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06/16/2026
Quand la gauche dit vouloir gérer la dette... en proposant d'hausser la taxation des entreprises.
06/16/2026

Quand la gauche dit vouloir gérer la dette... en proposant d'hausser la taxation des entreprises.

RĂ©cemment, notre collĂšgue Anthony Dufour de St-Étienne a publiĂ© une vidĂ©o sur la « LĂ©VISA ». On va lui donner ça : il est toujours crĂ©atif pour simplifier des enjeux complexes
 quitte Ă  simplifier un peu trop.

D’une certaine façon, il sous-entend que nous avons failli Ă  nos responsabilitĂ©s Ă  l’automne 2025 en rĂ©duisant fortement le paiement au comptant dans le dernier budget.

SincĂšrement, je suis contente de voir que le collĂšgue du parti le plus Ă  gauche de LĂ©vis, Repensons LĂ©vis, se prĂ©occupe de la dette de la Ville. C’est une de mes principales prĂ©occupations. Mais ce n’est pas la seule.

Le dĂ©ficit d’entretien des infrastructures est gigantesque. Qu’elle soit financiĂšre ou cachĂ©e dans des infrastructures qui ont manquĂ© d’amour, une dette reste une dette.

Et il y a aussi la capacité de payer de nos contribuables, autant les citoyens que les entreprises.

Oui, nous avons rĂ©duit une partie du paiement au comptant cet automne. Mais c’était pour Ă©viter une hausse de plus de 16 % des taxes commerciales pour certaines entreprises cruciales.

Le paiement au comptant, c’est simplement l’argent qu’on paie immĂ©diatement pour Ă©viter d’emprunter. Moins on en met, moins la pression est forte Ă  court terme sur les taxes.

Aller de l’avant aurait nui Ă  notre attractivitĂ©, dĂ©couragĂ© des entreprises et fragilisĂ© celles dĂ©jĂ  Ă©tablies. Dans le contexte actuel, plusieurs auraient refilĂ© la facture aux citoyens
 ou fermĂ© leurs portes.

Et imaginons un instant : si nous annoncions ce printemps un excédent de quelques dizaines de millions de dollars, aprÚs avoir imposé des hausses de taxes commerciales, la grogne des commerçants aurait été impossible à contenir.

Disons-le : une telle décision aurait été trÚs mal reçue.

Il faut aussi rappeler que des hausses importantes de taxes, comme en 2024, entraĂźnent souvent plus d’endettement. Les rĂšgles sur la dette sont basĂ©es sur les revenus : si la Ville augmente fortement ses revenus (prĂšs de 13 % en 2024), elle peut aussi augmenter sa dette sans affecter ses ratios. C’est exactement ce qui s’est produit.

PrĂšs de 13 % de la dette totale de la Ville de LĂ©vis a Ă©tĂ© contractĂ©e en 2024. Bref, plus on augmente les taxes, plus la Ville peut s’endetter.

De leur cĂŽtĂ©, Repensons LĂ©vis Ă©tait favorable Ă  une hausse des taxes commerciales, mais plus modeste que celle proposĂ©e au dĂ©part. De notre cĂŽtĂ©, nous voulons ĂȘtre prudents avec la « LĂ©VISA ». Pas au dĂ©triment de la capacitĂ© de payer, ni du dĂ©ficit d’infrastructures.

L’objectif de la Commission des finances va plus loin que la simple gestion de la dette. Nous voulons contrĂŽler les dĂ©penses, Ă©viter de nouvelles taxes ou des hausses au-delĂ  de l’inflation et rĂ©nover nos infrastructures de façon responsable.

C’est un Ă©quilibre difficile. Mais il est toujours plus simple d’augmenter les taxes. Nous faisons un autre choix.

Ce soir, la Ville annoncera probablement un excĂ©dent. En rĂ©sumĂ©, c’est l’écart entre ce qu’on avait prĂ©vu et ce qui s'est rĂ©ellement produit.

C’est normal : les budgets municipaux sont faits de façon prudente, avec des hypothĂšses conservatrices, autant pour les dĂ©penses que pour les revenus. Certains revenus sont sous-estimĂ©s, ce qui contribue Ă  gĂ©nĂ©rer un excĂ©dent.

