28/01/2026
AMOUREUSE DE MON ONCLE
CHAPITRE 15
Tata: tu pleures quoi maintenant ? Tu es une femme non , tu nâes plus une petite fille,quand tu couches avec les hommes mariĂ©s tu ne te protĂšges pas?lĂšves toi du sol lĂ .
Je perdais le temps pour me lever et elle a encore foncĂ© sur moi : coups de pieds , coups de poing, griffures, insultes, elle me traĂźnait au sol Ă lâaide de mes cheveux. Je criais en protĂ©geant mon ventre . Vu la brutalitĂ© dont elle usait je me demandait si elle voulait me faire perdre lâenfant. Plus elle frappait, plus je criais, ce qui a alarmĂ© les enfants qui sont venus en courant .
Eux: mama ne tape plus tantine Rebecca đđ
Tata: sortez dâici sinon je vais vous massacrer .
Eux :(en sâavançant) Maman ne tape plus .
Lucie: je vais dire Ă Papa
Souvent les enfants dans leur innocence nâavaient pas toujours conscience de ce qui se passait tout autour. Leur seul soucis Ă©tait le bonheur des ĂȘtres qui les entouraient et voir une scĂšne pareille les traumatisaient . Depuis que jâĂ©tais arrivĂ©e dans cette maison, jamais je nây avait vu le moindre geste de brutalitĂ©, ça devait ĂȘtre nouveau pour eux aussi . Donc quand la petite Lucie avait lancĂ© sa phrase , elle sâattendait sĂ»rement Ă calmer sa mĂšre. Mais hĂ©las ça avait encore dĂ©clenchĂ© une autre colĂšre. Elle mâavait balancĂ© sur le mur et avait foncĂ© sur la petite .
-Tu vas dire quoi Ă ton PĂšre ? Je ne vous ai pas dit de sortir dâici ? Vous faites quoi lĂ quand je vous demande de partir ?
Jâai profitĂ© de sa furie sur les enfants qui apeurĂ©s se sont enfuis au couloir , pour mâenfermer Ă double tours dans la do**he .
Tata: tu crois que tu vas caler lĂ -bas dedans ? Ma chĂ©rie câest sur ton lit que je vais dormir cette nuit , quelque soit lâheure Ă laquelle tu vas sortir de lĂ tu vas me trouver ici .
Jâavais passĂ© toute la nuit dans les toilettes. Imaginez vous mĂȘme comment ça pouvait ĂȘtre inconfortable de dormir sur des carreaux froids , pour une femme enceinte et qui de plus venait dâĂȘtre copieusement battue . Jâai pleurĂ© toute cette nuit , le sommeil mĂȘme je nâai pas pu trouver , comment allais-Je dormir de toute façon avec cette peur qui me terrassait . Je nâavais mĂȘme pas mon tĂ©lĂ©phone avec moi pour me consoler, il Ă©tait restĂ© dans ma chambre, oĂč mon bourreau dormait. Il faisait trĂšs froid et je nâavais mĂȘme pas de quoi me couvrir , de plus jâĂ©tais trempĂ©e jusquâaux os , je grelottais . Jâai passĂ© la nuit dans cette mauvaise posture , assise Ă mĂȘme les carreaux.
Le matin sâest levĂ© et jâavais trĂšs mal Ă la tĂȘte . Je ne sentais pas mon corps , je brĂ»lais de fiĂšvre . Jâai mĂȘme voulu me lever mais mes jambes tremblaient. Quand jâai baissĂ© mes yeux pour regarder mes pieds , jâai vu du sang qui sâĂ©coulait sur mes cuisses . Jâai paniquĂ© et je suis sortie de la do**he en courant . MĂȘme sâil fallait quâelle me tue elle allait seulement le faire mais il Ă©tait hors de question que je perdes mon enfant . DĂšs que je suis entrĂ©e dans la chambre je suis tombĂ©e nez Ă nez avec elle .
Moi: je saignes đđ
Elle: et tu me dis ça pour que je fasses quoi ?
