23/08/2020
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NOTION DE PATRIMOINE
Le patrimoine est l'ensemble des droits et obligations d'une personne.
1. Les éléments du patrimoine
Un patrimoine comprend deux catégories d'éléments : les éléments actifs (a) et les éléments passifs (b).
a. Les éléments actifs d'un patrimoine
Les Ă©lĂ©ments actifs d'un patrimoine sont constituĂ©s de droits et/ou de biens qui l'enrichissent, c'est-Ă -dire des choses qui en augmentent le volume ou la valeur. Un patrimoine augmente en volume si les Ă©lĂ©ments qui le composent s'accroissent en nombre ou en quantitĂ© (ex : un panier de 5 fruits qui passent Ă 10 fruits ). Il augmente en valeur si le prix de ce patrimoine s'accroĂźt, mĂȘme si le nombre ou la quantitĂ© reste la mĂȘme (ex : un colis de 10 lingots d'or qui, en 2019 coutait 1.000.000F, vaut 1.200.000F en 2020 sans changer de volume ).
Il y a une diffĂ©rence entre un droit et un bien. Si un droit est la prĂ©rogative dont on dispose sur une chose, le bien est la chose elle-mĂȘme, c'est-Ă -dire le support sur lequel repose la prĂ©rogative. A titre d'exemple, si je dis que je suis propriĂ©taire d'une maison, cela veut dire que j'ai le droit d'user, de j***r et de disposer de cette maison comme son propriĂ©taire, en revanche, si je dis que ma maison est dĂ©truite, cela veut dire que je vise le bien, c'est-Ă -dire la chose matĂ©rielle sur laquelle reposait mon droit d'user, de j***r ou de disposer avant sa destruction. Les deux exemples peuvent donc ĂȘtre envisagĂ©s soit indistinctement ( lorsque les deux rĂ©alitĂ©s ne font qu'une), soit diffĂ©remment (lorsque les deux rĂ©alitĂ©s sont sĂ©parĂ©es). En vĂ©ritĂ©, l'une des deux rĂ©alitĂ©s est rĂ©elle (le bien) tandis que l'autre n'est que virtuelle (le droit).
Les droits d'un patrimoine - qu'on appelle droits patrimoniaux par opposition aux droits extra-patrimoniaux - se subdivisent en trois catĂ©gories : les droits personnels, les droits rĂ©els et les droits intellectuels. Les droits personnels, qu'on appelle aussi droits de crĂ©ance, constituent le lien de droit en vertu duquel une personne appelĂ©e crĂ©anciĂšre, peut exiger de l'autre appelĂ©e dĂ©bitrice, soit de donner, soit de faire, soit de ne pas faire quelque chose (ex : un contrat, un chĂšque, une lettre de crĂ©ance). Les droits rĂ©els correspondent aux prĂ©rogatives, c'est-Ă -dire aux facultĂ©s ou aux pouvoirs qu'une personne exerce sur une chose corporelle et qui lui permettent soit d'user, soit de j***r, soit d'abuser de cette chose d'une maniĂšre compatible avec ses intĂ©rĂȘts (ex : le droit de propriĂ©tĂ©, le droit de gage, le droit d'hypothĂšque...). Quant aux droits intellectuels, ce sont des prĂ©rogatives ou facultĂ©s qui ne portent ni sur une personne ni sur une chose corporelle, mais sur une chose incorporelle, en faisant naĂźtre dans le chef de leur titulaire, en quelque sorte, un droit d'user, de j***r ou de disposer d'une chose immatĂ©rielle d'une maniĂšre compatible avec les intĂ©rĂȘts du titulaire (ex : droit de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, droit de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, droit de la propriĂ©tĂ© littĂ©raire ou artistique, droit Ă la clientĂšle...).
En principe, chacune des catégories des droits précités reposent sur des supports matériels qu'on peut analyser sous-forme de biens ou choses. Ainsi, les droits personnels, qui sont des créances, peuvent porter soit sur des choses matérielles (ex : un contrat écrit, un chÚque...), soit sur des choses immatérielles (ex : un engagement verbal, une promesse de dette...). Ainsi, tous les droits réels portant soit sur des choses mobiliÚres sont des droits réels mobiliers (ex : la propriété d'une voiture, la propriété d'une chemise, le gage détenu sur ces biens) et que ceux portant ceux portant sur des choses immobiliÚres sont des droits réels immobiliers (ex : la propriété d'une maison, l'hypothÚque sur une maison...). Enfin, les droits intellectuels portant sur des choses immatérielles sont qualifiés de biens irréels ( au sens de droits virtuels ), c'est-à -dire des biens qui n'ont aucune existence physique, mais pourtant interviennent dans le commerce juridique.
b. Les éléments passifs d'un patrimoine
Les éléments passifs d'un patrimoine sont - à l'opposé des éléments actifs qu'on peut rapprocher des créances ou droits personnels - constitués de dettes ou d'obligations, c'est-à -dire de ces liens de droit en vertu desquels une personne appelée débitrice est tenue envers une autre personne appelée créanciÚre, de donner, de faire ou de ne pas faire quelque chose. En tant que passifs, ces éléments négatifs ont pour caractéristique principal l'appauvrissement du patrimoine de l'individu. C'est la raison pour laquelle « dette » ou « obligation ».
Si la notion de dette est relativement facile à comprendre, en ce qu'elle signifie la somme d'argent due, celle d'obligation est au contraire difficile à cerner. Prise au sens négatif (comme c'est le cas ici), la notion d'obligation est à entendre tout simplement comme une dette, c'est-à -dire comme tout ce qu'on est tenu de faire ou de rendre.
Les dettes ou obligations d'un patrimoine, qui constituent l'aspect nĂ©gatif des droits rĂ©els, soit des droits intellectuels. Une dette ou une obligation peut ĂȘtre compensĂ©e sur un droit rĂ©el si le titulaire d'un patrimoine est tenu de consentir la diminution de ses biens corporels au profit d'un autre patrimoine. De la mĂȘme maniĂšre, il y a une dette ou une obligation sur un droit intellectuel si le titulaire d'un patrimoine est tenu de consentir la diminution de ses biens incorporels au profit d'un autre patrimoine.
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