À LĂ©vis, autre rĂ©alitĂ© : plusieurs gestionnaires ne dĂ©pensent pas tout leur budget. C’est une culture saine que l'on encourage.

Ensuite, il faut décider quoi faire avec cet excédent.

1) Renflouer les rĂ©serves — des montants mis de cĂŽtĂ© pour les imprĂ©vus.

2) Rembourser la dette.

3) Financer des dépenses non budgétées.

Nous privilĂ©gions clairement les deux premiĂšres options. D’ailleurs, une part importante de l’excĂ©dent 2025 servira Ă  payer la « LĂ©VISA ».

Moins on utilise les rĂ©serves dans l’annĂ©e, moins on doit les renflouer. Et plus on peut rembourser la dette.

À l’inverse, piger constamment dans les rĂ©serves ou dans l’excĂ©dent affaiblit ces efforts.

Bref, rĂ©duire le paiement au comptant pour Ă©viter une hausse importante des taxes commerciales Ă©tait la bonne dĂ©cision. La rigueur budgĂ©taire appliquĂ©e depuis notre arrivĂ©e nous permet aujourd’hui de poser des gestes concrets sur la dette.

Et cette rigueur va continuer de porter fruit : moins de pression sur les rĂ©serves, plus d’argent sur la dette.

Nous aussi, on veut utiliser la « LéVISA » avec modération.

Mais surtout, on veut en faire plus, avec moins afin d'éviter de piger dans vos poches inutilement.

C’est le fondement mĂȘme de notre action politique.

Texte de Simon Leduc.
06/12/2026

Texte de Simon Leduc.

đ‘·đ’Šđ’†đ’“đ’“đ’† đ‘·đ’đ’Šđ’đ’Šđ’†đ’—đ’“đ’† 𝒗𝒔 đ‘Ș𝒂𝒓𝒐𝒍𝒊𝒏𝒆 𝑮𝒖𝒍𝒓𝒐𝒏𝒆𝒚 : 𝑾𝒖𝒆𝒍 𝒂𝒗𝒆𝒏𝒊𝒓 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒍𝒆𝒂𝒅𝒆𝒓𝒔𝒉𝒊𝒑 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒓𝒗𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 ?

Article d'opinion de Simon Leduc

Aux derniĂšres Ă©lections gĂ©nĂ©rales, le Parti libĂ©ral du Canada a obtenu un quatriĂšme mandat malgrĂ© l’usure du pouvoir et le bilan dĂ©sastreux de Justin Trudeau. Les conservateurs de Pierre Poilievre ont bien performĂ© en Ă©lisant 144 dĂ©putĂ©s avec 41,31 % des voix. Mais le leader conservateur n’a pas Ă©tĂ© en mesure de battre Mark Carney. Alors, le PCC demeure dans l’opposition. Est-ce que les conservateurs peuvent gagner avec leur leader actuel? Allons voir cela de plus prĂšs.

L’élu de l’Alberta a des atouts importants qui font de lui un politicien redoutable Ă  la Chambre des communes. Lors de la pĂ©riode des questions, il est capable de faire la rĂ©plique au premier ministre avec des formules chocs et un style bagarreur. Sa formule basĂ©e sur la confrontation plaĂźt Ă  la base conservatrice. Cela lui a permis de faire le plein Ă  droite et de neutraliser le Parti populaire de Maxime Bernier.

D’autre part, le chef conservateur se concentre sur les enjeux qui prĂ©occupent les gens ordinaires : la hausse de l’inflation, la crise du logement, la sĂ©curitĂ© et l’endettement massif du Canada. Alors, Pierre Poilievre pĂšse sur les bons boutons comme on dit dans le jargon. C’est un solide homme politique qui a le bon discours et un style combatif. Cela lui a permis de faire de gros gains en Ontario et en Colombie-Britannique. Le PCC a Ă©tĂ© dominant dans les Prairies et en Alberta. Mais, le chef conservateur n’a pas rĂ©ussi Ă  fracasser le plafond de verre des Maritimes et du QuĂ©bec. On peut se questionner si les conservateurs ont fait le plein de votes avec M. Poilievre lors des Ă©lections d’avril 2025. Cependant, il manque au PCC une trentaine de siĂšges pour former un gouvernement majoritaire. On peut se demander si le cĂŽtĂ© trĂšs partisan de Pierre Poilievre l’empĂȘche de faire des gains dans l’Est du Canada.

