faiblesses. »

JLK/ AYÉ, le Monde de l'info

10/07/2026

Échos du parlement : le Sénat du Bénin sera installé le 30 juillet 2026 dans les locaux de l'assemblée nationale.

10/07/2026

SÉNÉGAL : SONKO NE VISE PAS FAYE. Il VISE LES HERITIERS DE SALL ET AUTRES RÉCUPÉRATEURS .........................................
JULES LÉANDRE KITI............................................

Le Conseil constitutionnel a rejeté la révision constitutionnelle du parlement dominé par le Pastef. Dans la foulée, Bassirou Diomaye Faye retrouve un regain d'entrain dans sa logique de création de son parti et affiche sa volonté de le diriger.

À première vue, c’est un bras de fer Palais-Assemblée. En réalité, l’adversaire que vise Ousmane Sonko va bien au-delà de Faye. Avec la rue, le Pastef et la majorité parlementaire, Sonko a les armes. Faye, en voulant jouer sur son terrain, risque de faire le jeu de ceux que Sonko combat : les anciens du régime de Macky Sall et leurs groupes satellites.

On nous vend un "Faye contre Sonko". C’est réducteur. La machine Sonko a 3 moteurs. Faye n’en a qu’un.

1. La rue : La jeunesse, les quartiers, la mobilisation. Le fonds de commerce historique de Sonko. Le Président a l’administration. Sonko a la rue. Et au Sénégal, quand la rue bouge, le Palais tremble. Faye ne le sait que trop bien, lui qui ne serait jamais devenu Chef d'Etat sans cette réalité.

2. Le parti : Le Pastef. Formation structurée, disciplinée, idéologique. 10 ans de structuration. On ne crée pas ça en 6 mois.

3. L’institution: La majorité écrasante à l’Assemblée. Le pouvoir de voter les lois, le budget et de contrôler le gouvernement. C'est un vrai pouvoir. Même avec la constitution en vigeur.

Face à cela, que pèse un "parti présidentiel" qui n’existe pas encore? Même avec l’appareil d’État, Faye démarre avec un handicap.
A cet effet, Babacar Gueye, constitutionnaliste de renom, estime que .

Au regard de ces facteurs, une question s'impose à mon avis: alors qui gagne cette bataille, si les choses évoluent ainsi?
Pas forcément Faye. Pas Sonko à court terme. Les vrais gagnants potentiels, ce sont les cassiques de Macky Sall et les partis d’appoint de la coalition "Diomaye Président".

Ils n’ont ni la rue, ni le Pastef, ni la majorité. Mais ils ont l’expérience, les réseaux ( internes comme externes) et l’argent. Leur plan : utiliser le Président de la République comme paravent pour reprendre la main sur un pouvoir conquis avec l’onction de Sonko.

C’est cette catégorie d'acteurs opportunistes qui constitue la vraie cible de Sonko. Pas son "frère" Faye. Sonko et Faye se connaissent depuis 15 ans. Ils ont fait la prison ensemble. Le problème, ce sont ceux qui veulent mettre une pièce entre eux. Et malheureusement, le Président Faye semble s'en accommoder pour sa survie politique.

Le rejet du Conseil n’est donc pas un échec pour Sonko. C’est le début de la haute stratégie. En refusant de verrouiller le statut du Président, il force Faye-Président à descendre dans l’arène partisane et expose le Palais aux lobbys.

Sonko, lui, reste retranché dans son triple bastion : rue-parti-parlement. Il peut désormais se poser en rempart contre le retour des anciens.

En Vérité, le bras de fer ne se joue pas entre deux hommes, mais entre deux visions du pouvoir.
En voulant imiter Sonko, Faye risque de se faire déborder. Et en voulant contrôler Faye, les héritiers de Macky Sall risquent de réveiller leur pire adversaire : Sonko dos au mur.

Le Conseil a rejeté un texte. Il a donné un coup d'accélérateur à la guerre de stratégies et de survie politique. Et dans cette guerre, Sonko a une longueur d’avance. Même si Faye ne s'avouera pas vaincu d'avance. Ce ne serait pas "politiquement garçon" de sa part.

J. L. K

WADAGNI: LE CHOIX DU COURAGE DE L'ENTENTE CONTRE LA PASSION DE LA DIVISION ....................................Jules Léa...
05/06/2026

WADAGNI: LE CHOIX DU COURAGE DE L'ENTENTE CONTRE LA PASSION DE LA DIVISION ....................................
Jules Léandre Kiti ..............................................

