22/12/2025
Bagandou : un jeune grièvement blessé par b***e, la population réclame des mesures urgentes.
Un grave incident impliquant un élément des forces armées centrafricaine FACA a plongé la ville de Bagandou dans l’émoi et l’inquiétude. Un jeune homme de 34 ans, Nzopou Ange, a été grièvement blessé par b***e dans la soirée du vendredi 19 décembre 2025, aux environs de 21 heures, sur le chantier de Moboma, communément appelé chantier mette.
Selon plusieurs témoignages concordants recueillis sur place, un militaire chargé d’assurer la sécurité du site aurait ouvert le feu en état d’ivresse, atteignant volontairement la victime. La b***e a traversé l’épaule droite de Nzopou Ange, qui a dû être évacué en urgence pour recevoir des soins médicaux.
Les faits se seraient produits dans un climat déjà tendu. Nzopou Ange s’était rendu sur les lieux pour observer un individu, Dogo, accusé d’avoir poignardé son frère, Mossele Doubllin, à l’issue d’une altercation impliquant d’autres militaires. C’est dans ce contexte que le coup de feu aurait été tiré.
Ce drame n’est pas un cas isolé, affirment les habitants. Il s’agirait de la deuxième fusillade impliquant des militaires et visant des jeunes de Bagandou sur ce même chantier. Une situation qui alimente la colère et la peur au sein de la population.
Face à la répétition de ces violences, les habitants interpellent les autorités administratives locales ainsi que le ministère de tutelle, appelant à des mesures urgentes pour garantir la sécurité des civils et prévenir de nouveaux abus.
Conséquence directe de cette insécurité : de nombreux jeunes de Bagandou n’osent plus se rendre au chantier de Moboma, pourtant leur principale source de revenus et de survie. Une paralysie économique qui fragilise davantage les familles locales.
À Bagandou, la peur s’installe durablement. La population attend désormais une réponse ferme et concrète des autorités, afin que la sécurité soit restaurée et que de tels actes ne se reproduisent plus.Mais surtout en cette période électorale.
Rédaction