13/04/2026
⚫IN MEMORIAM 😭
Une année s'est écoulée depuis que tu es parti sans prévenir, sans même avoir eu l'occasion de me voir mon père, que j'appelais affectueusement “chakulu” ou “chakulwe”, (grand père en Mashi. Mon grand père est mort quand j'étais pas encore né, à ma naissance les enfants de ses petits frères l'appelaient déjà grand père et la majorité passait des journées et nuits chez nous, voilà pourquoi je n'avais jamais appelé mon père papa😁) mon héros de père.
Le lundi 14 avril 2025, alors que je commençais ma journée de travail de manière habituelle, un incident imprévu est survenu. À 9h30, la motopompe que j'utilisais a connu une panne. Tout fonctionnait pourtant bien. À 10h00, je reçois plusieurs appels de ma famille, de mes proches et d'amis. Cependant, tellement concentré sur la réparation de ma machine, j'ai choisi d'ignorer ces appels. Je ne ressentais rien d'étrange, car le dimanche 13 avril 2025, j'avais échangé avec mon père pendant au moins 10 minutes vers 15h. Il m'avait parlé de sa santé, m'expliquant qu'il n'avait pas eu la chance d'aller à l'église parce qu'il se sentait mal. Je lui avais demandé pourquoi il n'était pas allé à l'hôpital, et il avait répondu que ce n'était pas grave. Nous avions même fixé quelques projets concernant ce que je faisais, et il m'avait souhaité bonne chance.
Le lundi matin du 14 avril 2025, il s'était réveillé en pleine forme. Malheureusement, à 9h30, alors que ma mère était déjà partie au marché, l'irréparable s'est approché de lui. Assis dans le salon, il n'a pas eu le temps de se défendre ; il était parti avant même 10h, avant l'intervention. La mort avait frappé à sa porte ce jour-là. 😭
Le jour suivant, mardi 15 avril 2025, je venais de quitter mon lieu de travail pour me diriger vers le village. Cette journée s'était annoncée de plus en plus sombre pour moi, car j'avais subi des atrocités en cours de route. Malgré le cercueil placé sur le porte bagage du véhicule Land Cruiser que j'avais loué ce jour-là, mes frères Wazalondo m'ont rendu la vie difficile depuis l'Institut Weza à Nyangezi jusqu'à Lwashanja/ Luhwindja. Nous avions payé presque chaque barrière, mais ils montaient sur le véhicule pour regarder dans le cercueil vide, même les photos du défunt qui étaient exposées sur le véhicule n'avaient rien changé de leur intention. L'un d'eux a même franchi les limites en tentant de m'arracher la vie, ainsi que celle de ma femme, pour la simple raison que je possédais un duplicata et que ma femme s'était mal exprimée en Mashi (notre langue maternelle, pourtant c'était du mashi malgré le ton différent), bien qu'elle soit née à Bukavu et ait grandi à Goma.
Depuis ce jour-là, tout le respect que j'avais pour ces jeunes a disparu. Je me suis senti humilié, molesté et déshabillé le jour de l'enterrement de mon père, mon héros, mon champion, à cause de mes frères qui auraient pourtant dû compatir avec moi.
Repos éternellement en paix père 😭