03/02/2026
Elbas Manuana Ndosi, legende du cinéma congolais est décédé
Elbas Manuana Ndosi, legende du cinéma et du théâtre en République démocratique du Congo, est décédé ce mardi 3 février à Kinshasa de suite d'une longue maladie. Avec lui s’éteint une voix, une présence, une école.
Connu du grand public pour ses rôles marquants dans plusieurs productions télévisuelles, notamment la série C’est drôle, Elbas Manuana était avant tout un homme de théâtre, un maître du jeu, un acteur dont la simple entrée en scène imposait le silence et l’attention. Sa force ne résidait pas seulement dans le texte, mais dans cette présence scénique rare, presque instinctive, qui ne s’enseigne pas mais se reconnaît immédiatement.
À l’Institut National des Arts (INA), où il a formé et encadré de nombreuses générations, Elbas Manuana n’était pas un simple enseignant ou assistant de cours. Il était un passeur de sens. Un artiste qui interrogeait le théâtre dans sa profondeur : son utilité sociale, sa vérité, son humanité. Pour beaucoup d’étudiants, le rencontrer revenait à confronter la théorie à la réalité vivante de la scène.
Son parcours est aussi celui d’un homme accessible, attentif, toujours prêt à partager son expérience en dehors des cadres institutionnels. Il croyait au dialogue, à la curiosité, à la nécessité pour les jeunes artistes d’aller à la rencontre de ceux qui ont façonné la discipline avant eux. Pour lui, le véritable apprentissage ne se limitait pas aux livres ou aux salles de cours, mais naissait de l’échange direct, des questions sincères et du regard critique posé sur sa propre pratique.
En 2003–2004, après le passage de plusieurs de ses étudiants à l’INA, Elbas Manuana les associe à des projets professionnels, notamment la série Les Makoza, ça se passe comme ça, produite par Maxime Agency. Un geste fort, révélateur de sa volonté constante de faire émerger la relève, non par discours, mais par l’action.
La disparition d’Elbas Manuana Ndosi laisse un vide immense dans unElbas Manuana Ndosi, legende du cinéma congolais est décédé
Elbas Manuana Ndosi, legende du cinéma et du théâtre en République démocratique du Congo, est décédé ce mardi 3 février à Kinshasa de suite d'une longue maladie. Avec lui s’éteint une voix, une présence, une école.
Connu du grand public pour ses rôles marquants dans plusieurs productions télévisuelles, notamment la série C’est drôle, Elbas Manuana était avant tout un homme de théâtre, un maître du jeu, un acteur dont la simple entrée en scène imposait le silence et l’attention. Sa force ne résidait pas seulement dans le texte, mais dans cette présence scénique rare, presque instinctive, qui ne s’enseigne pas mais se reconnaît immédiatement.
À l’Institut National des Arts (INA), où il a formé et encadré de nombreuses générations, Elbas Manuana n’était pas un simple enseignant ou assistant de cours. Il était un passeur de sens. Un artiste qui interrogeait le théâtre dans sa profondeur : son utilité sociale, sa vérité, son humanité. Pour beaucoup d’étudiants, le rencontrer revenait à confronter la théorie à la réalité vivante de la scène.
Son parcours est aussi celui d’un homme accessible, attentif, toujours prêt à partager son expérience en dehors des cadres institutionnels. Il croyait au dialogue, à la curiosité, à la nécessité pour les jeunes artistes d’aller à la rencontre de ceux qui ont façonné la discipline avant eux. Pour lui, le véritable apprentissage ne se limitait pas aux livres ou aux salles de cours, mais naissait de l’échange direct, des questions sincères et du regard critique posé sur sa propre pratique.
En 2003–2004, après le passage de plusieurs de ses étudiants à l’INA, Elbas Manuana les associe à des projets professionnels, notamment la série Les Makoza, ça se passe comme ça, produite par Maxime Agency. Un geste fort, révélateur de sa volonté constante de faire émerger la relève, non par discours, mais par l’action.
La disparition d’Elbas Manuana Ndosi laisse un vide immense dans un secteur déjà fragilisé, où les figures de référence se font rares et où la mémoire artistique est souvent négligée. Pourtant, son héritage demeure : dans les œuvres qu’il a incarnées, dans les carrières qu’il a contribué à lancer, et dans cette exigence silencieuse qu’il a léguée à ceux qui l’ont approché.
sa disparition servira-t-elle enfin de rappel sur l’urgence de préserver, d’écouter et de valoriser nos maîtres de leur vivant ? Dites-le-nous dans les commentaires