06/03/2026
HONORABLE Modeste Bahati Lukwebo, LA CONSTITUTION N’EST PAS UN SYLLABUS !
Nous avons suivi votre récente sortie médiatique sur le changement de la Constitution.
Mais il faut rappeler une vérité simple : la Constitution d’un pays n’est pas un syllabus de droit qu’un professeur modifie selon son humeur ou ses calculs politiques.
La Constitution est le pacte sacré entre le peuple et la République. Elle n’appartient ni à un homme, ni à un parti, ni à une coalition.
Mais une question se pose :
Cette sortie est-elle une conviction républicaine ou un nouveau repositionnement politique ?
Car dans la politique congolaise, beaucoup ont déjà changé de discours selon la direction du vent du pouvoir.
Pendant ce temps, certains militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) se permettent d’insulter, de diaboliser et de menacer tous ceux qui ne soutiennent pas l’idée de modifier la Constitution.
Pire encore : l’étiquette de “Rwandais” est devenue une arme politique pour discréditer les opposants.
Une stratégie dangereuse qui vise souvent les politiciens swahiliphones, notamment ceux du Kivu.
C’est inacceptable.
On ne construit pas une nation en stigmatisant une partie de ses fils.
Rappelons aussi une chose essentielle :
le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a prêté serment à deux reprises sur cette Constitution.
Il a juré de la respecter et de protéger les institutions de la République.
Alors une question simple se pose aujourd’hui :
👉Pourquoi vouloir changer les règles du jeu en pleine partie ?
Votre parti, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC), fait partie de l’Union sacrée de la nation.
Et aujourd’hui, les désaccords internes sur la Constitution exposent au grand jour les fractures profondes de cette coalition.
La démocratie ne signifie pas applaudir aveuglément le pouvoir.
La démocratie signifie dire la vérité, même quand elle dérange.
La Constitution n’est pas un jouet politique.