02/28/2026
𝐃𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐱𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐱𝐞𝐬, 𝐞𝐧 𝐯'𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐱𝐞𝐬 !
On le voit dans l'actualité, les villes ne manquent pas d'imagination lorsqu’il s’agit de trouver tous les moyens possibles de taxer les citoyens.
Taxe sur les piscines
Taxe sur le transport en commun pour les automobilistes
Taxe sur le manque d'arbre
Taxe sur un nombre trop élevé de levé de poubelle
Taxe sur l'eau
Pendant ce temps, les citoyens paient déjà des taxes à la consommation, des impôts, des taxes municipales et des taxes scolaires. Tout s’additionne. Tout le temps.
Il faudra se poser la question : jusqu’où peut-on multiplier les taxes et les frais sans affecter directement la qualité de vie des citoyens?
Pour la réflexion, voici une chronique de Mario Dumont sur ce sujet:
***Chronique de Mario Dumont - 27 février 2026***
Payer trois fois pour faire ramasser ses ordures?
Si vous n’habitez pas l’une des villes concernées, vous l’avez appris dans Le Journal : des villes chargent maintenant une surtaxe pour chaque collecte des ordures. Il y a une puce dans votre bac et lorsque le camion le bascule, c’est enregistré pour le porter à votre compte de taxes.
La Ville de Lorraine, dans les Basses-Laurentides, accorde 12 ramassages dits « inclus ». Si vous mettez votre bac une treizième fois, vous payez un extra. Pour cette treizième levée, la facture sera de 7,50 $. Mais plus vous péchez, plus vous payez. À partir de la 28e collecte dans l’année, la Ville vous réclamera 30 $ par levée ! Oui ! Trente dollars pour que les bras mécaniques d’un camion basculent votre bac.
Pour l’instant, un tel principe touche peu de villes. Mais ne vous méprenez pas, si je prends la peine d’en parler, c’est que ces pratiques sont appelées à s’étendre. Dans les congrès d’élus municipaux, les « bonnes idées » sont partagées... Vaudreuil est déjà en train d’implanter une tarification de la collecte pour les ordures et le compost.
Utilisateur-payeur ?
Les villes diront qu’elles implantent un principe d’utilisateur-payeur. Bravo, j’adhère souvent à ce principe. Mais si on décide de faire payer les résidents en fonction de l’utilisation du service, il faut alors baisser les taxes ! Ce que je paie à chaque collecte de mes bacs, je l’économise sur mon compte de taxes.
Or c’est loin d’être le cas, nous payons des taxes municipales exorbitantes et en forte hausse depuis vingt ans. À la base, les fonctions d’une municipalité sont assez simples : la voirie, incluant le déneigement, l’eau potable et les égouts, la sécurité publique et la collecte des ordures.
Lorsque nous payons nos comptes de taxes, nous payons pour quoi au juste sinon pour ces fonctions essentielles ? La réalité d’une ville qui applique une surtaxe à chaque collecte est la suivante : vous payez déjà des taxes de fou, votre compte de taxes inclut en plus une tarification spécifique pour les déchets domestiques. Et par-dessus tout ça, on vous retaxe à chaque collecte. Vous payez trois fois !
Continuons à réfléchir à l’utilisateur-payeur. Imaginons qu’une ville applique une tarification pour chaque collecte des trois bacs. Permettrait-elle alors qu’une entreprise privée nous offre un service complet de prise en charge des déchets domestiques ? Peut-être un meilleur service à moindre coût ? Nous permettrait-elle de nous désabonner du service municipal ? Si c’est vraiment utilisateur-payeur, pourquoi pas ?
Antifamille
Dans l’application d’une politique, il faut regarder aussi qui on frappe. J’imagine le jeune ménage avec trois enfants qui s’est étiré au maximum pour acquérir une propriété. Une taxe de bienvenue de 10 000 $ les a déjà saignés. Ils paieront entre 3500 et 4000 $ annuellement en taxes municipales, puis on leur facturera 30 $ par semaine pour vider leur bac plein de couches.
Le couple de retraités dont la maison est payée et qui passe quatre mois en Floride, lui, il sera épargné.