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QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.Épisode 14 : Ce que l’amour laisse derrière luiLa nuit nous enveloppait doucement,comm...
17/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 14 : Ce que l’amour laisse derrière lui

La nuit nous enveloppait doucement,
comme si le monde avait compris
qu’il devait parler à voix basse.
Les lampadaires dessinaient sur le sol
des halos fragiles,
et chacun semblait contenir
un fragment de notre histoire.

Nous avons continué à marcher,
sans urgence,
sans destination précise.
Quand l’amour cesse de courir,
chaque pas devient un choix libre.

Tu sais, dit-elle enfin,
j’ai longtemps cru que je devais mériter l’amour.
Être plus forte.
Plus patiente.
Plus silencieuse.
Mais aujourd’hui…
elle marqua une pause,
comme si elle goûtait ses propres mots,
aujourd’hui, je comprends que l’amour
n’est pas une récompense.
C’est une rencontre.

Je me suis arrêté.
Je l’ai regardée longuement.
Pas comme on regarde quelqu’un qu’on désire,
mais comme on regarde quelqu’un
qu’on reconnaît.

Et moi, répondis-je,
j’ai compris que je n’avais pas besoin
de sauver qui que ce soit
pour aimer.
Que l’amour n’est pas une preuve à fournir,
mais une présence à offrir.

Elle sourit.
Un sourire plein,
libre,
sans ombre derrière lui.

Nous nous sommes assis une dernière fois
à notre endroit.
Le banc, témoin silencieux,
avait vu naître nos hésitations,
nos silences,
nos tremblements.
Ce soir-là,
il nous voyait simplement être.

Elle posa sa tête contre mon épaule.
Son souffle était calme.
Paisible.
Comme si son cœur
avait enfin trouvé son rythme.

Peu importe ce que demain nous demandera,
dit-elle doucement, je sais maintenant que je peux avancer
sans me perdre.
Et si un jour nos chemins se séparent…
elle leva les yeux vers moi,
sans tristesse, je saurai que cet amour
m’aura rendue plus vraie,
pas plus petite.

Ces mots-là
étaient la plus belle promesse possible.
Pas celle de durer à tout prix,
mais celle de ne jamais regretter.

Je pris sa main.
Elle se serra naturellement contre la mienne,
comme si nos doigts avaient appris
leur langage secret.

Et dans ce silence habité,
je compris que la fin n’était pas
un adieu.
C’était un seuil.

Certaines histoires s’achèvent
quand les personnages se quittent.
La nôtre s’achevait
parce que nous n’avions plus rien à fuir.

La nuit continua de descendre.
La ville respira.
Et nous,
nous restâmes là encore un moment,
deux âmes apaisées,
sachant que l’amour,
le vrai,
ne fait pas de bruit en partant.

Il laisse juste
une lumière douce
qui continue d’éclairer
même quand on a cessé de marcher.

Fin.

Assumani Mukendi Abdoul

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.Épisode 13 : Là où commence vraiment la finLe soir descendait lentement,comme une main...
16/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 13 : Là où commence vraiment la fin

Le soir descendait lentement,
comme une main douce qui referme une histoire
sans la briser.
Après le face-à-face,
le monde semblait plus léger,
lavé des non-dits,
des attentes suspendues,
des regards trop lourds.

Nous marchions sans parler,
nos pas accordés
comme deux lignes qui ont enfin compris
qu’elles pouvaient aller dans la même direction.
Il n’y avait plus de rival,
plus d’ombre pressante,
seulement le présent
qui respirait entre nous.

Elle s’arrêta soudain.

Tu sais…
Sa voix était basse,
presque timide.
J’ai longtemps cru que l’amour devait faire mal
pour être vrai.
Que la peur, le manque,
étaient des preuves.

Elle leva les yeux vers moi,
et ce regard-là
était celui d’une femme
qui vient de déposer un fardeau ancien.

Avec toi,
je n’ai pas mal.
Je suis calme.
Et ça me fait presque peur…
parce que je n’ai jamais appris
à aimer sans me battre.

Je pris son visage entre mes mains,
doucement,
comme on touche quelque chose
qui a enfin décidé de rester.

L’amour n’est pas une guerre,
dis-je.
C’est un endroit où l’on peut respirer
sans armure.

Un sourire naquit sur ses lèvres,
lent, sincère,
un sourire qui ne cherchait plus à se défendre.

Alors reste,
dit-elle simplement.
Pas comme un héros.
Pas comme une promesse éternelle.
Juste… comme toi.