Le chef droitiste est un homme politique combatif et il aime en dĂ©coudre avec ses adversaires. La base conservatrice adore son style de leadership. Cela ne semble pas passer chez les Ă©lecteurs moyens qui ne s’intĂ©ressent pas Ă  la politique et qui s’informent dans les mĂ©dias subventionnĂ©s. Pour ces derniers, Poilievre est un leader politique mesquin qui fait de la politique comme le prĂ©sident Trump. En consĂ©quence, une bonne partie de l’électorat (surtout au QuĂ©bec et dans les Maritimes) n’aime pas le style batailleur et agressif du chef conservateur. La campagne nĂ©gative des mĂ©dias dĂ©pendants de l’État a jouĂ© un grand rĂŽle dans la diabolisation du leader de la droite canadienne. Pierre Poilievre pourra-t-il mener le PCC au pouvoir en 2029? Les militants conservateurs devront se poser cette question.

Caroline Mulroney pourrait ĂȘtre la cheffe idĂ©ale pour les conservateurs. C’est une femme intelligente qui est diplĂŽmĂ©e au premier cycle de l’UniversitĂ© de Harvard et elle a une formation en Droit Ă  l’UniversitĂ© de New York. La fille de Brian Mulroney a de l’expĂ©rience en politique active. Elle a Ă©tĂ© ministre des Affaires francophones et PrĂ©sidente du Conseil du TrĂ©sor dans le gouvernement progressiste-conservateur de l’Ontario. Son travail a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ© aux Affaires francophones. Donc, son parcours acadĂ©mique et son expertise politique sont des atouts importants pour elle.

D’autre part, c’est une femme qui reprĂ©sente la nouvelle garde politique et elle a une belle allure physique. Elle est parfaitement bilingue et c’est une conservatrice modĂ©rĂ©e. Cette ancienne Ă©lue de l’Ontario est nĂ©e au QuĂ©bec et son pĂšre est l’ancien premier ministre Brian Mulroney. Le Parti conservateur du Canada doit faire des gains au QuĂ©bec s’il veut remporter une victoire majoritaire lors du prochain scrutin. Le peuple quĂ©bĂ©cois risque d’ĂȘtre sĂ©duit par Caroline Mulroney. Elle est nĂ©e sur le territoire quĂ©bĂ©cois et c’est une Mulroney. Les QuĂ©bĂ©cois n’ont jamais appuyĂ© majoritairement un chef de parti fĂ©dĂ©ral anglophone par le passĂ© (Ă  part Diefenbaker en 1958 qui a pu compter sur le soutien de l’UN de Duplessis). Alors, Mme Mulroney est une francophone et son hĂ©ritage familial pourrait ĂȘtre un atout pour elle. Cela risque de plaire au peuple fondateur du Canada (les QuĂ©bĂ©cois de souche). Il faut savoir que le dĂ©funt Brian Mulroney est encore apprĂ©ciĂ© dans la Belle Province. De plus, la gauche ne pourra pas l’attaquer farouchement, car c’est une femme. C’est mal vu de s’en prendre rudement Ă  une forte personnalitĂ© de la gent fĂ©minine.

D’autre part, les mĂ©dias subventionnĂ©s ne pourront pas la dĂ©finir comme une mĂ©chante conservatrice sociale. Alors, Mme Mulroney pourrait avoir les qualitĂ©s nĂ©cessaires pour Ă©blouir les QuĂ©bĂ©cois. Une Ă©norme vague bleue risque de souffler sur le QuĂ©bec si Mme Mulroney devient la cheffe du PCC. Le Bloc quĂ©bĂ©cois est-il invincible au QuĂ©bec? Le Bloc semble est vulnĂ©rable et sa quasi-disparition lors des Ă©lections du 2 mai 2011 en est un bon exemple. Il y a de bonnes chances que le Bloc quĂ©bĂ©cois soit pulvĂ©risĂ© par une vague conservatrice Ă  la sauce Mulroney. Elle vient d’annoncer son dĂ©part de la vie politique ontarienne. Elle risque d’ĂȘtre courtisĂ©e par l’establishment conservateur pour qu’elle remplace le leader actuel.

