12/06/2026
« Nous voulions que Kabila parte » — l’excuse de Mbata sur son discours changeant sur le changement de la Constitution
Invité du Space animé jeudi par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, André Mbata a dû s’expliquer sur les positions qu’il défendait lorsqu’il siégeait dans l’opposition. Des extraits de ses anciennes interventions, où il rejetait toute idée de révision de la Constitution de 2006, lui ont été opposés. Sans nier ses propos d’alors, le constitutionnaliste a soutenu qu’il n’existait aucune contradiction entre le fait de considérer ce texte comme le meilleur depuis l’indépendance et la possibilité d’y apporter des modifications. À ses yeux, l’un n’exclut pas l’autre.
Le secrétaire permanent de l’Union Sacrée également revendiqué le droit de faire évoluer sa pensée. Se présentant avant tout comme un universitaire, il a estimé qu’une réflexion scientifique ne saurait être figée dans le temps. Pour illustrer son propos, il a évoqué la modification du « Notre Père » intervenue il y a quelques années, rappelant qu’un changement n’est pas nécessairement synonyme de reniement. « Ce que j’ai dit hier, je peux le corriger », a-t-il fait valoir, refusant d’être enfermé dans ses déclarations passées.
Le moment le plus marquant de l’émission est toutefois intervenu lorsqu’il est revenu sur les combats politiques menés contre Joseph Kabila. André Mbata a reconnu que l’opposition de l’époque faisait de l’empêchement de toute révision constitutionnelle un instrument pour barrer la route à l’ancien chef de l’État. Allant plus loin, il a repris à son compte la thèse contestée de la nationalité étrangère de Joseph Kabila, avant de résumer sans détour l’objectif poursuivi à l’époque : obtenir son départ du pouvoir. « Nous voulions que Kabila parte », a-t-il lancé, estimant que ce combat avait finalement atteint son but.