13/01/2026
Le 11 janvier 2026, le président rwandais Paul Kagame a tenu des propos publics laissant entendre que le Rwanda aurait, selon lui, « des terres à réclamer » en République démocratique du Congo. Dans une région déjà marquée par des décennies de conflits armés, une telle déclaration dépasse largement le cadre d’un discours politique ordinaire. Elle constitue une remise en cause directe de l’ordre juridique international et du principe fondamental de l’intangibilité des frontières, pilier de la stabilité africaine depuis les indépendances.
Les dires de Paul KAGAME n’est qu’une partie visible de l’iceberg, pire distraction. C’est simplement une diversion pour détourner notre attention d’occupation déjà en cours depuis des années. En réalité, Il élimine certains chefs coutumiers congolais pour les remplacer par des chefs d’origine rwandaise, créant un Trompe-l’œil destiné à faire croire aux populations que les terres qu’elles occupent aujourd’hui leur appartiennent depuis toujours, point n’est besoin de rappeler des multiples tueries des autochtones à Beni, bunagana, lubero, kitshanga … au mépris du droit fondamental et des principes sacrés de la vie. Il s’agit d’une stratégie sournoise pour s’approprier l’héritage et les terres congolaises.
Le droit international est sans ambiguïté : un refugié n’acquiert jamais le droit territorial sur la terre d’accueil. L’article 2(4) de la Charte des Nations unies interdit formellement « la menace ou l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État ». À plusieurs reprises, le Conseil de sécurité a réaffirmé son « attachement indéfectible à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ». La RDC n’est pas une zone contestée : c’est un État souverain, membre à part entière des Nations unies, dont les frontières sont reconnues par l’ensemble de la communauté internationale.
Comment peut-on revendiquer les terres appartenant à un Etat moderne qui existait bien avant son prétendu revendicateur ? La République démocratique du Congo est une nation souveraine, indivisible et maîtresse de son destin. Elle ne doit pas de terres au rwanda de Paul kagame, il n’existe ni base légale, ni traité international qui oblige Kinshasa à céder de territoires à Kigali, ses frontières ne sont pas négociables et ne peuvent être remises en cause par la force. Kinshasa n’a pas de leçon à recevoir de kagame sur la gouvernance. Défendre la République démocratique du Congo, c’est défendre le droit international et la stabilité de la région des Grands Lacs. Face aux ingérences, chaque Congolais est appelé à servir la patrie, jamais des intérêts étrangers. Lelo News