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17/05/2023
07/05/2023

DOCTEUR WECH, L’ICONE DE LA MUSIQUE CENTRAFRICAINE MODERNE N’EST PLUS (Felix Yepassis-Zembrou)
La série noire continue dans le milieu artistique centrafricain. La nouvelle est tombée, tel l’effet d’une bombe, sur les médias nationaux et les réseaux sociaux. Dr Wech est mort ce 03 mai 2023 à l’hôpital Communautaire de Bangui où il a été admis quelques jours plus tôt pour des soins intensifs, des suites d’une courte maladie. Il avait 82 ans.
Michel Darma, plus connu sous le nom de Docteur Wech, était sans nul doute l’un des derniers pionniers de la musique centrafricaine moderne. Cette musique qui a signé ses lettres de noblesse avec la chanson « Mo Gbi » de l’orchestre Centrafrican Band, enregistrée à l’occasion de l’inauguration de Radio Bangui, le 1er décembre 1958, date de la proclamation de la République centrafricaine. Notons qu’à l’époque, la station de la radio se trouvait encore dans les locaux de l’actuelle Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, sise avenue David Dacko, dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui.
Né le 15 novembre 1940 à Douala, au Cameroun, le jeune Darma a grandi aux côtés de son père Boniface Grimari, originaire de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, et de sa mère Cécile Komessa, souma de Boguila.
La passion pour la musique est venue d’elle-même, sans doute influencée par le climat artistique camerounais dans lequel le jeune garçon baignait. Très vite, il forma avec ses camarades d’internat du collège Vogt à Yaoundé, un orchestre des collégiens dénommé Sonorita Jazz.
Ensuite il regagna Bangui où après dislocation de l’orchestre Vibro Mayos, il intégra le 27 novembre 1963, le Centrafrican Jazz de Prosper Mayele au sein duquel évoluaient aux bars dancing, Etoile, Cha-Cha-cha, Dragon Rouge, Tara-Tara, les musiciens Malao Hennecy, Valère, Edo Welengue, Chiquito et Enga Rizzos (ancien choriste de Saint-Anne à Brazzaville avant d’intégrer le Vibro Succès). Wech signa alors son premier tube, Marianna. En 1965, il y eut l’arrivée, sous

Nouveau bébé !La  Chorale les messagers du Christ de la paroisse Saint Benoît de Petevo vous offre 10 dix titres riches ...
28/05/2022

Nouveau bébé !
La Chorale les messagers du Christ de la paroisse Saint Benoît de Petevo vous offre 10 dix titres riches et inspirantes à l'occasion de ses 40 ans.
Le Concert de dédicace de l'album ''Jesus, Mo hinga mbi yé Mo'' ce samedi 28 mai en ladite paroisse à 14h30mn. Entrée libre !

01/09/2021

Jimmy Zakari - Musicien Centrafricain, précurseur de la rumba Congolaise.

Centrafricain né au Congo Brazzaville vers 1926, Jimmy fréquente en 1940 le séminaire de Bokoro au Congo Kinshasa où il se perfectionne en musique en apprenant le solfège et l’harmonie. Guitariste à Brazzaville dès son jeune âge, son passage au séminaire lui permet de parfaire ses connaissances à la guitare et d’apprendre le saxophone. Ainsi, Jimmy Zakari dans les années 1940 est le seul musicien intellectuel qui lit et écrit la musique.

Jimmy quitte le séminaire de Bokoro en 1945 pour Léopolville, aujourd’hui Kinshasa. A cette époque les chanteurs sont accompagnés d’un ou de deux guitaristes et d’un percussionniste. Jimmy apporte une révolution dans la Rumba Congolaise en apportant des solos de guitare dans le répertoire avec la mise en place d’une formation complète comprenant désormais : 1 guitare rythmique, 1 guitare solo, 1 contrebasse, 1 saxophoniste, des chanteurs et des percussionnistes.

Bénatard un commerçant de confession juive créé les éditions «Okapi» avec pour artiste Jimmy. La Rumba Congolaise prend son essor avec l’arrivée de Jimmy qui enrichit cette musique.