Pour conclure, on peut apprĂ©cier le travail et le style de Pierre Poilievre. C’est un homme politique qui dĂ©fend des idĂ©es intĂ©ressantes. Or, qu’on le veuille ou non, les idĂ©es ne semblent pas ĂȘtre importantes pour le commun des mortels qui ne suit pas la politique activement. Pour l’électorat moyen, c’est l’apparence et l’impression qui sont importantes. Les mĂ©dias subventionnĂ©s ont dĂ©jĂ  dĂ©fini le chef conservateur comme un mini Trump. En consĂ©quence, il est fort improbable que le PCC fasse une percĂ©e dans la Belle Province. Alors, si les conservateurs veulent reprendre le pouvoir, ils devront se demander s’ils peuvent gagner avec leur leader actuel. Le PCC pourrait dĂ©nicher une personnalitĂ© politique modĂ©rĂ©e, d’expĂ©rience et qui a une belle apparence. Les progressistes conservateurs de l’Ontario et du QuĂ©bec risquent de voir en Caroline Mulroney la personne qui pourrait ramener les conservateurs au pouvoir.

06/11/2026

Candidature le fun dans Lotbiniùre ça. Ça prend des gens travaillants qui fouillent et surtout, qui sont curieux et savent vulgariser des concepts complexes aux gens. Renaud coche toutes les cases.

À midi, on reçoit le dĂ©putĂ© indĂ©pendant Youri Chassin pour parler du projet de loi 3 qui augmenterait de 125 Ă  127 le no...
06/11/2026

À midi, on reçoit le dĂ©putĂ© indĂ©pendant Youri Chassin pour parler du projet de loi 3 qui augmenterait de 125 Ă  127 le nombre de dĂ©putĂ©s Ă  l'AssemblĂ©e nationale. Pensez-vous qu'on a besoin de PLUS d'Ă©lus au parlement ?

Pilule Rouge est toujours en vie. Suivez les articles sur la nouvelle page.
06/10/2026

Pilule Rouge est toujours en vie. Suivez les articles sur la nouvelle page.

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Article de Maxym Perron-Tellier

Le gouvernement fĂ©dĂ©ral prolonge la pĂ©riode d'amnistie accordĂ©e aux dĂ©tenteurs d'armes Ă  feu interdites de l'Ăšre Trudeau, alors qu'un litige est en cours devant la Cour suprĂȘme du Canada. Le gouvernement de Mark Carney a confirmĂ© le 9 juin que la pĂ©riode d'amnistie, dont l'Ă©chĂ©ance Ă©tait fixĂ©e au 30 octobre 2026, sera maintenue jusqu'Ă  90 jours aprĂšs le jugement du plus haut tribunal du pays, attendu l'an prochain.

Pour des dizaines de milliers de Canadiens, cette annonce prolonge surtout un état de fait qui dure depuis six ans. Du jour au lendemain, des citoyens respectueux des lois sont devenus détenteurs de biens prohibés. Ces armes, ils les avaient pourtant achetées légalement. Ils détenaient un permis fédéral, avaient passé la vérification des antécédents et entreposaient leurs armes selon les normes. Quand la loi l'exigeait, elles étaient enregistrées au fédéral ou immatriculées au Québec.

Des biens légaux devenus interdits par décret

Rappelons l'origine du litige. Le 1er mai 2020, le Cabinet fĂ©dĂ©ral a interdit plus de 1 500 modĂšles et variantes d'armes Ă  feu, dont les carabines AR-15, R***r Mini-14 et Beretta Cx4 Storm. Il l'a fait par simple rĂšglement, sans prĂ©-publication dans la Gazette du Canada. Selon leur classification d'alors, ces armes Ă©taient lĂ©gales pour la possession et les usages autorisĂ©s. Plusieurs servaient Ă  la chasse, d'autres au tir sportif en club. Le gouvernement le reconnaissait lui-mĂȘme : son propre RĂ©sumĂ© de l'Ă©tude d'impact notait que ces armes Ă©taient utilisĂ©es par des chasseurs et des tireurs sportifs canadiens.