Je restai.
Et dans ce verbe minuscule,
il y avait tout.

Nous nous sommes assis là,
face au ciel devenu mauve,
nos épaules se touchant
comme deux vérités réconciliées.
Elle posa sa tête contre la mienne,
et pour la première fois,
le silence n’avait rien à expliquer.

Au loin, la ville continuait son chant.
Mais ici,
le temps avait décidé de ralentir,
comme pour nous laisser écrire
la suite autrement.

Je savais que la fin approchait.
Non pas la fin de l’amour,
mais la fin de la peur.
La fin des triangles,
des secrets,
des blessures héritées.

Juste avant de repartir,
elle murmura :

On ne sait pas ce que demain fera de nous…
mais ce soir,
je choisis d’être vraie.
Avec toi.

Je serrai sa main,
et dans ce geste simple,
je sentis que l’histoire touchait à son point le plus juste.

Pas un sommet.
Pas un feu d’artifice.
Mais un équilibre.

Le dernier épisode est dans 2 heures. 😁😁

16/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 12 : Le face-à-face des vérités t**dives

Le rendez-vous n’avait ni heure précise,
ni lieu sacré.
Seulement cette nécessité brûlante
de dire enfin ce qui, trop longtemps,
avait été tu.

Samuel était déjà là quand nous sommes arrivés.
Debout,
les mains dans les poches,
le regard tourné vers l’horizon,
comme un homme qui attend
non pas une personne,
mais la fin d’un poids.

Le vent jouait avec les feuilles mortes à ses pieds,
et chacune semblait murmurer
les restes d’un passé partagé.

Elle s’avança la première.
Ses pas étaient calmes,
mais son cœur battait fort
je le sentais,
comme on sent la mer avant de la voir.

J’ai tout lu, dit-elle.
Sa voix était droite,
sans reproche,
sans colère.
Et j’ai su.

Samuel ferma les yeux un instant.
Longtemps.
Puis il inspira,
comme s’il acceptait enfin
de ne plus se cacher derrière le silence.

Je n’ai pas su comment te le dire.
Je croyais te protéger…
Mais je me protégeais surtout moi-même.

Elle hocha doucement la tête.

Tu m’as aimée à ta façon.
Mais l’amour sans vérité
finit toujours par étouffer.

Il esquissa un sourire triste.

Je sais.
Et c’est pour ça que je suis là.
Pour ne plus retenir ce qui ne m’appartient plus.

Il tourna alors son regard vers moi.
Pas de défi.
Pas de jalousie.
Seulement une lucidité nue.

Elle a changé, dit-il.
Avec toi…
elle devient elle-même.

Je fis un pas en avant,
sans triomphe,
sans orgueil.

Je ne suis pas venu prendre ta place.
Je suis venu marcher avec elle.
Si elle s’arrête, je m’arrête.
Si elle avance, j’avance.

Samuel hocha la tête lentement,
comme quelqu’un qui reconnaît une langue
qu’il aurait aimé parler plus tôt.

Il se tourna vers elle une dernière fois.

Pardonne-moi…
non pas pour revenir,
mais pour que tu partes légère.

Elle s’approcha,
posa sa main sur son bras.
Un geste simple.
Un adieu sans drame.

Je te pardonne, dit-elle.
Parce que je ne veux plus traîner le passé
quand je marche vers demain.

Samuel sourit,
un vrai sourire cette fois,
fatigué mais sincère.

Puis il recula.
Un pas.
Deux pas.
Et s’effaça doucement du tableau,
comme un chapitre qui se ferme
sans se déchirer.

Nous sommes restés là,
seuls face au ciel qui s’ouvrait.
Elle glissa sa main dans la mienne,
et ce contact-là
n’avait plus besoin de promesse.

Seulement de présence.

Et tandis que nous repartions,
je compris une chose essentielle :
ce n’est pas la victoire qui scelle un amour,
mais la paix laissée derrière soi.

🥰🥰🥰 SUITE????

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.Épisode 11 : Les jours suspendusLes jours suivants se sont étiréscomme des draps humid...
15/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 11 : Les jours suspendus

Les jours suivants se sont étirés
comme des draps humides au soleil,
lents, lourds,
chargés d’une attente qui brûle sans flamme.
Elle ne répondait presque pas.
Quelques mots, parfois.
Des silences, souvent.
Et dans chacun de ces silences,
je sentais le carnet respirer entre nous
comme un troisième cœur inquiet.

