Revue Liberté

Revue Liberté Quatre fois par année, la r***e Liberté publie des textes en tension entre Art et Politique.

Peut-on imaginer des technologies qui ne constituent pas une attaque continue du vivant? Plus encore: peut-on activer de...
06/24/2026

Peut-on imaginer des technologies qui ne constituent pas une attaque continue du vivant? Plus encore: peut-on activer des imaginaires de la technologie qui s’extraient de la logique capitaliste? En parlant de tequiologie, Yásnaya Elena Aguilar Gil nous invite à orienter nos pratiques politiques, agricoles et numériques vers la réciprocité plutôt que le dépassement effréné. Liberté propose quelques extraits d’une conférence donnée par la penseuse et militante, traduits de l’espagnol par Anne-Marie Colpron.

«Les technologies pourraient redevenir communes à condition que nous partagions nos sources de connaissances en les dissociant de leur statut de marchandise. Nous pourrions les appeler “technologies de la réciprocité”, “développement technologique collaboratif” ou “technologie en accès libre”. Elles se diffuseraient dans des logiciels à code source ouvert, afin que toutes les connaissances à l’origine des outils ou des innovations technologiques soient du domaine public. Nous pourrions ainsi tous travailler à apporter des améliorations, à innover et à fomenter une technologie contre-capitaliste, si nécessaire en ce moment. Il s’agirait d’unir technologie et tequio par un travail commun et collaboratif.»

🐍 À lire dans notre dossier «Amériques bâtardes», disponible en librairie ou sur abonnement (https://r***eliberte.ca/abonnement) et sur notre site web (https://r***eliberte.ca/numero/351)
📙 Et le début du texte est par là: https://r***eliberte.ca/article/6486-tequilogies-technologies-collectives-en-resistance

Elena Sánchez Velandia se range du côté de l’intraduisible: les mots sont toujours situés entre deux langues, les corps ...
06/19/2026

Elena Sánchez Velandia se range du côté de l’intraduisible: les mots sont toujours situés entre deux langues, les corps n’appartiennent pas à un seul genre, le savoir ne saurait être contenu par le langage des expert·es. Aussi est-il peu surprenant que sa parole, elle aussi, épouse l’ambiguïté: à la fois retour sur le dossier et essai à part entière, à la fois manifeste intersexe et analyse des présupposés métaphysiques de la pensée moderne, elle «résiste à toute stabilisation sémantique définitive».

🐍 À lire dans notre dossier «Amériques bâtardes», disponible en librairie ou sur abonnement (https://r***eliberte.ca/abonnement) et sur notre site web (https://r***eliberte.ca/numero/351)
📙 Et le début du texte est par là: https://r***eliberte.ca/article/6488-cimarronaje-du-corps-et-contre-technologie

Le système colonial binaire de classification sexe/genre enserre les corps pour mieux les trier, les hiérarchiser. Heure...
06/17/2026

Le système colonial binaire de classification sexe/genre enserre les corps pour mieux les trier, les hiérarchiser. Heureusement, la mangrove vient brouiller de ses lianes les lignes de démarquage. C’est là qu’iki açaí piña narváez trouve un lieu pour se dérober à la colonialité patriarcale, et pour devenir parchita, fruit de la passion toujours en processus de transition.

«Une mangrove constituée de corps des Caraïbes qui contestent la suprématie blanche et le génocide soutenu des corps noirs, autochtones. Une sorte d’écosystème de malungaje affectif et d’ouverture aux archives vitales, où convergent les expériences de douleurs. Celles qui sont causées par la brutalité policière, la violence institutionnelle, le racisme, la transphobie, les déplacements forcés et le dépouillement. S’y articulent aussi des plurivers d’imagination radicale activés par la matérialité ancestrale de la mangrove des Caraïbes.»

Un texte traduit de l'espagnol par Élise Ross-Nadié.

🐍 À lire dans notre dossier «Amériques bâtardes», disponible en librairie ou sur abonnement: https://r***eliberte.ca/abonnement
📙 Et le début du texte est par là: https://r***eliberte.ca/article/6487-parchita-marronne-dans-la-mangrove
🖍 Merci à iki açaí piña narváez pour son dessin, également dans notre numéro 351.

En fondant le collectif Estamos Aquí, Ignacio Alvarado avait pour ambition d’aider les personnes guatémaltèques emportée...
06/15/2026

En fondant le collectif Estamos Aquí, Ignacio Alvarado avait pour ambition d’aider les personnes guatémaltèques emportées par le système d’adoption international à remonter le fil de leurs origines. Dans cet entretien avec Élise Ross-Nadié, il revient sur les convictions profondes qui irriguent ce projet. Une politique des retrouvailles réunirait les familles séparées par les guerres, les régimes totalitaires ou l’appauvrissement extrême des populations, tout en interrogeant de quelles façon ces conditions sont le fondement d'une industrie internationale de l’adoption. Une politique des retrouvailles, ce serait aussi cet espace de discussion, où Ignacio et Élise construisent ensemble le discours critique comme l’amitié.