Il importe de signaler qu’un jeune chanteur engagé dans l’écurie « Okapi » du nom de Joseph Kabassélé alias grand Kallé est formé par Jimmy Zakari. Ainsi, les premières « Rumba Congolaises » enregistrées à Kinshasa dans les années 40 et chantées par le jeune chanteur Joseph Kabassélé sont orchestrées et arrangées par Jimmy. D’ailleurs quand on écoute ces enregistrements, l’on reconnaît les solos de guitare de Jimmy. Du fait de la pénurie des musiciens pouvant jouer en groupe, Jimmy fait appel à des expatriés pour arriver à former un orchestre complet de la « Rumba Congolaise ». Ainsi, cet orchestre sous la direction de Jimmy reprend des morceaux connus de : Jazz, Tango, Blues, Rumba cubaine, Boléro, Polka Piquée, Valse.

Entre les années 1940 et 1950 la « Rumba Congolaise » naissante génère de l’argent a leurs producteurs et les conditions de vie des artistes ne s’améliorent pas. Jimmy Zakari connaissant ses droits du fait d’avoir fait des études musicales au séminaire réclame ses droits d’auteur à Bénatard des éditions « Okapi ». Il obtient gain de cause. Jimmy en informe les autres musiciens qui font la même démarche avec succès. De part ce geste militant, Jimmy sensibilise les musiciens Congolais sur la connaissance et sur la revendication de leurs droits d’auteur.

Revenu à Bangui, la terre de ses ancêtres en 1957 Jimmy et forme des jeunes musiciens. Il organise souvent des bals en plein air à Lakouanga. Après son passage à la radio Bangui en qualité d’animateur, Jimmy devient secrétaire dactylographe à la présidence de la République où il prend sa retraite en 1986. En 1987 le chanteur guitariste Franco alias Luambo Makiadi le rencontre à Bangui et lui doit sa reconnaissance pour l’avoir formé à Kinshasa. Franco le réhabilite socialement à Bangui en lui achetant un costume et en lui donnant un peu d’argent de poche. De plus, en qualité de président de la SONECA (Société Nationale des Editeurs, Compositeurs et Auteurs) de Congo, il invite Jimmy Zakari à Kinshasa pour qu’il touche ses droits d’auteurs accumulés depuis plusieurs années et en attente de paiement. Jimmy part à Kinshasa touche ces droits d’auteur et revient s’acheter une maison au quartier Pétévo où il vit jusqu’à son dernier souffle en 1990.

Il est vrai que nul n’est prophète dans son pays. C’est l’exemple même de Jimmy Zakari, un Centrafricain qui participe activement à la naissance de la Rumba dite Congolaise en y apportant tout son savoir et ses connaissances musicales acquises au séminaire. Quand ce génie rencontre un succès énorme au Congo Brazzaville et au Congo Kinshasa, dans son pays, à peine quelques anciens se souviennent de lui. La plupart des jeunes Centrafricains ne le connaissent pas et ceux qui entendent parler de lui pensent qu’il est Congolais. Même lorsque Jimmy rentre définitivement à Bangui, il souffre quelque part de ce manque de reconnaissance par les siens. Si l’Etat Centrafricain lui permet d’intégrer la fonction publique en qualité de Secrétaire Dactylographe pour vivre décemment, l’on peut cependant constater le manque d’une véritable réhabilitation sociale à son égard. Tout comme Marcel Joachim Vomitiendé et Prosper Mayélé, Jimmy Zakari représente non seulement un monument notre musique, mais l’histoire même de la Culture Africaine et Centrafricaine.

Le Studio Okay accueil ce jour trois stagiaires :- Caleb Danambigne- Pavel Nguinon- Cruiff Agggé TOROYAMA
14/04/2020

Le Studio Okay accueil ce jour trois stagiaires :
- Caleb Danambigne
- Pavel Nguinon
- Cruiff Agggé TOROYAMA

13/11/2019
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