La ville continuait de vivre,
indifférente à mon trouble.
Les rires passaient,
les couples se tenaient la main,
et moi, je marchais seul,
habité par son absence,
par cette peur sourde de la perdre
non pas par manque d’amour,
mais par excès de vérité.

Puis, un soir,
alors que le ciel se teignait d’un bleu presque douloureux,
mon téléphone vibra.

On peut se voir ?
J’ai compris quelque chose.

Ces mots-là
avaient le poids d’un tremblement de terre discret.
Je répondis oui,
avant même que mon esprit n’ait le temps d’hésiter.

Nous nous sommes retrouvés au même endroit,
comme si les lieux avaient une mémoire
et refusaient de nous laisser partir ailleurs.
Elle était déjà là.
Plus pâle.
Plus calme aussi.
Le genre de calme qui naît après une tempête intérieure.

J’ai relu le carnet, dit-elle sans détour.
J’ai parlé à ma mère.

Sa voix ne tremblait pas,
mais ses mains, elles,
se serraient l’une contre l’autre
comme deux enfants cherchant refuge.

Samuel avait raison.
Il y a quelque chose qu’on m’a caché.
Une histoire ancienne.
Un choix qu’on a fait pour moi,
en croyant me protéger.

Elle leva les yeux vers moi.
Et dans ce regard-là,
il n’y avait plus de peur,
mais une lucidité nouvelle,
presque douloureuse.

L’homme que j’ai toujours cru être mon père…
ne l’est pas.

Le mot tomba entre nous
comme une pierre dans l’eau calme.
Pas de bruit violent,
juste des cercles qui s’élargissent,
infiniment.

Samuel l’a découvert par hasard, continua-t-elle.
Et il a gardé le secret
parce qu’il avait peur que je me perde en le sachant.
Il pensait m’aimer ainsi…
en me laissant dans l’ombre.

Elle inspira profondément.

Mais l’ombre n’a jamais protégé personne.

Je m’approchai doucement,
sans la toucher encore,
comme on s’approche d’une vérité fragile.

Et toi…
qu’est-ce que tu ressens maintenant ?

Elle sourit faiblement.

Je me sens… vraie.
Brisée un peu, oui.
Mais vraie.
Et pour la première fois,
je sais ce que je veux.

Mon cœur se mit à battre plus fort,
comme s’il comprenait avant moi
ce qui allait suivre.

J’ai besoin de temps pour reconstruire mon histoire, dit-elle.
Mais je ne veux pas le faire seule.
Pas sans toi.

Ces mots-là
ne promirent pas l’éternité.
Ils promirent quelque chose de plus rare :
l’honnêteté.

Je pris enfin sa main.
Elle ne tremblait plus.

Je resterai,
dis-je simplement.
Pas pour sauver.
Pas pour réparer.
Juste pour marcher avec toi,
pas après pas.

Elle ferma les yeux,
posa son front contre le mien,
et dans ce geste simple,
je sentis naître un amour nouveau,
moins naïf,
moins léger,
mais infiniment plus profond.

Au loin,
une silhouette observait encore :
Samuel, peut-être,
ou simplement le passé
qui hésite à nous laisser avancer.

Car certaines histoires ne se terminent pas.
Elles changent de peau.

😁😁😁 Suite suite suite épisode 12 très bientôt !!!

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.Épisode 10 : Le carnet qui respire comme un cœurLe carnet noir reposait entre ses main...
14/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 10 : Le carnet qui respire comme un cœur

Le carnet noir reposait entre ses mains
comme une braise encore chaude.
Nous marchions doucement,
sans oser l’ouvrir,
comme si chaque pas nous rapprochait d’une vérité
capable de secouer nos vies.

Le soleil déclinait déjà,
traçant sur le sol des ombres longues
où nos doutes trouvaient refuge.
Elle me regarda,
ses yeux traversés d’un mélange de curiosité et de crainte.

On l’ouvre ? murmura-t-elle.

Je hochai la tête.
Nous nous sommes assis sur un banc un peu à l’écart,
où le monde semblait parler plus bas.
Le vent tournait les pages avant même nos doigts,
comme si lui aussi voulait savoir
ce que Samuel avait laissé derrière lui.

Elle ouvrit la première page.
Une écriture nerveuse,
belle,
sincère,
y courait comme une confession en fuite.

« Si un jour tu lis ces lignes,
c’est que je n’ai pas su t’aimer comme il fallait,
ou pas au bon moment. »

Elle posa une main sur sa bouche,
touchée,
troublée.

Nous avançâmes dans les pages,
et chaque phrase
révélait un Samuel que nous ne connaissions pas :
un homme fragile,
perdu,
qui écrivait pour ne pas se noyer.

