27/05/2026
: des élèves étudient sous le soleil après la destruction d’une école
La destruction de la charpente de l’école primaire Lukungukye par un vent violent expose actuellement plusieurs élèves à des conditions d’apprentissage précaires à Lumbwe,dans le territoire de Fizi, suscitant des inquiétudes autour du respect du droit des enfants à une éducation sûre et adaptée.
Dans une déclaration rendue publique mardi 26 mai 2026, le mouvement citoyen Machozi ya Raiya, coordination de Lumbwe dans le groupement de Bashikalangwa, a dénoncé la situation difficile dans laquelle les apprenants poursuivent actuellement leur année scolaire.
Selon cette structure citoyenne, les élèves suivent les cours dans des salles dépourvues de toiture après qu’un vent violent a emporté la charpente de l’établissement, laissant les enfants exposés au soleil, à la pluie et à d’autres intempéries.
> « Les enfants étudient dans des conditions très compliquées qui perturbent sérieusement leur apprentissage », , alerte le mouvement citoyen.
Dans cette partie du territoire de Fizi, plusieurs habitants craignent que cette situation n’affecte davantage le rendement scolaire des élèves, particulièrement à l’approche des évaluations de fin d’année.
Des parents indiquent que les apprenants éprouvent déjà des difficultés de concentration pendant les cours à cause de la chaleur et du manque d’infrastructures adaptées.
Pour plusieurs acteurs communautaires, cette réalité constitue également une menace au droit fondamental des enfants à l’éducation, tel que reconnu par la Convention relative aux droits de l’enfant.
L’article 28 de cette convention rappelle notamment que chaque enfant a droit à une éducation accessible dans des conditions favorisant son apprentissage et son développement.
L’article 3 insiste également sur l’obligation pour les autorités et les institutions de placer l’intérêt supérieur de l’enfant au centre des décisions qui le concernent, tandis que l’article 27 reconnaît à chaque enfant le droit à des conditions de vie favorables à son développement physique, mental et social.
> « L’éducation n’est pas une faveur, mais un droit fondamental que l’État ne peut ignorer », , souligne Machozi ya Raiya dans sa déclaration.
Le mouvement appelle ainsi les autorités congolaises à intervenir rapidement afin de réhabiliter cette école et garantir aux élèves un environnement d’apprentissage sécurisé et stable.
La structure sollicite également l’appui des organisations humanitaires et des partenaires œuvrant dans la protection de l’enfance pour fournir des kits scolaires ainsi qu’une assistance adaptée aux enfants affectés par cette situation.
Dans plusieurs zones rurales du Sud-Kivu, des écoles restent confrontées à des problèmes d’infrastructures aggravés par les intempéries, l’insuffisance des moyens de réhabilitation et les conséquences de l’insécurité persistante dans certaines entités.
Des défenseurs des droits des enfants rappellent que l’amélioration des conditions scolaires demeure essentielle pour protéger les enfants contre le décrochage scolaire et garantir leur accès à une éducation de qualité.
Yseult LWANGO,volontaire pour les enfants et les jeunes.