11/09/2025
: 𝗟’𝗔𝗩𝗜𝗢𝗡 𝗣𝗥𝗘́𝗦𝗜𝗗𝗘𝗡𝗧𝗜𝗘𝗟 𝗥𝗔𝗧𝗘 𝗦𝗢𝗡 𝗔𝗧𝗧𝗘𝗥𝗥𝗜𝗦𝗦𝗔𝗚𝗘 𝗔̀ 𝗖𝗔𝗨𝗦𝗘 𝗗’𝗨𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗨𝗣𝗨𝗥𝗘 𝗗’𝗘́𝗟𝗘𝗖𝗧𝗥𝗜𝗖𝗜𝗧𝗘́ … ⚡🇨🇩
Ce jeudi 11 septembre, à Kinshasa, une scène digne d’un mauvais film s’est produite : l’avion présidentiel congolais, le Boeing 737 BBJ baptisé “Simon Kimbangu”, a raté son premier atterrissage avant de se poser finalement… à cause d’une coupure d’électricité à l’aéroport international de N’djili.
Selon les informations relayées par Enjeux Africains, une panne de courant a re**rdé la mise en route du groupe électrogène, perturbant la communication entre la tour de contrôle et le cockpit.
Résultat : près de 40 minutes de re**rd pour l’atterrissage d’un avion qui transportait le Chef de l’État.
Dans la foulée, une trentaine d’agents techniques de la RVA, ainsi que leur directeur général, ont été arrêtés par la Garde républicaine pour être interrogés.
Heureusement, l’appareil n’a jamais été réellement en danger. Mais cet incident met une fois de plus le doigt sur une plaie ouverte : l’incompétence et la négligence chronique qui gangrènent nos institutions.
Soyons clairs : il ne s’agit pas seulement d’un problème technique. Cet épisode est le miroir d’un pays qui vit dans les coupures d’électricité permanentes, jusque dans ses infrastructures les plus sensibles.
Si même l’avion présidentiel peut être re**rdé par un délestage, qu’en est-il des hôpitaux où des vies dépendent de l’électricité ?
Qu’en est-il des maternités, des centres de santé, des écoles, des PME qui meurent faute de courant ?
La panne de N’djili n’est pas un simple “incident aéronautique”. C’est un symbole. Le symbole d’un État incapable d’assurer le minimum vital à ses citoyens : l’énergie, la sécurité, la rigueur.
Cette affaire devrait nous faire réfléchir.
Car au fond, ce qui a failli arriver à l’avion présidentiel, c’est ce que nous vivons tous les jours dans nos quartiers. Quand la lumière s’éteint, c’est l’avenir qui s’assombrit.
La vraie honte nationale n’est pas que l’avion ait raté son atterrissage.
La vraie honte, c’est que dans un pays avec l’un des potentiels hydroélectriques les plus puissants du monde, nous soyons encore prisonniers des bougies et des groupes électrogènes.
Nous devons exiger mieux.
Non pas seulement pour le président, mais pour chaque Congolais.
Parce que le progrès d’une nation ne se mesure pas aux discours officiels, mais à la qualité de vie de son peuple.
Quand un État ne contrôle pas son électricité, il ne contrôle pas son destin. La vraie indépendance du Congo commencera le jour où nos hôpitaux, nos écoles, nos aéroports… ne dépendront plus des hasards d’un délestage.
Par : Réussites du Pays
du Pays