04/02/2026
POUR UNE LECTURE DU RECUEIL DE CONTES "AU PAYS DE L'INSOLITE de Codjo Rodrigue Abel ASSAVEDO
Par le club de lecture du CEG MEDEDJONOU (Ouémé)
Encadrement : Gbèlian Mahougbé Surprise-chidiaque Guezo
Introduction
L'Afrique est un continent fait d'oralité que d'écriture. Le verbe, la parole, le son,..., tout ce qui pouvait sortir de la bouche, surtout des vieilles personnes était bon. Les soirs où la lune se transforme en soleil de la nuit, les vieillards, par leur merveilleux contes et histoires, apprenaient aux jeunes gens les bonnes manières de vivre, les principes de la vie de même que l'explication à certains phénomènes que la raison ne pouvait expliquer.
C'est ce qu'essaye de faire M.ASSAVEDO dans son recueil de contes, lui qui a certainement compris que les jeunes et enfants d'aujourd'hui, préfèrent suivre la télé, fouiller dans les appareils électroniques ou, les plus bons, la lecture.
Qui est Codjo Rodrigue Abel ASSAVEDO ? Que pouvons-nous dire de ces contes ? Autant de questions qui trouveront réponses dans la suite du présent travail.
1- BIBLIOGRAPHIE DE L'AUTEUR
Codjo Rodrigue Abel ASSAVEDO est docteur en médecine, spécialité ophtalmologie, originaire de la République du Bénin, en Afrique de l'Ouest. Fort de son expertise en ophtalmologie, il a consacré sa carrière à améliorer la santé oculaire de ses patients tout en s'impliquant dans des activités humanitaires et des projets éducatifs.
Né sur la terre béninoise, réputée pour sa biodiversité, sa cuisine exotique et ses richesses touristiques, Dr ASSAVEDO a grandi avec un profond amour pour son pays.
Après avoir achevé ses études médicales et pratiqué pendant environ six ans, il s'est spécialisé en ophtalmologie, obtenant ainsi un diplôme postuniversitaire dans ce domaine. Il a notamment participé à des missions bénévoles à l'hôpital de Scarborough, à Tobago, dans le cadre d'un accord de jumelage entre les îles de Martinique et Tobago, où il a offert ses compétences pour soigner la population locale.
Depuis plus de douze ans, Dr ASSAVEDO est également impliqué dans l'infoproduction, le marketing de réseau et l'écriture en développement personnel. Il a publié plusieurs livres et CD audio pour encourager les gens à libérer leur potentiel et à manifester une vie abondante, qu'il considère comme un droit de naissance pour tout être humain. Son aventure dans l'écriture a débuté il y a environ trois ans, inspirée par ses propres expériences de vie.
En plus de ses contributions médicales et littéraires, Dr ASSAVEDO s'intéresse aux effets des ondes électromagnétiques sur la santé humaine, la faune et la flore. Il anime des émissions radiophoniques pour sensibiliser le public sur les comportements à adopter face aux technologies de l'information et de la communication (TIC) et leurs impacts.
Actuellement Maître-Assistant CAMES d'ophtalmologie à l'Université de Parakou, il forme des étudiants en médecine tout en poursuivant ses activités chirurgicales, notamment à travers des tournées de consultations et de chirurgies de la cataracte dans des zones périphériques. Passionné par l'auto-édition, il a déjà publié un livre de développement personnel et plusieurs livres audios.
Dr ASSAVEDO incarne des valeurs telles que la loyauté, la sincérité, l'ouverture d'esprit et le service désintéressé aux autres. Persévérant et généreux, il aspire à laisser un grand héritage en créant une structure innovante pour la promotion de la santé oculaire. Son rêve ultime est de promouvoir une approche holographique pour les soins oculaires et d’être reconnu comme un guérisseur de vie, alliant la science et l'amour.
Il est également animateur de séminaires, communicateur sur différentes radios locales et auteur de plusieurs eBooks sur la motivation personnelle et les relations humaines. En tant qu’infopreneur, il continue de partager son message de paix et d’amour, tout en cherchant à élargir ses horizons et à toucher plus de vies à travers ses projets et ses écrits.
2- STRUCTURE DE L'ŒUVRE
A- ÉTUDE DES PERSONNAGES
💥 CONTE 1 : UNE HOSPITALITÉ LÉGENDAIRE
👉🏿 Le jeune oiseleur : Personnage principal humain. Il symbolise l'innocence humaine mais aussi l’ignorance des souffrances animales. Il évolue lorsqu’il prend conscience du sacrifice des colombes et libère les autres oiseaux.