L'Afrique de l'Ouest traverse une reconfiguration tectonique de ses alliances, marquée par des fractures idéologiques profondes et des replis souverainistes. Depuis les réactions empreintes de légalisme constitutionnel d'une CEDEAO un peu affaiblie et contrariée par l'instinct de survie, un peu trop radical des pays sahéliens ( Niger, Burkina, Mali), le ciel de la coopération s'est assombri dans la sous-région ouest-africiane. Avec, à la clé, des passe-d'armes particulièrement forts sur l'axe Cotonou-Niamey. L'évolution vers un adoucissement diplomatique du côté béninois n'a pas rencontré de bémol nigerien. L'ancien
Chef d'état béninois aura donné tout ce qu'il pouvait. En vain. Mais il n'est jamais tombé dans un quelconque désamour pour son homologue nigerien, tombeur de Bazoum. Entre temps, il y a eu alternance au pouvoir au Bénin.

C’est précisément au cœur de cette tempête que le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, fraîchement investi en mai 2026, a choisi de poser son premier acte géostratégique majeur. En tendant ostensiblement la main aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), et en effectuant son tout premier déplacement officiel au Nigeria chez Tinubu ( qui ne connaît que trop bien ce climat de division), puis au Niger (le même Niger de Tiani), aussi au Burkina de Traoré ( oui le bouillant Traoré), le jeune Chef de l’État béninois, ne traîne pas à descendre dans l'arène. Il va plus loin en s'offrant le kôkôkô réussi chez le voisin de l'ouest, Faure, et, plus encore, chez le doyen Ouattara de la Côte d'Ivoire, un autre dinausore de la CEDEAO. Le nouvel homme fort de Cotonou semble dire, . Entre annonce, signes avant-coureurs et actes concrets, le temps passe vite. Et les actions s'enchaînent. Wadagni assène un sacré coup à la diplomatie des muscles pour imposer celle de la raison. Face à la « passion de la division » qui menace de balkaniser la sous-région, Cotonou fait le pari audacieux et courageux de « l’entente constructive ».

À l'allure où vont les choses, la diplomatie de la main tendue porte ses premiers fruits gros stratégiquement significatifs. Cerise sur le gâteau, la volonté d'allumer le calumet de la paix et du bon voisinage semble s'afficher de tous les côtés. Ça sent par exemple la réouverture prochaine des corridors Bénin-Niger. L'heure est au pragmatisme économique contre les dogmes de la radicalité bilatérale et multilaterale. Le Bénin et le Niger partagent bien plus qu'une frontière : ils partagent un cordon ombilical économique incarné par le port de Cotonou et le pipeline géant reliant Agadem à Sèmè-Podji.

L'escalade des tensions passées avait gelé ces infrastructures vitales, pénalisant les économies des deux pays. Les cœurs des deux peuples battent pour le rétablissement de l’impératif des flux. Pour Romuald Wadagni, ancien ministre de l'économie, des Finances et de la Coopération, la géopolitique ne peut se nourrir de rancœurs. La preuve obtenue à Niamey que la tête du nouveau locataire du palais de la Marina ne déplaît pas à Tiani est confirmée par l'annonce fiermement assumée, avec le communiqué conjoint des deux pays, qui mentionne noir sur blanc, que le Général Tiani ( oui lui-même !) sera bientôt en visite officiel à Cotonou.

Le renforcement de l’intégration avec le géant nigérian et la réouverture du corridor nigérien s'inscrivent dans une même logique : faire du Bénin une zone économique spéciale incontournable en Afrique de l'Ouest. Le réalisme sécuritaire face à la menace asymétrique est, par ailleurs, la voie idéale pour une vraie synergie d'actions contre ce fléau.
La poussée des groupes extrémistes violents du Sahel vers les pays côtiers (notamment le nord du Bénin) démontre les limites des réponses isolées. Les frontières administratives sont poreuses face aux menaces terroristes transfrontalières. Un centre de coopération sécuritaire, insufflée par la nouvelle administration béninoise vise à mutualiser le renseignement et les capacités opérationnelles directement avec les armées de l'AES, au-delà des clivages politiques. Vivement que tout ce dispositif fonctionne à merveille. Tellement cela paraît pertinent.