Moi: je vais perdre le bĂ©bĂ© đ
Elle : Et alors , parce que vous pensez que je ne suis pas fatiguĂ©e dâaccueillir les enfants des gens chez moi ?
Et elle mâa assenĂ© un coup de je ne sais quoi sur la tĂȘte , et je suis tombĂ©e dans les pommes. Quand je me suis rĂ©veillĂ©e jâĂ©tais couchĂ©e dans une chambre une perfusion fixĂ©e sur ma main . Vu lâĂ©tat de la chambre dans laquelle jâĂ©tais ça devait ĂȘtre une clinique de quartier. Depuis quand la femme ci venait dans ce genre dâendroit, mĂȘme Ă vu dâĆil câĂ©tait trĂšs insalubre. Jâai touchĂ© mon ventre et il Ă©tait toujours tout rond , mon bĂ©bĂ© Ă©tait donc toujours lĂ . Quand jâai guettĂ© Ă lâextĂ©rieur jâai vu quâil faisait dĂ©jĂ noir , combien de temps avait je dormis ? Apparemment toute lĂ journĂ©e. Jâavais tellement faim je me demandais si quelquâun pourrait mĂȘme me donner Ă manger ici , si oui ,pouvais_je avaler quelque chose dans cette saletĂ© ? Une femme ĂągĂ©e est entrĂ©e et est directement ressortie, sĂ»rement pour appeler le docteur, si bien sĂ»r il yâen avait un ici . Elle est revenue accompagnĂ©e de Tata , jâai repris peur et je me suis assise .
La femme : comment tu te sens ? Tu as dormi 2 jours .
Je comprenais pourquoi jâavais autant faim . 2 jours Ă dormir , le coup lĂ ne mâavait pas ratĂ©.
Moi: bien !
La femme : ok il faut maintenant que tu manges . A lâheure ci dans ce coin dâObala on peut mĂȘme trouver quoi Ă manger ? Je vais envoyer mĂȘme lâenfant tâacheter le pain .
Moi: merci
Elle est sortie et mâa laissĂ© avec Tata . Je me demandais bien ce quâelle allait encore bien pouvoir me faire ? Me voici quâelle avait transportĂ© jusquâĂ Obala alors que jâĂ©tais inconsciente, jâaurais mĂȘme pu mourir pendant ce trajet ou le bĂ©bĂ© aurait pu y passer . Il nây avait pas les hĂŽpitaux Ă YaoundĂ© ? Elle sâest approchĂ©e du lit et jâai eu un frisson.
Elle : tu nâas pas encore eu peur , tu as intĂ©rĂȘt , comme quand tu me voyais calme lĂ tu ne savais pas . Je te prĂ©viens quâon vient toutes les deux du mĂȘme trou pommĂ© . Je me suis battue pour mâen sortir et ne plus retomber dans cette misĂšre que jâai laissĂ© derriĂšre moi . Tu penses que quelle femme peut supporter le genre de mariage dans lequel je vis ? OĂč tu dois toujours essuyer les fautes de ton mari et supporter ses infidĂ©litĂ©s sans parler ?Tu sais ce que câest que dâĂȘtre stĂ©rile et dâaccueillir les enfants que son mari fait Ă tord et Ă travers partout dehors ?
Moi:đłđł
Elle: Si jusquâici je tâai gardĂ© chez moi malgrĂ© tout, câest parce que je ne voulais pas que tu ailles parler de lâinstabilitĂ© de mon foyer et de tes prouesses avec mon mari dans votre village de malheur lĂ . Mais saches que si tes parents tâont envoyĂ©s en mission chez moi ça ne vas pas marcher . Personne nâa pu jusquâĂ aujourdâhui dĂ©truire mon mariage et surtout pas toi , petite . On vient de la mĂȘme maison , je suis toi fois 4 . Jâai lâai laissĂ© cette mascarade durer parce que ça lâa un peu calmĂ© et ça lĂ ramenĂ© Ă la maison et puis je savais que comme toujours il allait finir par se lasser . Je ne savais pas que tu avais dâautres projets sous mon toit comme celui de peut-ĂȘtre me remplacer mais ça ne va pas se passer comme ça.
