29/05/2026
Centrafrique : Prisca Roseline Mano, une femme d’action au service du renouveau de Bangui
Née le 1er janvier 1975 à Bangui, Prisca Roseline Mano appartient à cette génération de femmes entrepreneures qui ont bâti leur parcours au contact des réalités économiques et sociales de leur pays. Diplômée en gestion des entreprises, elle s’est progressivement imposée dans le secteur entrepreneurial centrafricain à travers plusieurs activités liées au bâtiment, au transport et à la production, avant de tourner son regard vers un autre chantier : celui de la transformation de Bangui.
Directrice gérante de TOM (Travaux et Ouvrages Modernes), entreprise spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics, Prisca Roseline Mano dirige également des activités dans le transport, la fabrication de pavés et la menuiserie. Un parcours qu’elle présente comme profondément lié au développement local, à la création d’emplois et à l’amélioration du cadre de vie des populations.
Pour cette entrepreneure, l’engagement pour la mairie de Bangui procède d’une conviction née de l’observation quotidienne des difficultés de la capitale. Insalubrité, dégradation des infrastructures urbaines, caniveaux obstrués, insuffisance des systèmes modernes de gestion des déchets et déficit d’organisation urbaine constituent, selon elle, des défis majeurs auxquels les habitants font face chaque jour.
« Une ville capitale mérite mieux », résume en substance sa démarche, portée par la volonté d’inscrire Bangui dans une dynamique de modernisation et d’organisation plus ambitieuse.
À travers son engagement municipal, Prisca Roseline Mano défend une vision fondée sur l’action et la gestion pragmatique. Son expérience du secteur privé nourrit un discours axé sur l’organisation, l’efficacité et la planification urbaine. Elle ambitionne de faire de Bangui une ville « propre, moderne, attractive et respectueuse de ses habitants », capable de restaurer son image ‹‹ Bangui la coquette››.
Son projet met un accent particulier sur l’assainissement urbain. Parmi les mesures avancées figurent l’installation de bacs à ordures dans les marchés, quartiers populaires, écoles et lieux publics, la mise en circulation de camions de collecte avec un calendrier régulier de ramassage, ainsi que la constitution d’équipes municipales permanentes dédiées à l’entretien des rues et des espaces publics.
L’assainissement des caniveaux apparaît également comme un axe prioritaire, non seulement pour améliorer l’environnement urbain, mais aussi pour limiter les inondations et les risques sanitaires liés aux eaux stagnantes. Dans cette logique, elle défend aussi une approche participative associant les jeunes et les organisations locales, avec l’objectif de créer des emplois dans le secteur de l’entretien urbain et de renforcer l’implication citoyenne.
Au-delà des mesures techniques, Prisca Roseline Mano cherche à projeter une image de proximité et de responsabilité publique. Son discours repose sur l’idée qu’une ville mieux organisée favorise autant la santé des habitants que l’attractivité économique, en créant un environnement propice aux investissements et au bien-être collectif.
Entre expérience entrepreneuriale et ambition municipale, la candidate construit ainsi le portrait d’une femme qui revendique une culture du résultat, convaincue que le développement urbain repose autant sur la volonté politique que sur la rigueur de gestion. Dans une capitale confrontée à de multiples défis, son engagement se présente comme une promesse de renouvellement portée par une vision de terrain, tournée vers l’action et la modernisation de Bangui.
Bélisaire Dorval SAHOUL