21/07/2026
😡😡😡Le monde a fini par nous vomir au visage et par nous arracher nos masques. Aujourd'hui, j'ai honte de me regarder dans un miroir, j'ai honte de prononcer ce nom : bénicien.
Regardez-nous ! Nous sommes la honte incarnée, le peuple des lâches et des traîtres. C'est nous qui avons laissé Delcat Idenco se battre seul toute sa vie, pour le payer en retour de la plus vile des monnaies de singe. C'est nous qui avons lâchement tourné le dos à Fiston Isambiro quand il croupissait en prison, avant de ramper lourdement à sa sortie pour lui exiger de reprendre la lutte à notre place.
Sommes-nous des hommes ou des criminels de l'hypocrisie ? Nous avons supplié Clovis Mutsuva de porter nos couleurs, de se présenter comme député national en lui jurant sur tous les toits une fidélité aveugle et des voix massives. Et dans l'ombre de l'isoloir, qu'avons-nous fait ? Nous avons voté en cachette pour nos propres intérêts et nos familles, ricanant lâchement de son combat pendant qu'il se saignait pour nous.
Et malgré notre trahison, malgré les poignards plantés dans son dos, cet homme est resté grand. Il s'est essuyé le sang, a ravalé sa douleur et s'est dit : « Ce n'est pas grave, c'est malgré tout mon peuple. » Il a bravé les menaces de mort, il a sacrifié son sommeil, il a porté la souffrance de toute une ville sur ses épaules pour devenir notre unique bouclier, notre voix, notre âme.
Aujourd'hui, Clovis est enfermé, arraché aux siens, et que fait ce soi-disant "peuple" ? Rien. Le silence des lâches ! Nous sommes tous là, vautrés sur les réseaux sociaux, à mendier des likes et de la visibilité sur son nom avec nos petits statuts pathétiques, nos slogans creux et nos pétitions de pacotille : « Nous exigeons, nous condamnons, libérez... » Quelle blague ! Quelle misérable hypocrisie ! Nos publications ne pèsent pas un gramme, elles ne font pas trembler ses geôliers, et nous le savons pertinemment. Lui, il mouillait le maillot sur le terrain, il affrontait le danger les yeux dans les yeux, pendant que nous restons cachés derrière nos écrans à attendre que le miracle vienne des autres.
Combien de temps allons-nous persister dans cette lâcheté collective ? Jusqu'où descendrons-nous dans l'ignominie avant de comprendre que notre propre inaction fait de nous ses véritables bourgeoisiers, ses geôliers du quotidien ? Nous avons vendu notre dignité pour une bouchée de pain et troqué notre identité contre de la lâcheté !
Mais entendez bien ceci : le temps des larmes de crocodile et des excuses faciles est révolu. Si nous avons encore une once de sang congolais dans les veines, si notre conscience n'est pas totalement morte et incinérée, levez-vous !
Je salue ces quelques âmes braves, ces mouvements qui s'épuisent nuit et jour pour sa libération : la lutte ne ment pas et elle finira par vous rendre justice. Mais pour le reste d'entre vous, le peuple de Beni, réveillez-vous de cette torpeur criminelle !
Assez de larmes virtuelles ! Assez de lâcheté ! Descendons enfin dans la rue, exigeons sa libération immédiate et montrons à nos oppresseurs que le micro du peuple ne sera jamais réduit au silence. Levez-vous, c'est notre honneur qu'il faut sauver, ou alors résignez-vous à mourir à genoux dans notre propre boue !