Puis nous tombâmes sur une page
qui vibrait différemment,
une page écrite d’une encre plus sombre,
d’une main plus tremblante.

« Je n’ai jamais eu le courage de te dire
ce qui s’est réellement passé ce soir-là…
celui où tout a commencé à s’effondrer. »

Elle s’arrêta net.
Le silence devint une brume épaisse autour de nous.

Quel soir ? demanda-t-elle,
comme si sa mémoire cherchait une porte oubliée.

Je tournai la tête vers elle,
sentant une inquiétude sourde monter comme une marée.

Elle reprit la lecture.

« Tu croyais que c’était de ma faute si on s’est éloignés,
que j’ai disparu parce que je n’assumais rien…
Mais la vérité,
c’est que j’avais peur de te détruire avec ce que j’avais appris. »

Son souffle se brisa.
Une ombre traversa son visage,
comme si un souvenir lointain venait de frapper à sa peau.

Elle continua,
d’une voix plus fragile que la lumière du soir.

« Ce jour-là, j’ai découvert quelque chose sur toi.
Quelque chose que tu ignores encore. »

Nos regards se croisèrent,
chargés d’appréhension.

« Quelque chose qui pourrait changer ton histoire…
et celle de celui que tu choisis aujourd’hui. »

La page s’arrêtait là.
Une fin coupée,
comme une blessure sans pansement.

Elle se leva brusquement,
le carnet serré contre sa poitrine,
les yeux écarquillés d’une peur qu’elle ne voulait pas affronter.

Je… je dois rentrer.
Je dois réfléchir.
Je… je ne peux pas… pas maintenant.

Je m’approchai, inquiet.

Dis-moi ce que tu ressens.
Je suis là.

Mais elle recula d’un pas,
tremblante,
comme si une vérité invisible la tirait loin de moi.

Ce que Samuel a écrit…
ça concerne ma famille.
Mon passé.
Quelque chose que personne ne m’a jamais dit.
Et si c’est vrai…
elle ferma les yeux,
une larme glissant comme une étoile mourante,
alors rien de ce que je croyais être… ne l’est vraiment.

Le vent tourna les pages derrière elle,
comme pour rappeler que les secrets, tôt ou t**d,
demandent à être lus.

Elle fit un pas en arrière,
puis un autre.

Laisse-moi quelques jours, s’il te plaît.
Je dois comprendre…
avant que tout ne m’échappe.

Et elle s’éloigna,
silhouette fragile dans la lumière mourante,
emportant avec elle la promesse d’un amour
soudain menacé par un passé
qui avait décidé de parler.

Je restai là,
immobile,
sentant pour la première fois
que l’ombre qui venait de s’ouvrir dans sa vie
pourrait aussi engloutir la mienne.

🤔🤔🤔 Épisode 11 dans quelques heures

14/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 9 : Le retour de l’ombre au geste imprévu

La pluie avait fini par s’adoucir,
comme une main qui cesse de frapper la fenêtre
pour glisser en caresses.
Nous marchions ensemble,
collés l’un à l’autre,
dans une paix encore fragile,
mais réelle,
une paix qui ressemblait à l’espoir.

Pourtant, au fond de moi,
un pressentiment flottait,
léger comme une fumée laissée par un feu qui ne s’est pas totalement éteint.

Le lendemain,
la ville avait retrouvé son soleil,
comme si elle voulait sécher toutes les blessures de la veille.
Nous nous rendîmes à notre endroit habituel,
mais quelque chose avait changé dans l’air,
un parfum différent,
presque trop calme.

C’est alors que je l’ai vu.

Samuel.
Debout,
mais différent
le regard apaisé,
les épaules moins lourdes,
comme si une décision intime
avait redessiné son visage.

Il tenait quelque chose dans les mains :
un petit carnet noir, usé,
que la pluie de la veille avait un peu gondolé.
Il s’approcha,
lentement,
sans la colère d’autrefois,
sans la revendication du passé.

Elle se figea.
Moi aussi.

Il s’arrêta juste devant nous,
et sa voix,
au lieu d’être serrée de tension,
avait la douceur fatiguée
de quelqu’un qui a trop pleuré pour encore crier.

J’ai quelque chose pour vous deux.

Pour vous deux…
Des mots impossibles,
imprévisibles,
qui tombèrent entre nous comme une révélation.

Il tendit le carnet vers elle.