Quâest ce que la femme ci me racontait mĂȘme comme ça non ? Dans quoi je mâĂ©tais fourrĂ©e ? Les petits nâĂ©taient pas les enfants de Tata ? Mais je voyais des photos dâeux bĂ©bĂ©s partout dans la maison pourtant .
Elle : je suis dĂ©jĂ passĂ©e lĂ -bas au village jây ai laissĂ© tes affaires. Jâai dit que tu as quittĂ© le chez moi depuis 2 semaines pour aller rejoindre le pĂšre de ton enfant et que mon mari et moi avons dĂ©cidĂ© de ne plus tâaccueillir chez nous car tu y as créé trop de problĂšmes avec ton insolence. Ăa nâa surpris personne lĂ -bas de toute façon , on savait que tu Ă©tais un cas mais on mâa laissĂ© tâamener avec moi . De toutes les façons les choses reviennent Ă leur places .
Elle a lancĂ© un billet de 10000 sur mon lit . Et sâest dirigĂ©e vers la porte .
Elle: Donc quand tu le sens tu rentres chez vous . Tu as intĂ©rĂȘt Ă soutenir mon histoire et Ă rester lĂ -bas . Je ne veux plus mĂȘme tâapercevoir de ma vie ou mĂȘme entendre que tu as encore fait signe Ă Patrick , ton truck que tu appelles bĂ©bĂ© dans ton ventre lĂ et toi , sortez de nos vies !Tu peux ĂȘtre satisfaite de toi mademoiselle, tu aurais pu ĂȘtre Docteur mais tu vas retourner labourer la terre . Jâavais dit que je ne laisserais pas le sang de mon mari dehors , mais pour toi lĂ je refuses .si tu tâentĂȘte et que malgrĂ© mes avertissements cet enfant finit prĂšs de moi , il va recevoir tout ce que tu mĂ©riterais que je te fasses .
Elle est sortie en me laissant lĂ bouche bĂ©e. Je nâĂ©tais vraiment pas prĂȘte pour ce quâelle venait de me dĂ©voiler. Mais pour ce qui Ă©tais de mon enfant lĂ elle mentait , le sang de son mari allait seulement ĂȘtre en contact avec son pĂšre . MĂȘme si câĂ©tait seulement pour le mal . Et de plus comment pourrais-je mâoccuper dâun enfant ?La maman lĂ Ă©tait revenue avec un dernier pain sec chargĂ© par endroit avec lâhuile du chocolat. Jâai mangĂ© ça comme ci câĂ©tait un plat de rĂŽti de poulet. Elle me regardait sans parler avec dĂ©dain un genre et moi je soutenais son regard .
La femme : Je dis hein ma fille
Moi: oui !
La femme : vous les jeunes filles vous cherchez souvent quoi ? Tu partais coucher avec le mari de ta Tante pourquoi ? Elle tâa mĂȘme ratĂ©, une autre allait te tuer , quand tu es arrivĂ©e ici tu Ă©tais presque morte et le pauvre bĂ©bĂ© , jâespĂšre quâil va naĂźtre sans problĂšmes ou difformitĂ©s .
Moi: vous vous mĂȘlez de ma vie pourquoi ?
La femme : ah je parles mĂȘme quoi avec toi ? Si tu fais ça Ă ta tante tu peux mĂȘme encore venir porter les malĂ©dictions ici chez moi . Sache quâelle a payĂ© jusquâĂ cette nuit donc demain matin tu libĂšres , les enfants maudis comme ça je ne les gardes pas ici .
