28/08/2025
L'héritage d'une mère guerrière
Issue d'une famille polygame, j'ai grandi dans une maison délabrée. J'ai connu des moments difficiles, jusqu'au jour où j'ai été placée chez une amie de ma défunte mère.
Je ne connaissais pas la joie des autres enfants. À l'âge de huit ans, mon futur était incertain. Sans espoir, avec un espoir tué dès le plus jeune âge, un père aux abonnés absents et une mère fatiguée par les défis de la vie. Elle devait s'occuper de trois enfants dont personne ne présageait rien de bon.
Ma défunte mère était une commerçante millionnaire. C'était une femme pleine de ressources, qui n'avait jamais mis les pieds à l'école mais qui savait compter, calculer et négocier de grandes marques de produits sur le marché. Malheureusement, les conflits dans sa propre maison l'ont empêchée de continuer. Elle a tout perdu en l'espace de quelques mois.
Je me rappelle de cette nuit où mes deux frères ont dû se contenter d'un bout d'akassa. C'était notre dernier repas de la journée. En tant qu'aîné, je me suis sacrifié pour eux. J'ai passé vingt-quatre heures sans manger. À huit ans, la faim me battait, mais j'ai fini par manger les débris de pâte dans la nuit profonde.
N'ayant plus de toit, ma mère a décidé de nous confier, mes frères et moi, à une de ses amies. Nous avons été accueillis dans une maison peuplée, où se nourrir était un véritable chemin de croix. Nous étions bien accueillis, mais maman devait toujours trouver un moyen de nourrir ses trois enfants.
Mes frères et moi avons passé deux années dans cette maison. Les journées se ressemblaient et nous étions inscrits dans une nouvelle école où les études étaient compliquées. Maman, de son côté, devait se battre pour nous apporter à manger chaque jour et payer nos frais de scolarité.
La cohabitation avec les autres enfants de la maison devenait de plus en plus difficile.
Jusqu'au jour où, dans son combat quotidien, maman a trouvé les ressources nécessaires, issues de la vente de ses derniers biens, pour reprendre son commerce et nous ramener dans notre maison familiale. C'est à ce moment-là que nous avons pu commencer une nouvelle vie.
A suivre.....