👉🏿 La colombe femelle : Symbole de bonté, d’hospitalité et d’altruisme. Elle est compatissante et pousse son compagnon à sauver leur "hôte".
👉🏿 La colombe mâle : Symbole de loyauté amoureuse et de sacrifice. Il agit par amour et par sens du devoir.
👉🏿 Les autres oiseaux : Ils représentent la peur, l’égoïsme ou l’instinct de survie.
💥 CONTE 2 : LES ORPHELINS ONT DU PRIX DEVANT MAWU-SÊGBOLISSA
👉🏿 Sêwêdo : L’orphelin rejeté, victime du système cruel. Il devient source de bénédiction ou de malédiction. Son sort influence celui du village, montrant l’importance de la compassion.
👉🏿 Le jeune garçon berger : Symbole de médiateur, de conscience sociale. Il rétablit le lien entre Sêwêdo et le village.
👉🏿 Le chef et les sages : Représentants du pouvoir traditionnel. Ils montrent la possibilité de se repentir et de réparer une injustice.
👉🏿 Le village de Louba : Collectivité coupable, mais capable de rédemption.
💥 CONTE 3 : L’HOMME, LA FEMME, LE CHIEN, LE CHAT ET LA SOURIS
👉🏿 Le jeune homme riche : Représente la naïveté, la confiance aveugle en l’amour, puis la reconnaissance envers les animaux. Il évolue après avoir été trahi par sa femme.
👉🏿 La femme : Curieuse et traîtresse, elle symbolise la trahison intérieure et l’avidité.
👉🏿 Le chien, le chat et la souris : Symboles de fidélité, d’ingéniosité, et d’aide désintéressée. Ils forment une chaîne de solidarité.
👉🏿 Avoun Tchoukou : Intermédiaire entre les mondes. Il montre l’importance des promesses.
💥 CONTE 4 : AU PAYS DE L'INSOLITE
👉🏿 Vihotɔgbe : Jeune travailleur, victime innocente des forces occultes. Il incarne l’espoir, la jeunesse droite dans un monde corrompu.
👉🏿 Gbemɛndiga (le père) : Représente la force du lien paternel, le courage et la justice. Il est prêt à tout pour son fils.
👉🏿 Les sorciers (dont Adaka et Menudjidjro) : Forces du mal, représentant la corruption et la jalousie dans la société.
👉🏿 Azédida : Sorcier puissant, banni, mais capable d’agir pour le bien. Ambigu mais salvateur.
👉🏿 Le village : Collectivité passive, mais soulagée du retour de l’ordre.
💥 CONTE 5 : LA JEUNE FILLE TÊTUE
👉🏿 Ayabavi : Fille rebelle et ambitieuse. Elle refuse le destin de ses mères mais, par entêtement, devient victime. Elle symbolise la jeunesse impatiente et désobéissante.
👉🏿 La grand-mère : Symbole de sagesse et d’expérience. Elle tente d’alerter, sans succès.
👉🏿 Le génie-serpent : Incarnation du mal déguisé. Il punit la naïveté et la désobéissance.
👉🏿 Le berger : Témoin silencieux, porteur de vérité. Il représente la conscience du peuple.
💥 CONTE 6 : LA CALEBASSE MAGIQUE
👉🏿 Nangueh : Mère courageuse, déterminée à sauver son fils. Elle montre une grande obéissance aux conseils et une foi en la sagesse.
👉🏿 Fils de Nangueh : Victime de la calebasse, il représente l'innocence et l'espoir perdu.
👉🏿 Sounvinenguen : Vieille sorcière sage et détentrice du savoir mystique. Elle joue le rôle de guide spirituel.
👉🏿 Le bélier divin : Être surnaturel bienveillant, allié décisif dans la résolution du conflit.
B- RÉSUMÉ DE CHAQUE CONTE
♨️ UNE HOSPITALITÉ LÉGENDAIRE
Un jeune homme, oiseleur, très habile, poseur de pièges pour petits gibiers et fabriquant de cages d'oiseaux, a été surpris, à son retour de capture d'oiseaux, par une tempête. Dans sa cage se trouvaient une colombe femelle et d'autres oiseaux. Cherchant à se réfugier, il s'adossa contre un arbre sous lequel il finit par s'endormir, fatigué.
Cet arbre était celui dans lequel vivaient la colombe mâle et femelle, toutes deux amoureuses. Les cris et gémissements de la femelle esclave de l'oiseleur ont fait venir le mâle qui ne voulait que sauver sa compagne. Cette dernière, compatissante, mue des bonnes habitudes et manières afférentes à l'hospitalité, a demandé à son compagnon, qui était sur le point de la délivrer, de sauver le jeune homme oiseleur atteint par le froid.