C’est… mon journal.
Ça fait des années que j’y écris ce que je n’arrivais pas à lui dire.
Tout ce que j’ai ressenti…
Tout ce que j’ai eu peur de perdre.
Il inspira,
ferma les yeux un instant.
Je veux que tu le lises.
Je veux que tu saches qui j’ai été.
Et ensuite…
il tourna son regard vers moi, sans un tremblement,
je veux que tu le donnes à lui.
Parce que ça lui montrera ce que tu mérites vraiment.

Elle resta pétrifiée,
la main tremblante autour de ce carnet lourd de secrets.

Je ne trouvais pas de mots.
Le geste était trop grand,
trop humble,
trop inattendu.

Samuel reprit,
plus calme encore :

Je me suis battu contre toi,
dit-il en me regardant,
comme si la vie était un duel.
Mais la vérité…
c’est qu’il n’y a pas de guerre quand l’autre ne veut pas se battre.
Il esquissa un sourire triste.
Alors j’ai décidé d’arrêter de me détruire.

Puis il tourna les yeux vers elle,
et ce regard-là
n’avait plus la possession du passé,
mais une tendresse résignée.

Je te laisse aller… vraiment.
Je veux juste que tu sois heureuse.
Et si c’est avec lui,
alors j’apprendrai à vivre avec ça.

Elle porta une main à sa bouche,
touchée au-delà des mots,
ses yeux brillants d’une émotion profonde.

Avant de partir,
Samuel fit quelque chose
que personne n’aurait pu prévoir.

Il posa une main sur mon épaule,
légère, presque fraternelle,
et murmura :

Ne la déçois pas.
Elle vaut le monde.

Puis il s’éloigna,
laissant derrière lui
un silence qui vibrait comme une corde émue,
une nouvelle page prête à s’écrire,
et une paix étrange, douloureuse,
mais vraie.

Et sous la lumière neuve du jour,
elle me prit la main,
encore bouleversée,
le carnet serré contre elle comme un cœur supplémentaire.

Il a changé quelque chose en moi, dit-elle doucement.
En nous aussi.

Je hochai la tête,
sentant que ce geste inattendu
venait de transformer toute la trajectoire de notre histoire.

Mais je ne savais pas encore
que ce carnet noir
contenait une vérité
qui, bientôt,
voudrait à son tour changer notre destin.

🫣🫣 Suite ???

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.Épisode 8 : L’écho des blessures silencieusesLa pluie tombait plus fort,comme si le ci...
13/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 8 : L’écho des blessures silencieuses

La pluie tombait plus fort,
comme si le ciel voulait laver le monde
des émotions trop lourdes qu’il voyait naître sous lui.
Mais rien ne pouvait effacer ce moment suspendu :
nos mains enlacées,
et lui, immobile de l’autre côté de la rue,
le cœur ouvert comme une plaie.

Samuel ne disait rien.
Son regard seul parlait,
un regard qui portait le poids de toutes les années
où il avait espéré en secret
qu’elle reviendrait vers lui.
Mais voilà qu’elle avançait maintenant vers une lumière
qui n’était plus la sienne.

Elle desserra doucement sa main de la mienne,
non par regret,
mais par trouble —
le trouble de quelqu’un qui voit deux mondes s’entrechoquer.

Attends-moi ici, murmura-t-elle,
sa voix tremblante comme une feuille sous la pluie.

Je restai sous l’auvent,
les vêtements humides,
le cœur encore plus.
Je la regardai traverser la rue,
chaque pas résonnant dans l’eau comme un battement de destin.

Arrivée devant Samuel,
elle lui parla.
Je ne pouvais pas entendre leurs mots,
mais je pouvais lire leurs âmes.

Lui : la douleur d’un amour qui se perd.
Elle : la fatigue de quelqu’un qui en porte deux à la fois.
Entre eux : une histoire ancienne qui se débattait
pour ne pas mourir.

Il tenta d’attraper sa main,
un réflexe venu du passé,
mais elle retira doucement la sienne.
Cette douceur-là lui fit plus mal qu’un coup.

Ses épaules s’effondrèrent un peu.
Je le vis hocher la tête,
comme quelqu’un qui accepte un verdict
qu’il redoutait depuis longtemps.

Puis il leva les yeux vers moi.

Et dans ce regard noyé de pluie,
il n’y avait plus de rivalité,
plus de menace,
seulement une douleur honnête
et une question silencieuse :
Prends soin d’elle.
Ne fais pas ce que je n’ai pas su faire.

Il s’éloigna ensuite,
lentement,
comme un homme qui quitte une scène
où il n’a plus sa place.

