09/04/2026
RDC-FOOTBALL -FECOFA–: ÉLECTIONS À LA FECOFA : L'ANCIEN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CAF VÉRON MOSENGO SERAIT CANDIDAT A LA TÊTE DE LA FECOFA
A quelques semaines des élections à la présidence de la FECOFA prévues au mois de mai, l’ancien secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, affiche clairement ses ambitions. Celui de se présenté comme Candidat au sommet du football congolais.
Dans le débat public entend briguer la tête de la Fédération congolaise de football association, avec la promesse de « transformer le football congolais
Dans ses récentes sorties médiatiques, l’ancien cadre de la Confédération africaine de football (FECOFA) met en avant son expérience internationale, son carnet d’adresses et sa connaissance du football continental. Il assure vouloir impulser une nouvelle dynamique à la Fédération congolaise de football association (Fecofa), en misant sur la gouvernance, la transparence et la professionnalisation des structures.
Cependant, une précédente interview refait surface et nourrit la controverse; il y affirmait ne pas vivre à Kinshasa. Une déclaration qui suscite interrogations et critiques dans l’opinion sportive congolaise.
La question centrale est simple : peut-on transformer une réalité que l’on ne vit pas au quotidien ?
Le football congolais est une réalité complexe, marquée par :
des championnats locaux en difficulté,
des infrastructures insuffisantes,
des conflits récurrents entre dirigeants,
une instabilité administrative chronique,
et des clubs confrontés à des contraintes financières permanentes.
Ne pas résider à Kinshasa — centre névralgique des décisions sportives et politiques du pays, pose un véritable problème de proximité avec les acteurs : présidents de clubs, ligues provinciales, arbitres, entraîneurs, supporters.
1. La légitimité du terrain
Le football ne se réforme pas uniquement dans les bureaux climatisés des instances internationales. Il se comprend sur les terrains poussiéreux de provinces, dans les réalités des académies mal financées, dans les frustrations des joueurs locaux.
Un dirigeant qui ne vit pas cette pression quotidienne risque :
1.d’avoir une vision technocratique,
2.d’importer des modèles inadaptés,
3.de sous-estimer les blocages structurels propres à la RDC.
2. L’argument de l’expertise internationale est suffisant ?
Certes, une expérience à la CAF est un atout considérable. Mais gérer une confédération continentale et diriger une fédération nationale en crise sont deux exercices différents.
À la CAF, on évolue dans un cadre structuré, avec des moyens conséquents.
À la FECOFA, il s’agit d’un environnement où;
la gouvernance est souvent contestée,
les ressources sont limitées,
et la confiance des acteurs est fragile.
L’expérience internationale ne remplace pas l’ancrage local.
3. Une contradiction qui fragilise le discours
Affirmer vouloir transformer le football congolais en un Paradis tout en reconnaissant ne pas vivre à Kinshasa crée une dissonance politique. Cela alimente un discours critique selon lequel certains dirigeants se souviennent du pays uniquement à l’approche des élections.
La transformation ne peut être un slogan. Elle exige :
présence permanente,
écoute active,
immersion dans les réalités locales,
et responsabilité quotidienne.
Une critique rigoureuse
Le débat ne doit pas être émotionnel, mais institutionnel.
Si M. Mosengo souhaite convaincre :
Il doit clarifier son projet concret.
Il doit expliquer comment il compte s’implanter durablement au pays.
Il doit démontrer qu’il comprend les réalités provinciales, au-delà de Kinshasa.
Il doit prouver que son ambition n’est pas opportuniste.
Le football congolais n’a pas besoin de discours grandiloquents. Il a besoin d’un leadership enraciné, courageux et cohérent.
La vraie question n’est donc pas « peut-il transformer le football ? », mais :
est-il prêt à vivre pleinement les réalités qu’il prétend réformer ?
En mai, les électeurs de la FECOFA devront trancher entre promesse et proximité, entre prestige international et engagement local.
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