03/03/2026
-ALPC: la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC) a été mise en place *en 2008* par le gouvernement de la République démocratique du Congo pour répondre à l’urgence liée à la prolifération des *armes légères et de petit calibre (ALPC)*, un phénomène qui alimente directement les conflits armés, l’insécurité et la violence dans de nombreuses provinces, dont le Nord-Kivu.
Elle est née dans le cadre des engagements internationaux de la RDC, notamment vis-à-vis du *Programme d’action des Nations Unies sur les armes légères et du Protocole de Nairobi* visant à renforcer le contrôle des ALPC dans la région des Grands Lacs.
La CNC-ALPC est une structure *interministérielle*, placée sous l’autorité des ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères, et coordonnée par un *Secrétariat permanent*
Ses missions principales sont :
• *Planifier, coordonner et exécuter* la politique nationale de contrôle des ALPC.
• *Développer et superviser des stratégies nationales* pour réduire leur circulation illicite.
• *Renforcer la traçabilité et la transparence* des armes par des opérations de marquage et d’enregistrement.
• *Sensibiliser les communautés* aux dangers liés aux armes illégales.
• *Coopérer avec les partenaires techniques et financiers*, notamment la MONUSCO (UNMAS) pour appuyer l’exécution des plans.
L’organisation interne repose sur des directions opérationnelles telles que : Opérations, Logistique, Etudes & Planification, Communication et Administration.
Depuis sa création, la CNC-ALPC a élaboré *trois plans nationaux quinquennaux*:
1. *2012–2016* – Premier grand plan structurant les actions sur le terrain. Peacekeeping][1])
2. *2018–2022* – Stratégie enrichie avec plus d’actions de contrôle, de destruction et de traçabilité. ([United Nations Peacekeeping][1])
3. *2024–2028*– Plan actuellement en vigueur, validé en novembre 2023, visant à structurer la gestion des ALPC autour de plusieurs axes fortement orientés vers le marquage, le désarmement volontaire, la formation, et le cadre légal.
Ces plans nationaux sont des outils essentiels pour traduire la politique gouvernementale en actions mesurables sur le terrain.
Traçabilité et marquage des armes.
La CNC-ALPC a mené des opérations de marquage et d’enregistrement des armes sur l’ensemble du territoire national.
Grâce à ces actions, plus de 300 000 armes ont été marquées dans plusieurs provinces, dont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, Kinshasa, Ituri, Tanganyika et Kongo-Central, ce qui permet une meilleure traçabilité et un contrôle plus efficace.
Par des campagnes de sensibilisation et des ateliers régionaux, la Commission a renforcé l’implication des acteurs locaux, des forces de sécurité et de la société civile pour freiner la circulation illicite des armes.
La MONUSCO (via l’UNMAS) a apporté un soutien technique, notamment par la fourniture d’équipements de marquage, la formation des agents et la mise en place de structures sécurisées de stockage. Cela a considérablement renforcé les capacités de la CNC-ALPC.
Malgré ces avancées, la circulation incontrôlée des armes, notamment dans des zones frontalières et forestières comme dans le Nord-Kivu, reste un défi majeur pour la stabilité régionale, ce qui incite la Commission et ses partenaires à maintenir et amplifier les efforts de contrôle et de désarmement.
Depuis sa création en *2008* la CNC-ALPC s’est progressivement imposée comme un acteur essentiel de la politique congolaise de sécurité, en structurant la gestion des armes légères et de petit calibre pour réduire leur impact sur la paix et la sécurité.
CNC-ALPC NORD-KIVU.