Elle revint vers moi,
trempée,
fatiguée,
mais libérée d’un poids invisible.

Je l’accueillis dans mes bras,
et elle posa son front contre ma poitrine,
laissant son souffle trembler comme une flamme mouillée.

Ça me fait mal de lui faire du mal, murmura-t-elle.
Mais j’ai le droit d’avancer… non ?

Je fermai les yeux,
la serrant un peu plus fort,
laissant la pluie poursuivre sa prière autour de nous.

Oui,
dis-je doucement.
Tu as le droit d’avancer.
Et je marcherai à tes côtés…
que la lumière soit douce,
ou que l’orage nous surprenne.

Elle se serra contre moi,
comme un refuge trouvé après une longue errance.
Et malgré la pluie qui continuait son chant,
je sentis une chaleur nouvelle naître entre nos deux corps.

Un amour qui commençait enfin
à prendre sa forme véritable.

Mais loin derrière nous,
dans une rue noyée d’eau,
une ombre persistait encore…

Car les histoires ne se referment jamais vraiment
tant qu’un cœur refuse d’abandonner ses derniers battements.

Wow wow wow, impatient d'avoir la suite???
Épisode 9 dans 2 heures. 😁

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS Épisode 7 : Le tournant sous la pluie naissanteLa journée avançait,lente comme un souf...
13/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS

Épisode 7 : Le tournant sous la pluie naissante

La journée avançait,
lente comme un souffle fatigué,
et le ciel s’assombrit peu à peu,
annonçant une pluie qui ressemblait étrangement
à ce que chacun de nous portait dans le cœur.

Après cette étrange confrontation,
nous avons marché tous les trois en silence,
comme si les mots venaient de trop peser sur nos épaules.
Puis Samuel s’arrêta,
leva les yeux vers elle,
et dit d’une voix à peine audible :

J’ai besoin d’être seul.

Elle hocha la tête,
sans colère,
sans reproches,
comme quelqu’un qui comprend qu’un cœur blessé
a parfois besoin de s’éloigner pour ne pas se briser.

Il s’en alla,
lentement,
ses pas résonnant comme une pluie qui n’était pas encore tombée.
Et quand il disparut derrière le virage,
un calme étrange se posa entre nous.

Elle se tourna vers moi.

Son regard n’était plus le même.
Il avait perdu une part d’hésitation,
gagné une lueur nouvelle,
un éclat qui ressemblait
à une lumière qui cherche enfin où se poser.

Je suis désolée…
Sa voix vibrait d’une sincérité tendre,
comme une corde qu’on pince du bout des doigts.
Je ne voulais pas que tu sois au milieu de ça.

Je secouai doucement la tête.

Je ne suis pas au milieu.
Je suis là.
À tes côtés.
C’est différent.

Elle sourit,
un sourire doux, fragile,
mais chaud comme une braise qui ne demande qu’à grandir.

La première goutte de pluie tomba.
Puis une autre.
Et une autre encore.

Nous avons cherché refuge sous l’auvent d’un petit café fermé,
le vent jouant avec ses cheveux comme un musicien distrait.
Elle riait doucement de la pluie
qui venait coller nos vêtements,
et ce rire-là
avait le pouvoir de faire reculer toutes les ombres.

Tu sais, dit-elle,
en regardant les passants courir pour éviter l’averse,
j’ai l’impression que tout dans ma vie bouge trop vite.
Trop de choses, trop d’émotions…
Mais toi…
Elle fit une pause,
laissant son souffle chercher la phrase juste.
Toi, tu es calme.
Et ça me fait du bien.

Je sentis quelque chose se dénouer en moi,
comme si ses mots venaient ouvrir une porte
que je croyais verrouillée.

La pluie s’intensifia,
frappant le toit au-dessus de nous comme un tambour impatient.
Et dans cette intimité involontaire,
son regard se perdit dans le mien.
Longuement.
Sans détour.

Alors elle fit un pas.
Minuscule.
Mais suffisant pour que nos souffles se rencontrent.

Je crois… que j’ai besoin d’apprendre à ne plus avoir peur, murmura-t-elle.

Ma main chercha la sienne,
hésitante,
puis elle s’y glissa doucement,
comme si elle trouvait enfin l’endroit où elle devait reposer.

Et au moment précis où nos doigts se serrèrent,
une silhouette lointaine,
fugitive,
apparut de l’autre côté de la rue.

Samuel.

Sous la pluie battante,
immobile,
nous regardant.

