23/04/2020
La croissance économique, par son importance en termes d’amélioration de niveaux de vie, a fait de cette notion l’une des thématiques les plus débattues par les économistes. Les initiatives pour accroître la croissance économique et éradiquer la pauvreté prolifèrent. Les écrits se multiplient mais les opinions sur les déterminants de la croissance économique au sein d’un pays et entre groupes de pays divergent. Certains travaux ont largement exploité les données issues de la sphère économique pour tenter de justifier les écarts de croissance entre pays ( Entre autres, Lee (1993) introduit les barrières tarifaires comme déterminant du revenu de long terme, Easterly et Rebelo (1993) s'intéressent à l'impact de l'investissement public, Davis (1995) rend compte d’une relation positive entre les ressources naturelles et la croissance économique, Barro et Sala-i-Martin (1995) mesurent le rôle des dépenses publiques de consommation, Sachs et Warner (1995) celui de l'ouverture extérieure, Fisher (1993) à l’effet de l’inflation et de la stabilité macroéconomique, King et Levine (1993), celui du développement financier etc. ) . Cependant, les limites des estimations effectuées, et notamment, la nécessité d'ajouter des dummies régionales au sein des modèles pour parvenir à expliquer la variance des observations, ont suggéré l'incomplétude des modèles se limitant aux indicateurs économiques pour expliquer les comportements de croissance. Cette réflexion a incité les économistes à se tourner vers les variables institutionnelles pour tenter de trouver une justification aux écarts entre pays inexpliqués par les seules données économiques. Plusieurs facteurs politiques et institutionnels ont alors été mis en avant: la démocratie chez Barro (1996), le respect des droits de propriété chez Clague, Keefer et Olson (1996), l’instabilité politique chez Alesina et Perotti (1994), Acemoglu, Johnson et Robinson (2004), Rodrik, Subramanian et Trebbi (2002) etc. 👇👇👇suite