Câest tout le monde qui voulait maintenant me mettre la bouche au corps ? Jâai vu mon sac Ă main posĂ© sur une chaise Ă cĂŽtĂ© du lit . Tata avait quand mĂȘme pensĂ© Ă me faire un sac . Je lâai fouillĂ© rapidement pour voir si mon tĂ©lĂ©phone y Ă©tait et oui elle lâavait mis ainsi que mes piĂšces dâidentitĂ©. Mais il Ă©tait fissurĂ© et Ă©teint elle avait dĂ» le lancer au sol . Jâai essayĂ© dâallumer, rien . Jâai fouillĂ© le chargeur, rien. Jâai entrepris dâacheter un nouveau chargeur le lendemain en espĂ©rant quâil Ă©tait simplement dĂ©chargĂ©.
7 h du matin jâĂ©tais dĂ©jĂ prĂȘte Ă sortir . Jâai rĂ©cupĂ©rĂ© mon sac et mon carnet et je me suis retournĂ©e pour partir .
La femme : Faut aller rester tranquille maintenant
Moi: occupez vous de vos affaires !
La femme : ce qui passe ici ce sont mes affaires ; ne pars plus dĂ©ranger le foyer de quelquâun parce que la prochaine fois on va te tuer . Rentres dans votre village faire les champs .
Ah ça , Tata avait fait un rapport dĂ©taillĂ© Ă cette femme. Ou alors câĂ©tait ici quâelle venait souvent faire accoucher les femmes enceintes de son mari infidĂšle. Ton mari ne te gĂšres pas ce sont les autres qui souffrent. Et ces femmes qui avaient abandonnĂ©es leur enfants, oĂč Ă©taient elles ? Nâavaient- elles pas le manque de leur enfant ? Je me demandais bien ce quâelle et son mari traitait pour les enfants des gens se retrouvent chez eux . Une femme qui sait mĂȘme que son mari lĂ trompe mais reste silencieuse et sourit mĂȘme Ă la personne qui la poignarde , si ce nâest pas quelquâun avec un esprit dĂ©rangĂ© câest quoi ? MĂ©fiez vous des personnes qui semblent calmes et trop gentil lĂ .
Je connaissais bien Obala pour y avoir vĂ©cue . Je me suis rendue chez un de mes amis qui vendait des petits tĂ©lĂ©phones et des chargeurs , heureusement pour moi aprĂšs 5 minutes de charge mon tĂ©lĂ©phone sâest allumĂ©.
Lui: Rebecca ça fait un bail hein tu es encore devenue plus belle , tu vis dĂ©jĂ oĂč ?
Moi: laisse moi seulement franco , je suis lĂ non , jâĂ©tais Ă YaoundĂ©.
Lui : tu es lĂ pour combien de temps ?
Moi: je ne sais pas hein , tu vis encore lĂ oĂč je connais lĂ ?
Lui: Oui , je suis toujours dans ma petite chambre lĂ est ce que les affaires marchent ?
Moi: ok je vais passer un de ses 4
Lui : tu viens quand tu veux .
Moi: dâaccord le chargeur câest combien ?
Lui: 3000 seulement.
Moi: ok jâai 10000 hein , prends 5000 , tu vas mĂȘme tâacheter une biĂšre
Lui: eeeee le matin , merci de bénir ma journée.
Moi: de rien .
Il mâa remboursĂ© et je suis allĂ©e mâassoir Ă un tourne dos pour dĂ©jeuner. Pendant quâon apprĂȘtait ma commande, jâai souscrit Ă un forfait internet. Bien sĂ»r comme toujours le rĂ©seau Orange Ă©tait merdique !Je voulais causer avec Patrick, on devait mettre les points sur les "i " et le rĂ©seau nâĂ©tait pas de cet avis . Jâai laissĂ© tombĂ© et jâai dâabord copieusement mangĂ© le temps quâil se rĂ©tablisse. Quand jâai constatĂ© quâil passait dĂ©jĂ jâai entrepris de lancer un appel audio au pĂšre de mon enfant, Ă©crire allait ĂȘtre long . Ma tasse avait glissĂ© de mes mains je ne sais comment , je venais de constater que Patrick mâavait bloquĂ©.................
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