11/09/2026
Vital Kamerhe s'exprime : Bukavu, aujourd'hui, c'est un morceau de mon cœur qui s'est brisé avec vous.
C’est avec une grande consternation que j'ai appris le terrible incendie survenu à Cimpunda, dans la commune de kadutu/Bukavu, qui a ravagé des écoles ainsi que des nombreuses habitations.
Ce drame d’une particulière gravité a coûté la vie à plusieurs élèves.
Furaha, Ujamaa... des noms qui disaient la joie et la fraternité, et qui portent aujourd'hui le poids d'un deuil que nul parent ne devrait connaître. Des enfants sont partis à l'école avec leurs cahiers et leurs rêves, et ne reviendront plus s'asseoir à la table familiale. Je pense à leurs mères, à leurs pères, à leurs frères et sœurs, à Cimpunda et dans tout Kadutu, dont le silence, ce soir, est plus lourd que tous les mots.
À vous, familles endeuillées, je ne dis pas que je comprends votre douleur, mais je vous dis que je la porte avec vous, comme un fils de cette terre. À vous, enfants blessés, je souhaite de retrouver vite la force de rire et de courir comme avant.
Notre Sud-Kivu, notre Est tout entier, ploie déjà sous le poids d'une guerre qu'il n'a pas choisie, d'une occupation qui l'épuise depuis trop longtemps. Et voilà qu'un nouveau malheur s'abat sur nos enfants, comme si le ciel lui-même refusait un instant de répit à Bukavu.
C'est justement pour cela que la paix n'est plus une option, elle est une nécessité vitale, urgente, pour que nos populations puissent enfin panser leurs plaies, reconstruire, espérer. Le Chef de l'État, SE Félix-Antoine Tshisekedi, ne ménage aucun effort pour ramener cette paix et soulager les souffrances des populations de l'Est.
Je l'affirme avec conviction : notre peuple mérite de vivre, de scolariser ses enfants en sécurité, et de connaître enfin des jours sans drame.
À toi, Bukavu, ma ville, mon peuple : tu n'es pas seul. Tout le Congo pleure avec toi, et tout le Congo se lèvera pour que la paix te soit enfin rendue."