Non pas avec colère.
Non pas avec rage.
Mais avec un chagrin silencieux
qui coupait la lumière en deux.

Le destin venait, encore une fois,
de nous rappeler que rien n’est simple
quand trois cœurs respirent dans la même histoire.

Vous voulez la suite ??? Dans l'épisode 8 j'ai l'impression que les choses sérieuses commencent 😅😅

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS Épisode 6 : Le cœur mis à nuIls s’éloignaient, leurs silhouettes se découpant dans la ...
12/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS

Épisode 6 : Le cœur mis à nu

Ils s’éloignaient, leurs silhouettes se découpant dans la lumière du matin
comme deux souvenirs qui refusent de s’effacer l’un devant l’autre.
Je restais là, immobile,
le souffle suspendu à ce fil invisible qui me reliait encore à elle.

La ville semblait retenir sa respiration.
Même le vent avançait plus doucement,
comme pour ne pas troubler la gravité de ce qui allait se dire entre eux.

Je les voyais parler à distance,
leurs gestes, leurs silences,
ces éclats muets qui trahissent les émotions qu’on tente de cacher.
Samuel marchait de gauche à droite,
prisonnier d’une impatience qui brûlait sous sa peau.
Elle, elle restait droite, calme, mais blessée —
comme quelqu’un qui porte un poids qu’on ne voit pas.

Après un long moment,
ils revinrent vers moi.

Samuel était le premier.
Son regard ne fuyait pas,
mais quelque chose en lui s’était fissuré,
comme si la vérité venait de lui enlever un toit qu’il croyait solide.

Je veux te parler, dit-il.
Sa voix n’était ni hostile ni douce :
elle était nue, simplement.

Elle s’arrêta un peu plus loin,
comme si elle voulait me laisser entendre,
mais pas intervenir.

Samuel se planta devant moi.
Son ombre tombait sur mes chaussures,
froide comme un aveu.

Je tiens à elle depuis des années, murmura-t-il.
Tu arrives… et elle change.
Ses yeux brillaient d’une fatigue qui venait de loin.
Tu sais ce que ça fait de voir la personne que tu aimes glisser vers quelqu’un d’autre ?

Je sentis une pointe de douleur,
pas pour lui,
mais pour cette situation où chaque cœur finit par perdre un morceau de lui-même.

Je ne veux rien lui prendre, répondis-je doucement.
Je suis juste… là.
C’est elle qui choisit.

Il serra les dents,
comme si mes mots confirmaient ce qu’il redoutait le plus.

Et si elle choisit mal ?
Cette phrase ne venait pas de la colère,
mais d’une peur profonde, tremblante, sincère.

Je pris une inspiration légère,
laissant le silence porter ma réponse.

Les cœurs ne se trompent que quand on les force.

Il voulut répondre…
puis baissa les yeux,
vaincu par une vérité qu’il ne pouvait pas contredire.

Elle nous regardait,
immobile,
les mains serrées l’une contre l’autre,
comme si elle craignait que l’un de nous deux se brise.

Elle s’avança,
se planta entre nous,
et sa voix, douce mais ferme,
tomba comme une sentence qui cherche enfin sa liberté :

Je ne veux plus qu’on se déchire autour de moi.
Je déciderai.
À ma façon.
Sans pression.
Sans peur.

Puis elle posa sa main sur mon bras un geste léger, mais immense.
Et dans les yeux de Samuel,
je vis un éclat de douleur…
et une résignation lente,
celle de ceux qui comprennent que le destin prend parfois des chemins qu’on ne peut retenir.

Ce soir-là,
un triangle d’émotions s’était formé,
fragile, brûlant,
prêt à changer la trajectoire de nos vies.

Épisode 7??? Vous êtes prêts ???

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS Épisode 5 : Le murmure des tensions invisiblesLe jour suivant, la ville avait une odeu...
12/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS

Épisode 5 : Le murmure des tensions invisibles

Le jour suivant, la ville avait une odeur d’orage,
comme si le ciel lui-même savait que quelque chose allait se jouer.
Je suis arrivé un peu plus t**d que d’habitude,
le cœur serré par une inquiétude que je n’osais pas nommer.

Elle était là.
Seule.
Assise sur le même banc que la première fois,
comme si le destin voulait ramener les choses à leur point d’origine.

En m’approchant, j’ai senti un frisson me traverser :
son sourire était plus fragile,
comme une fleur un peu trop souvent surprise par le vent.

Salut…
Sa voix avait une nuance triste,
une note tombée hors de la mélodie.