🐍 À lire dans notre dossier «Amériques bâtardes», disponible en librairie ou sur abonnement: https://r***eliberte.ca/abonnement
📙 Et le début du texte est par là: https://r***eliberte.ca/article/6485-politique-des-retrouvailles

Le páramo, cet écosystème à mi-chemin entre la forêt et le cours d’eau, est habité de temporalités ancestrales, auxquell...
06/10/2026

Le páramo, cet écosystème à mi-chemin entre la forêt et le cours d’eau, est habité de temporalités ancestrales, auxquelles l’humain appartient sans en constituer l’échelle. Jessie Mill et Alexander Morales sont allé·es à sa rencontre, pour entendre le chant des eaux du monde et échanger avec Leonel Vásquez, un artiste visuel et sonore qui crée et vit dans le páramo, à la Station d’écoute de haute montagne. Une discussion sur l’art, la marche, la parole et les liens fragiles et anciens.

🐍 À lire dans notre dossier «Amériques bâtardes», disponible en librairie ou sur abonnement: https://r***eliberte.ca/abonnement
📙 Et le début du texte est par là: https://r***eliberte.ca/article/6484-le-temps-du-paramo

[EN ACCÈS LIBRE SUR NOTRE SITE WEB] Notre plus récent numéro était le dernier de notre chère éditrice Laurence Perron. C...
06/09/2026

[EN ACCÈS LIBRE SUR NOTRE SITE WEB] Notre plus récent numéro était le dernier de notre chère éditrice Laurence Perron. Cette précieuse amie de Liberté se consacrera désormais à nourrir les corps de bons légumes bios, comme les cœurs de ses paroles soignées. Merci pour tout, Laurence, et bon vent!

🥬 Un éditorial d’au revoir, à lire dans notre numéro 351, disponible en librairie et sur abonnement: https://r***eliberte.ca/abonnement. Ce texte est aussi accessible gratuitement sur notre site web: https://r***eliberte.ca/article/6474-depaysee

06/05/2026

***** CONCOURS EXPRESS ****

Dans le cadre du lancement de notre numéro Amériques bâtardes, Liberté et le FTA vous offrent une paire de billets pour le spectable de clôture du festival, Réquiem para un alcaraván par Lukas Avendaño.
Commentez cette publication et identifiez la personne avec qui vous désirez y assister. Vous avez jusqu’au 6 juin à 15 h pour participer.

PSST, on vous rappelle que notre lancement aura lieu le 6 juin à 11 h au QG du FTA !

Résumé du spectacle:
Réquiem para un alcaraván
Dans la culture Binnizá au Mexique, la conception des genres transgresse les structures patriarcales et binaires. Parmi les multiples possibles figurent les muxes. Cette identité ancestrale qu’incarne l’artiste Lukas Avendaño, dans la vie comme dans son œuvre, est au cœur d’un requiem si singulier et poignant qu’il voyage à la rencontre des publics depuis plus d’une décennie, avec la même curieuse pertinence.

Quatre fois par année, la r***e Liberté publie des textes en tension entre Art et Politique.

[EN ACCÈS LIBRE SUR NOTRE SITE WEB] Depuis trois décennies, le collectif anarcha-féministe bolivien Mujeres Creando s’at...
06/04/2026

[EN ACCÈS LIBRE SUR NOTRE SITE WEB] Depuis trois décennies, le collectif anarcha-féministe bolivien Mujeres Creando s’attaque à la conception de l’art portée par les institutions. À travers notamment la pratique du graffiti, ses membres questionnent les usages de la rue, la notion d’auctorialité et la trame coloniale et machiste dans laquelle s’inscrit le discours politique traditionnel. La penseuse et militante María Galindo revient sur quelques actions du collectif et sur leur portée sociale dans son livre Feminismo bastardo, dont Liberté a traduit quelques extraits pour ce numéro.

🐍 À lire dans notre dossier «Amériques bâtardes», disponible en librairie ou sur abonnement: https://r***eliberte.ca/abonnement
📙 Le texte est accessible gratuitement sur notre site web:https://r***eliberte.ca/article/6483-de-l-art
🛋 À venir: une rencontre animée par Élise Ross-Nadié, avec María Galindo, au lancement du numéro 351 ce samedi 6 juin, dès 11h, au QG du FTA (175 Av. du Président-Kennedy, Montréal, QC H2X 3P2) -> https://www.facebook.com/share/1DZBk84K5t/

🐍 [NOUVEAU NUMÉRO] EN LIBRAIRIE DÈS AUJOURD'HUI! 🐍 «Amériques bâtardes. Marcher, marronner, traduire ensemble»Dessin en ...
06/02/2026

🐍 [NOUVEAU NUMÉRO] EN LIBRAIRIE DÈS AUJOURD'HUI! 🐍 «Amériques bâtardes. Marcher, marronner, traduire ensemble»

Dessin en couverture: Sushi con K-stup

✊ Vous pouvez rendre visite à votre librairie préférée ou bien vous abonner à la r***e par ici: https://r***eliberte.ca/abonnement
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