12/05/2026
: 🚨‼️🚨 12 mouvements citoyens rejettent toute révision constitutionnelle et dénoncent un « troisième mandat déguisé »
Douze mouvements citoyens actifs dans la province du Sud-Kivu ont publié, ce 12 mai 2026, un communiqué conjoint dans lequel ils s’opposent fermement à toute initiative visant une révision de la Constitution ou un éventuel prolongement du pouvoir du président Félix Tshisekedi au-delà des limites prévues par la loi fondamentale.
Sous le slogan sans équivoque : « Il n’y aura ni changement de la Constitution ni troisième mandat déguisé », ces organisations citoyennes affirment avoir suivi avec inquiétude les récentes déclarations du chef de l’État lors de son point de presse tenu le 6 mars dernier à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa.
Dans leur déclaration, les signataires estiment que le contexte actuel marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, les crises humanitaire, économique et politique ainsi que la précarité grandissante des populations ne se prête pas à un débat sur une réforme constitutionnelle. Ils considèrent qu’une telle orientation risque d’accentuer les tensions nationales et de détourner l’attention des priorités urgentes auxquelles fait face la République démocratique du Congo.
Les mouvements citoyens rappellent notamment que les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu attendaient du président de la République des réponses concrètes sur la guerre dans l’Est, la protection des civils, le retour des déplacés et la restauration de l’autorité de l’État dans les zones sous menace armée.
« Le peuple attendait des actes forts, des décisions courageuses et une vision claire pour sauver la nation », peut-on lire dans le communiqué, qui dénonce un sentiment de frustration face à l’ouverture d’un débat politique jugé inopportun.
Les organisations signataires soutiennent qu’aucune réforme constitutionnelle ne devrait être engagée dans un climat de guerre, de souffrance sociale et de méfiance politique. Elles rappellent que la Constitution de 2006 constitue, selon elles, un « pacte national » acquis au prix de nombreux sacrifices et qu’elle ne doit pas servir des intérêts politiques circonstanciels.
Dans un ton particulièrement ferme, les mouvements citoyens accusent également le pouvoir de vouloir instrumentaliser la situation sécuritaire dans l’Est du pays afin de préparer un maintien au pouvoir au-delà de 2028. Une démarche qu’ils qualifient de « haute trahison ».
Les signataires appellent la population congolaise, particulièrement la jeunesse, la société civile, les leaders religieux et les forces politiques à demeurer mobilisés pour défendre l’ordre constitutionnel et les principes démocratiques.
« La Constitution est sacrée, nous la défendrons jusqu’au sacrifice suprême », conclut le communiqué.
Parmi les mouvements signataires figurent notamment LUCHA, Filimbi, Front Citoyen, Parlement de la Rue, Génération Z RDC, Militants de la Démocratie, La Voix de Chebeya DH, Ekoki, Non Violence Academia, Les Déboutistes et La Lutta.