Les autres oiseaux captifs de l'oiseleur n'ont pas voulu du tout de cela car leur liberté était en jeu. Après maintes supplications de la femelle et maintes réflexions du mâle, ce dernier s'est envolé à travers la forêt pour chercher du bois et des braises afin d'allumer le feu et réchauffer leur désormais ''hôte'' car, disait la femelle, ce n'est pas un hasard que cet homme se soit réfugié sous leur arbre, leur demeure, leur maison ; il est donc leur hôte et méritait d'être accueilli en tant que tel.
Après donc que le mâle ait allumé le feu pour réchauffer son ''hôte'', il s'est perché sur l'arbre et sa compagne et lui suivaient les moindres faits et gestes de l'oiseleur endormi. Quelques instants plus t**d, il se toucha le ventre, ce qui signifiait qu'il avait visiblement faim. Ayant compris cela, pour nourrir l'hôte, l'oiseau mâle se laissa tomber dans la braise qu'il avait lui-même allumé pour nourrir l'hôte.
Sa compagne en fit de même. Une fois réveillé, le jeune homme mangea les deux colombes avant de se rendre compte qu'il s'agissait des deux colombes amoureuses. Il libéra donc le reste des animaux et, depuis ce jour, les hommes prirent toujours soin des oiseaux car ils avaient été bons envers cet homme.
♨️ LES ORPHELINS ONT DU PRIX DEVANT MAWU-SÊGBOLISSA
Dans un petit village de Louba, raconte le vieux conteur, tout enfant orphelin était jeté dans la forêt parce que personne ne voulait plus s'occuper de lui. Ce fut le cas de Sêwêdo qui, à la mort de ses parents et tuteurs, à dû être laissé seul dans une très grande forêt.
Heureusement pour lui qu'il ne t**da pas à trouver, au sein de cette forêt une grotte qui contenait tout ce qu'il fallait manger et boire pour survivre pendant longtemps. Il s'y installa donc et apprit à vivre avec les animaux sauvages. Mais chaque à chaque fois, il maudissait le village de Louba qui l'avait laissé à son propre compte dans cette forêt afin qu'il y périsse.
Les malédictions du petit orphelin à l'encontre de son village ne furent pas sans effets. Les pluies cessèrent et la famine s'abattit sur hommes, femmes, enfants et animaux de ce village. Cela amena les bergers à faire paître leur troupeau loin du village. C'est dans cette quête de nourriture pour son troupeau qu'un jeune garçon, du même âge que Sêwêdo, entendit, une fois, les malédictions de son compagnon d'enfance à l'encontre du village Louba.
Le reconnaissant, il courut informer le chef du village qui, à son tour, convoqua le grand conseil des sages. Ensemble, ils prirent la décision, avec le reste des autres villageois, d'aller supplier le jeune orphelin. On organisa une grande fête au village et le chef du village prit le petit chez lui.
Et comme par coïncidence, le ciel s'assombrit et il eut pluie dans ce village, à la grande satisfaction de tous. Le vieux sage conclut donc qu'il ne faut pas maltraiter les orphelins sinon «C'est Mawu-Sêgbolissa en personne qui combattra pour eux et prendra leur défense », répondit la foule.
♨️ L'HOMME, LA FEMME, LE CHIEN, LE CHAT ET LA SOURIS
Le vieux sage raconte : Il y a bien longtemps dans un village lointain, vivait un jeune homme riche qui devait sa richesse au génie Aziza, qui lui a offert un bracelet magique. Ce bracelet représentait sa richesse et, au cas où il la perdrait, il perdrait également toute sa richesse.
Sa femme, curieuse de connaître l'origine de la richesse de son mari, lui demandait à chaque fois, surtout dans les nuits intimes, l'origine de sa richesse. Il finit par lui avouer que c'est le bracelet qui lui conférait toutes ces richesses. Comme toute histoire de couple, après d'une dispute, la femme lui vola, dans son sommeil, son bracelet qu'elle prit le soin de cacher dans une case au fond de la forêt qu'elle avait elle-même construite.
L'homme redevint pauvre et, partit à la recherche de son précieux bracelet. Il rencontra, sur son chemin, Avoun Tchoukou et lui exposa son problème. Ce dernier promit de l'aider et demanda ce que le jeune lui donnera en retour. Il lui promit ''tout''. Le chien fouilla dans toute forêt et découvrit la case où se trouvait le bracelet.