C'est prĂ©cisĂ©ment ce qui se trouve au cƓur de la contestation judiciaire. L'article 117.15(2) du Code criminel interdit au gouverneur en conseil de dĂ©signer comme prohibĂ©e toute arme qui, Ă  son avis, peut raisonnablement ĂȘtre utilisĂ©e au Canada pour la chasse ou le sport. Lors des dĂ©bats parlementaires de 1995, le ministre de la Justice Allan Rock avait prĂ©sentĂ© cette restriction comme un verrou visant les armes de type militaire, conçues pour le combat. Selon les requĂ©rants, cette limite devait mettre la possession lĂ©gitime d'armes de chasse et de tir sportif Ă  l'abri de ce pouvoir rĂ©glementaire. Ils soutiennent que c'est exactement cette limite qui a Ă©tĂ© franchie en 2020.

La Cour suprĂȘme se penchera sur les limites du pouvoir rĂ©glementaire

En mars dernier, la Cour suprĂȘme a acceptĂ© d'entendre quatre pourvois contestant la lĂ©galitĂ© des rĂšglements de 2020. Ces dossiers soulĂšvent des questions qui dĂ©passent largement les armes Ă  feu : ils pourraient redĂ©finir les limites du pouvoir rĂ©glementaire fĂ©dĂ©ral. Les requĂ©rants regroupent la Coalition canadienne pour le droit aux armes Ă  feu, des chasseurs, des clubs de tir et des particuliers. Ils font valoir qu'une refonte aussi radicale du rĂ©gime de classification aurait dĂ» passer par le Parlement plutĂŽt que par dĂ©cret. Ils soutiennent aussi que le rĂŽle confiĂ© Ă  la GRC, par l’intermĂ©diaire de son Tableau de rĂ©fĂ©rence des armes Ă  feu, Ă©quivaut Ă  une subdĂ©lĂ©gation de fait du pouvoir de dĂ©cider quelles armes sont prohibĂ©es, sans habilitation lĂ©gale expresse. Les procureurs gĂ©nĂ©raux de la Saskatchewan et de l'Alberta figurent parmi les intervenants dans les quatre dossiers. Ces deux provinces ont d'ailleurs adoptĂ© leurs propres lois pour contrer les effets du rĂšglement fĂ©dĂ©ral.

La prolongation de l'amnistie s'imposait presque d'elle-mĂȘme. Difficile pour le gouvernement d'exiger que des citoyens se dĂ©partissent dĂ©finitivement de leurs biens ou les rendent inutilisables, sous peine de poursuites criminelles, pendant que la Cour suprĂȘme examine la lĂ©galitĂ© de l'interdiction. Le ministre Anandasangaree l'a d'ailleurs reconnu Ă  demi-mot, expliquant avoir agi « par respect pour le tribunal et pour les propriĂ©taires d'armes Ă  feu ».

Remettre ou neutraliser : le choix imposé

Pour les propriĂ©taires visĂ©s, l'opĂ©ration s'apparente Ă  une expropriation qui ne dit pas son nom. La loi leur laisse essentiellement deux issues : remettre leurs biens lĂ©galement acquis contre une compensation fixĂ©e unilatĂ©ralement par l'État, ou les faire neutraliser de façon permanente. Ottawa, lui, prĂ©fĂšre parler d'un programme d'indemnisation et d'une obligation de conformitĂ©. Le gouvernement prĂ©cise que la prolongation de l'amnistie ne change rien Ă  ce programme, qui doit se conclure d'ici octobre. En clair : la fenĂȘtre pour ĂȘtre dĂ©dommagĂ© se referme, mais l'obligation de se conformer, elle, attendra le jugement. Le ministre a d'ailleurs insistĂ© : c'est la seule occasion pour les propriĂ©taires d'obtenir une compensation pour leurs armes prohibĂ©es.

Les chiffres tĂ©moignent d'une adhĂ©sion mitigĂ©e. Selon CBC, le gouvernement s'attendait Ă  rĂ©cupĂ©rer 136 000 armes auprĂšs des particuliers, mais n'a reçu des dĂ©clarations que pour environ la moitiĂ© de ce nombre. SĂ©curitĂ© publique Canada affirme pour sa part que plus de 68 000 armes ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es par des particuliers entre le 19 janvier et le 31 mars 2026, et que plus de 142 000 armes ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es, recueillies ou dĂ©truites dans l'ensemble du programme. Beaucoup de propriĂ©taires, convaincus de la lĂ©gitimitĂ© de leur cause, ont choisi d'attendre le verdict de la Cour suprĂȘme plutĂŽt que de cĂ©der leurs biens. DĂšs le lancement du programme fin janvier, des groupes de dĂ©fense des propriĂ©taires avaient invitĂ© leurs membres Ă  patienter jusqu'Ă  la derniĂšre minute, espĂ©rant une prolongation des amnisties, voire l'annulation du programme.