Je me suis assis près d’elle.
Un silence s’est installé,
épais, un peu tiède,
chargé de questions que nous n’osions pas encore ouvrir.

Puis elle a soupiré.

Samuel… il n’a pas changé.
Il a toujours eu cette façon d’apparaître dans ma vie
comme si elle lui appartenait encore.

Je n’ai rien dit.
Parfois, les mots deviennent des intrus,
et je ne voulais pas troubler ce qu’elle tentait d’apprivoiser.

Il pense que… que nous deux,
elle hésita,
chercha mes yeux,
puis murmura :
il pense que tu n’es qu’un passage.

La phrase m’a traversé comme une lame douce,
coupant d’un trait l’assurance que je tentais de garder.

Et toi ?
Ma voix n’était qu’un souffle.
Tu penses quoi ?

Elle tourna la tête vers moi,
et dans son regard, il y avait une vérité qui naissait doucement,
comme une aurore qu’on voit poindre avant que le soleil ne la confirme.

Je pense que… tu prends plus de place que prévu.
Sa main trembla légèrement,
comme si une tempête voulait naître sous sa peau.
Et ça lui fait peur.

Un léger sourire m’échappa.
Mais à ce moment précis,
j’ai senti une présence derrière nous.

Samuel.

Il nous observait,
son regard sombre chargé d’un mélange de nostalgie, de colère et d’espoir brisé.
Un regard qui disait clairement :
Je ne suis pas prêt à la perdre.

Il s’est approché lentement,
comme une ombre décidée à reprendre sa lumière.

On peut parler ?
Sa voix vibrait d’un sérieux qui ne laissait aucune place à l’évasion.

Elle se leva, hésita,
puis lui fit un signe
un accord silencieux qui me brisa un peu.

Ils s’éloignèrent tous les deux,
laissant derrière eux une traînée de tension
qui fit battre la ville plus fort,
comme si chaque pas qu’ils échangeaient
allait décider de la place que chacun prendrait dans son monde.

Je les regardais partir,
et au fond de moi,
je sentais que l’amour venait de recevoir son premier défi réel.

Un défi qui n’attend qu’une chose :
la suite.

🤔🤔 On continue avec l'épisode 6???

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.Épisode 4 : L’ombre qui s’invite dans la lumièreLe lendemain, j’y étais avant l’heure,...
12/12/2025

QUAND NOS REGARDS SE SONT CROISÉS.

Épisode 4 : L’ombre qui s’invite dans la lumière

Le lendemain, j’y étais avant l’heure,
comme un cœur trop impatient pour respecter le temps.
La ville respirait lentement,
et chaque souffle semblait murmurer son nom.

Elle est arrivée,
enveloppée dans cette grâce tranquille qui la suit partout.
Son sourire, en me voyant,
a courbé le monde dans la bonne direction.

Mais derrière elle,
une silhouette avançait aussi,
sombre comme un nuage qui s’invite dans un ciel d’été.

Un homme.
Grand, le regard sûr, les gestes familiers.
Il marchait à ses côtés
comme quelqu’un qui croit avoir sa place avant même d’être invité.

Elle s’est approchée de moi,
mais un léger trouble glissait dans ses yeux,
comme une vague que le vent soulève sans prévenir.

Je te présente Samuel, un… ami d’enfance.

Ami.
Un mot innocent, mais parfois lourd comme une pierre dans la poitrine.

Il m’a serré la main,
trop fort,
comme pour mesurer la place que je prenais dans sa vie à elle.

Elle me parlait de toi, a-t-il dit.
Sa voix avait la douceur de quelqu’un qui sait déjà ce qu’il risque de perdre.

Elle a rougi,
et mon cœur s’est mis à frissonner,
partagé entre la joie et une inquiétude qui ne voulait pas mourir.

Nous avons marché un moment tous les trois,
mais chaque phrase semblait danser avec une tension invisible.
Lui la regardait avec une nostalgie évidente,
celle de quelqu’un qui espère encore redevenir le centre du monde de quelqu’un.

Et moi, je sentais que la lumière douce que j’avais découverte
commençait à trembler,
comme une flamme surveillée par trop d’yeux.

Au moment de partir,
elle m’a lancé un regard discret,
un regard qui disait mille choses
que ses lèvres n’osaient pas encore confier.

Il y avait du trouble,
du désir,
et une promesse fragile,
prise au piège entre deux battements de cœur.

Ce jour-là, j’ai compris :
l’amour venait de naître,
mais l’ombre avait déjà choisi son rôle.

Épisode 5, les choses sérieuses commencent 😅😅

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