Ne pouvant pas y entrer, ils réfléchissaient tous deux quand le chat Acé fit son apparition et promit de l'aider lui aussi. L'homme lui fit la même promesse. Il creusa donc un trou à travers le mur. Le bracelet se trouvait attaché au plafond. La souris fit son apparition et décida de les aider. L'homme lui fit la même promesse.
Il rongea donc la corde qui soutenait le bracelet et le fit tomber. Le chien entra et prit le bracelet, puis le remit à son propriétaire qui, aussitôt, redevint riche. À partir de cet instant, l'homme hébergea donc tous ces animaux qui l'avaient aidé et eu du mal à avoir confiance en la femme, préférant révéler ses secrets à sa mère plutôt qu'à sa femme
♨️ AU PAYS DE L'INSOLITE
Sur le hameau de Wôgoudo dans le village de Louba, les habitants côtoyaient la sorcellerie jour et nuit. Un jeune homme du nom de Vihotɔgbe, travailleur et consciencieux, avait décidé, lui, de rester au village, contrairement aux nombreux autres jeunes de son village, et de travailler ardemment pour se construire.
Un week-end alors qu'il était allé jouer au football avec le reste de ses autres jeunes camarades restés au village, un évènement mystérieux se produisit : en effet, étant parti chercher le ballon tombé à côté de la rivière, il fut transporté par une force mystérieuse et invisible. Ses compagnons ayant essayé de le sauver ont aussi failli se faire emporter par l'eau mais les pêcheurs ont pu sauver ces derniers.
Accablé par tout cela, le chef du village mit en place un comité qui se lançait tout de suite à la recherche du jeune homme. Son père, Gbemɛndiga, n'en pouvant plus, se rendit à la place publique et menaça toute personne coupable de la disparition de son unique fils. Tous les habitants du village furent effrayés, sauf les sept sorciers du village.
À la nuit tombante, ces derniers se réunirent et décidèrent d'éliminer Gbemendiga avant qu'il ne devienne un véritable obstacle pour eux. Le lendemain donc, du retour de son champ, le vieux Gbemendiga fut attaqué par un mystérieux serpent. Après quelques minutes de bataille féroce avec ce serpent, il finit par lui couper la tête et rentra au village alerter les gens.
Quand ils arrivèrent sur les lieux, ils virent que ce n'était plus le serpent qui était là mais plutôt le vieillard Adaka. Il était mi-homme, mi-serpent. Gbemendiga courut donc vers le célèbre sorcier Azédida qui avait été banni du village à cause de ses prouesses dans les nombreuses disparitions du village.
Il promit, au prix de quelques offrandes à payer par Gbemendiga, de lui révéler ceux qui avaient contribué à la disparition de son fils mais ne lui donna pas une totale assurance quant à la trouvaille de son fils. Le vieux réunit donc tout ce que le sorcier avait demandé. Les six autres vieillards commencèrent par mourir tour à tour. Le dernier, Menudjidjro promit à Gbemendiga de lui ramener son fils. Cela n'empêcha pas Azédida de le tuer quand-même.
Tout le village fut content du retour de Vihotogbé mais lui, ne comprenais rien quant à tout ce qui se passait. Son père décida par la suite de l'envoyer en ville pour qu'il y continue ses études, non sans lui donner le Azéglo pour le protéger de toute attaque mystérieuse.
♨️ LA JEUNE FILLE TÊTUE
Dans un village, une jeune fille du nom de Ayabavi, avait été promise en mariage à un vieil homme qu'elle trouvait laid et qui serait, probablement, incapable de subvenir à ses attentes sexuelles et financières car n'ayant accumulé aucune richesse durant toute sa jeunesse.
Ne voulant pas du vieillard, elle réfléchissait à comment échapper à ce mariage. Sa mère et sa grand-mère ont subi le même sort et elle craignait vraiment cela. Racontant à ses consœurs et à sa grand-mère sa détresse afin qu'elles puissent l'aider à trouver une solution, elle fut entendue, un de ces jours, par le génie-serpent qui décida de l'éprouver afin de lui jeter un mauvais sort si elle cédait.
Le serpent se métamorphosa donc en un jeune homme, riche, beau et fort. Le rêve de Ayabavi tout simplement. Il lui fit des avances et, toute joyeuse, elle accepta et demanda à son père de valider le mariage. Ce qu'il fut obligé de faire. Mais la grand-mère, connaissant quelques secrets des génies et sorciers, demande à sa petite fille de faire très attention. Elle lui demande de piler du mil et d'en faire une boule. Si la première boule faite se casse, cela suppose que le jeune homme est un sorcier.