Le scepticisme s'Ă©tend jusqu'au sein mĂȘme du gouvernement. Dans un enregistrement d'une conversation privĂ©e rĂ©alisĂ© Ă  son insu, puis mis en circulation par la Coalition canadienne pour le droit aux armes Ă  feu, le ministre Anandasangaree confiait qu'il aurait personnellement « fait les choses autrement ». Il y prĂ©cisait aussi que le budget du programme serait plafonnĂ© Ă  742 millions de dollars, mĂȘme si toutes les armes prohibĂ©es n'Ă©taient pas rachetĂ©es.

Des objections qui esquivent la question de droit

Du cĂŽtĂ© des partisans de l'interdiction, la prolongation passe mal. PolySeSouvient a jugĂ© troublant que le ministre ait agi de maniĂšre prĂ©ventive, avant mĂȘme qu'une demande d'injonction soit dĂ©posĂ©e, et a dĂ©plorĂ© que des armes prohibĂ©es demeurent entre des mains privĂ©es pendant de nombreux mois encore. Selon PolySeSouvient, une loi ne devrait pas ĂȘtre suspendue simplement parce qu'elle est contestĂ©e.

L'argument a toutefois ses limites. D'abord, la loi n'est pas suspendue : l'interdiction demeure pleinement en vigueur. L'amnistie ne fait que reporter le moment oĂč des citoyens jusqu'ici sans reproche s'exposeraient Ă  des poursuites criminelles pour des biens acquis lĂ©galement. Ensuite, l'objection contourne la question que la Cour suprĂȘme a prĂ©cisĂ©ment acceptĂ© d'examiner. Cette question n'est pas de savoir si l'interdiction est souhaitable, mais si le gouvernement avait le pouvoir lĂ©gal de l'adopter. Les requĂ©rants soutiennent que le rĂšglement de 2020 contrevient Ă  la restriction expresse de l'article 117.15(2) du Code criminel, qui protĂšge les armes raisonnablement utilisĂ©es pour la chasse ou le sport. Tant que cette question n'est pas tranchĂ©e, exiger que les citoyens se dĂ©partissent dĂ©finitivement de leurs armes reviendrait Ă  exĂ©cuter une mesure dont la validitĂ© mĂȘme est en litige devant le plus haut tribunal du pays.

C'est là toute la différence entre l'opposition au programme et l'opposition à la prolongation. La premiÚre relÚve du débat politique. La seconde se heurte à un principe élémentaire de justice : on ne criminalise pas des citoyens sur la foi d'un rÚglement que les tribunaux pourraient invalider.

La date d'audience devant la Cour suprĂȘme n'a pas encore Ă©tĂ© fixĂ©e.

06/08/2026

Croyez-vous que les villes devraient acheter des terrains pour les revendre Ă  profits?

Annonce majeure pour Ian & FrankSalut tout le monde. Dans le show Patreon ce matin, on a discuté en long et en large des...
06/08/2026

Annonce majeure pour Ian & Frank

Salut tout le monde. Dans le show Patreon ce matin, on a discuté en long et en large des changements à venir de notre cÎté. Tout d'abord, Joey et Max ne sont plus à notre emploi. Vous allez donc voir un ralentissement des publications sur la page Facebook.

Du cÎté de Max, vous pouvez continuer à suivre ses textes sur la nouvelle page de PiluleRouge.

Ensuite, Ian a annoncé son départ de la vie publique à venir aprÚs les élections de l'automne. Il reste au micro pendant cette transition.

La compagnie est donc Ă  la recherche d'un remplaçant Ă  son micro et peut-ĂȘtre mĂȘme une possibilitĂ© d'actionnariat dans le projet 2.0 qui naĂźtra de cette transition.

Bref, il y a plus de détails pour nos abonnés Patreon, mais ici, vous avez les grandes lignes.

Bonne journée à tous.

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