En refusant de s’enfermer dans le confort d'un bloc contre un autre, le Bénin de Wadagni inaugure une diplomatie de médiation et de pont. C'est un choix courageux, car il implique de naviguer entre les exigences de la CEDEAO et les susceptibilités des régimes militaires du Sahel. Mais c’est le seul choix viable pour éviter l'asphyxie régionale. La diplomatie béninoise se positionne désormais comme un tiers de confiance, capable de parler à Niamey, Ouagadougou et Bamako sans renier son encrage au sein de la CEDEAO et ses partenariats stratégiques hors du continent (France, Chine, États-Unis, Émirats).

En définitive, cette offensive diplomatique est le reflet d'un changement de paradigme. Romuald Wadagni prouve que la véritable souveraineté ne réside pas dans l'isolement ou l'invective, mais dans la capacité à bâtir des alliances pragmatiques pour la paix. Face aux passions identitaires et divisionnistes, le Bénin choisit la géostratégie des ponts. Reste à savoir si Niamey et ses alliés sahéliens saisiront cette main tendue pour transformer ce courage politique en une paix rentable pour chacun et pour tous.

Jules Léandre Kiti,
Chroniqueur politique,
Consultant associé au Centre de Recherches-actions pour la Participation Citoyenne (CRPC)
[email protected], tel +2290192191515
RÉPUBLIQUE DU BÉNIN

Le tout 1er Gouvernement Wadagni à la loupe
26/05/2026

Le tout 1er Gouvernement Wadagni à la loupe

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*_Sur les sentiers du pouvoir_* 🇧🇯 *PATRICE TALON : MERCI D'AVOIR SIGNALÉ L'AVENIR !* .....................................
14/05/2026

*_Sur les sentiers du pouvoir_*

🇧🇯 *PATRICE TALON : MERCI D'AVOIR SIGNALÉ L'AVENIR !* ..........................................
*Jules Léandre Kiti* ............................................
Les images qui me sont parvenues du Conseil des ministres de ce mercredi 13 mai 2026 m'ont donné des frissons. De par les mots prononcés par Patrice Talon, ce grand Président, ce bâtisseur qui aura marqué, dix ans durant, notre pays, le Bénin, d'une empreinte indélébile.

Aussi bien ses prouesses sur les sentiers du développement que les quelques actes manqués qu'on pourrait avoir à noter sous son règne, tout a été marquant. Très marquant. J'ai reçu la charge, la grosse charge émotionnelle que portent ces mots du président sortant, surtout quand le rappel m'a été fait que c'est le dernier, le tout dernier Conseil des ministres du règne de Patrice Talon.

De ma position, il remonte de mon for intérieur un mot, petit par le nombre de lettres qui le composent, mais grand, très grand par son âme : MERCI !Merci, Monsieur le Président, d'avoir réalisé autant de choses que nous croyions irréalisables.

Merci Monsieur le Président, surtout d'avoir réussi à allumer le cerveau de vos compatriotes.

Merci Monsieur le Président, d'avoir provoqué le déclic neuronal qui fait qu'un être humain rêve grand, croit en lui-même, assume ses ambitions et passe à l'acte sans peur.
Désormais, tout, tout de grand est possible pour le Béninois. Ici et ailleurs. De ce nouvel état d'esprit, j'ai personnellement pris de la grainé. L'avenir est tracé.

Merci aussi Monsieur le Président, d'avoir signalé l'avenir. Romuald Wadagni, votre successeur, c'est l'avenir cohérent, rigoureux et certainement pertinent... au regard de nos passions, étreintes et espérances communes. Il le sait. Et nous le savons. Nous n'avons plus droit à l'erreur. La barre sera prise là où, là-haut où vous l'avez déposée, pour être propulsée plus loin, encore plus loin, toujours plus loin... en altitude.

Tout le savoir-être, tout le savoir-faire et tout le savoir-vivre d'un leader, un vrai, se résument au mot SERVIR ! Et le « S » du mot SERVIR porte l'ambition de « Signaler l'avenir ».

L'avenir est signalé, structuré et planifié dans le temps. En dehors des succès économiques, institutionnels et politiques inédits, c'est aussi la qualité du management qui a marqué les esprits. Pendant longtemps, très longtemps, les filles et fils de ce pays, ainsi que le monde entier diront : « Il était une fois, un président de la République du Bénin nommé Patrice Athanase Guillaume Talon ! » Et pour cause !

*Jules Léandre Kiti,*
*Chroniqueur politique,*
*Consultant associé au* *Centre de Recherches-actions* *pour la Participation* *Citoyenne (CRPC)*

(CRPC)

QUELLES QUE SOIENT LES CIRCONSTANCES, CONCENTRE TOI SUR TON TRAVAIL, ET FAIS LE BIEN.
04/04/2026

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