Ce qu'elle fit. La première se cassa. Elle continua de faire ces boules jusqu'à ce que, une de ces boules soit parfaite et ne se casse pas. Elle alla en informer sa grand-mère qui lui avoua qu'elle avait triché. Absorbée et ne voulant rien entendre, elle continua ses préparatifs et ils se marièrent. Après de très belles festivités, le couple prit le chemin de la forêt pour aller dans la soit disante demeure du jeune homme. Après une longue route, ils entrèrent dans une grotte. Elle le suivit sans se douter de rien.
Le jeune homme s'arrêta et se transforma en serpent. La fille se mit à crier mais cela n'empêcha pas le serpent de s'enrouler autour d'elle. Il l'a piqua avec son venin et elle se transforma en hyène. Un berger qui avait suivi la scène et entendu les plaintes de la fille, vint, peu après le départ du serpent et de l'hyène, vérifier ce qui se passait.
Il comprit que la fille avait été transformée en hyène et courut au village avertir tout le monde. Mais ils étaient déjà partis et personne ne les revit plus jamais. Voilà pourquoi il est important d'écouter les parents et les vieilles personnes.
♨️ LA CALEBASSE MAGIQUE
Il était une fois, dans un village nommé Ayikungban, se trouvait une calebasse mystérieuse qui avalait toute personne curieuse qui cherchait à comprendre le mystère caché autour de cette calebasse. Elle avala presque tous les habitants du village et il n'en restait plus que 3: Nangueh, son fils unique et la Sounvinenguen.
La dernière personne à être avalée fut l'unique fils de Nangueh. Cette dernière, n'en pouvant plus, demanda l'aide de la vieille sorcière Sounvinenguen. La sorcière lui donna un certain nombre de consignes qu'elle devra suivre à la lettre. Ce qu'elle fit et finit par rencontrer le bélier divin. Elle lui expliqua tout et lui dit que la sorcière souhaitait le voir.
Le bélier divin lui dit de onter sur son dos. Ensemble, ils allèrent à la maison de la vieille sorcière qui étala les méchancetés que la calebasse avait fait subir au village.
3- SENS ET PORTÉE DE L'ŒUVRE
Ce livre vient remettre à jour les anciennes pratiques de nos
villages. Bien plus qu'un simple recueil de contes, il replonge l'adulte qui a vécu ce passé où les vieillards, détenteurs de la vraie sagesse, racontaient les plus belles histoires, celles les plus enrichissantes aux jeunes hommes, afin de mieux les former à une meilleure vie.
Par les personnages très symboliques dont les noms sont ancrés dans nos traditions, l'auteur nous fait voir la réalité d'une autre manière. On pourrait dire que les noms employés ici pourraient aider les jeunes couples quant à l'attribution de prénoms africains à leur bébé. Les histoires racontées apportent une certaine explication, quoique irrationnelle, à certains phénomènes de la vie.
Cela nous aide aussi à voir notre beau continent, l'Afrique, autrement. Et cela démontre que les vrais philosophes ont d'abord été africains car ayant cherché, depuis la nuit des temps, à expliquer les phénomènes les plus incompréhensibles de la nature.
Pour finir, nous parlerons des leçons qui découlent de chaque conte. En Afrique, les contes de terminent souvent soit par les leçons essentielles de vie, soit par une explication des phénomènes de la nature ou des deux parfois. Les leçons ici sont vraiment essentielles car elles nous aident à mieux prendre des décisions importantes, à savoir que faire face à telle ou telle situation.
Il devrait donc être lu par les enfants et même par les adultes pour qu'ils se souvienne à nouveau de ces moments magiques dans les villages.
CONCLUSION
De tout ce qui précède, ce recueil de six beaux contes est une source de sagesse et de leçons de vie que tout jeune ou enfant devrait lire pour savoir comment conduire sa vie et mieux mener sa jeunesse.
Dans un monde où la modernité est en pleine expansion, une combinaison des la tradition et de la modernité pourrait permettre de reconquérir le cœur des jeunes gens amoureux de la lecture et de leur apprendre des leçons encore plus belles pour toute leur existence. Le bélier prit son envol en direction de la calebasse.
L'attaque fut brutale et le bruit, si assourdissant. Le bélier divin parti en l'air et l'on ne le revu plus jamais. Quant à la calebasse, elle se brisa et laissa échapper tous les hommes qu'elle avait capturés.
Les hommes y étaient couchés en quatre rangs superposés. Ceux du haut sont blancs, la deuxième couche est jaune, la troisième est rouge et les derniers sur qui reposaient tous les autres étaient noirs. Voilà pourquoi la race noire est la mère de toute l'humanité et c'est sur elle que repose tout.
PromoLitt