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Accident mortel d’un gros porteur entre Boyali et BirloUn grave accident de la circulation s’est produit ce vendredi ent...
07/08/2026

Accident mortel d’un gros porteur entre Boyali et Birlo

Un grave accident de la circulation s’est produit ce vendredi entre Boyali et Birlo, à environ 20 kilomètres de Boali, sur l’axe menant vers Bossembélé.

Un véhicule 18 roues, gros porteur en provenance de Douala (Cameroun), a été victime d’un accident alors qu’il tentait de gravir une montagne. Selon les premières informations, une défaillance au niveau de l’embrayage serait à l’origine de l’accident, provoquant le recul incontrôlé du véhicule.

Le chauffeur et le superviseur ont malheureusement perdu la vie dans l’accident. Les deux apprentis, qui étaient descendus du véhicule pour tenter de placer des cales afin de stopper sa progression, ont quant à eux survécu.

Les corps des victimes ont été évacués vers Bangui. Sur place, les éléments de la Gendarmerie nationale et des FACA assurent la sécurisation du site et coordonnent les opérations de déchargement du véhicule.

Les circonstances exactes de l’accident restent à préciser.

AVIS DE RECHERCHEUn enfant égaré a été retrouvé à la suite du dernier évènement au quartier Projet, le dimanche 26 juill...
31/07/2026

AVIS DE RECHERCHE

Un enfant égaré a été retrouvé à la suite du dernier évènement au quartier Projet, le dimanche 26 juillet 2026.

L'enfant se prénomme Levy. Selon les informations qu'il a pu fournir, son père s'appelle Nestor et sa mère Ya Fane.

Il s'agit d'un garçon âgé d'environ 4 ans. Au moment où il a été retrouvé, il était vêtu d'une culotte blanche et d'un pull-over blanc et noir.

L'enfant est actuellement en sécurité auprès du Chef du quartier Projet.

Les parents, les membres de sa famille ou toute personne pouvant les identifier sont priés de prendre contact avec le Chef du quartier au 72 44 09 50 afin de procéder à sa récupération.

Nous vous remercions de partager largement cet avis afin d'aider Levy à retrouver sa famille.

Bangui : Le festival « Ndara Ti Singa » s'annonce pour promouvoir les talents de la jeunesse centrafricaine.En prélude à...
22/07/2026

Bangui : Le festival « Ndara Ti Singa » s'annonce pour promouvoir les talents de la jeunesse centrafricaine.

En prélude à la tenue de la toute première édition du festival « Ndara Ti Singa - Les Talents du Micro », la promotrice de l'événement, Nina Verdyanne Niambode, a rencontré les professionnels des médias ce mercredi à l'Hôtel KM de Bangui. L'objectif était de présenter les grandes lignes de cette initiative culturelle et éducative dédiée aux métiers de l'audiovisuel.

Le paysage médiatique et culturel centrafricain s'enrichit d'un nouvel événement.
Prévu pour se tenir les 30 et 31 juillet 2026 à l'Alliance Française de Bangui, le festival « Ndara Ti Singa » entend offrir une plateforme d'expression et de formation à la jeunesse locale.

Devant un parterre de journalistes réunis à l'Hôtel KM5, la promotrice Nina Verdyanne Niambode a dévoilé les ambitions de cette 1ère édition, placée sous le thème : « Prévention et lutte contre la dépravation des mœurs en milieu jeune ».

Former, responsabiliser et révéler les talents
À travers ce festival, les organisateurs visent plusieurs objectifs clés :
Former la jeunesse : Plus de 50 jeunes bénéficieront d'ateliers pratiques sur les techniques du journalisme, de l'écriture et de la prise de parole en public.
Encourager l'esprit critique : Sensibiliser les participants à une information éthique, citoyenne et responsable face aux dérives sur les réseaux sociaux.
Valoriser les expressions artistiques : Identifier et récompenser les meilleurs talents du micro à travers des réalisations de reportages, journaux radio/télévisés et capsules audiovisuelles.

« Notre mission est d'offrir deux jours aux jeunes pour apprendre, créer, s'exprimer et révéler leur potentiel, tout en favorisant leur insertion et leur épanouissement », a souligné Nina Verdyanne Niambode lors de cet échange avec la presse.

Soutenu par des partenaires institutionnels et privés comme l'Alliance Française de Bangui et l'opérateur Telecel, ce rendez-vous promet de devenir une vitrine incontournable pour la création d'opportunités au profit des jeunes passionnés par les métiers du micro et de l'information.

Innocent Junior YAKA NZAPA-MOUNAMBI

Boali sous tension après l’assassinat d’un jeune : le GTSC s’enquiert de la situation, un point de presse annoncé. La vi...
15/07/2026

Boali sous tension après l’assassinat d’un jeune : le GTSC s’enquiert de la situation, un point de presse annoncé.

La ville de Boali, située à une centaine de kilomètres de Bangui, est confrontée à une montée des tensions intercommunautaires à la suite de l’assassinat d’un jeune ressortissant de la localité.

Une situation qui suscite inquiétudes et interrogations au sein de la population ainsi que parmi les acteurs de la société civile.

Dans le cadre du suivi de cette affaire, le coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), Dr Paul-Crescent Beninga, s’est rendu ce mercredi à Boali afin de s’informer directement sur les circonstances ayant conduit à cette crise et d’évaluer ses répercussions sur la cohésion sociale dans la ville.

Selon les informations recueillies sur place, l’assassinat du jeune homme a provoqué une vive émotion parmi les habitants, alimentant des tensions entre certaines composantes de la communauté locale.

Les autorités administratives, les leaders communautaires et les forces de sécurité suivent de près l’évolution de la situation afin d’éviter toute escalade.

Face à ces événements, le GTSC a entrepris une mission d’information et d’écoute auprès des différentes parties concernées.

L’objectif est de mieux comprendre les causes profondes de cette crise, d’identifier les facteurs qui ont favorisé son émergence et d’explorer les pistes susceptibles de favoriser un retour durable au calme.

« Il est important de privilégier les faits, le dialogue et la recherche de solutions pacifiques afin de préserver la cohésion sociale », soulignent certains acteurs de la société civile locale contactés ce jour par notre rédaction.

Alors que les interrogations demeurent nombreuses, plusieurs questions restent au centre des préoccupations : quelles sont les véritables causes de ces tensions ? Quel est l’état actuel de la situation sécuritaire et sociale à Boali ? Quelles mesures peuvent être envisagées pour prévenir de nouveaux incidents et renforcer le vivre-ensemble ?

Pour apporter des éléments de réponse à ces préoccupations, un point de presse sera organisé demain par le Dr Paul-Crescent Beninga.

Cette rencontre avec les médias permettra de présenter les conclusions préliminaires de la mission effectuée à Boali ainsi qu'une analyse de la situation. Le lieu et l’heure de cette conférence de presse seront communiqués ultérieurement.

Les conclusions et analyses issues de cette mission seront également relayées par Sahel d’Afrique et Radio Sewa, qui proposeront un décryptage des enjeux liés à cette crise et des perspectives de sortie de tension.

Dans un contexte où la préservation de la paix sociale demeure un défi majeur, les appels à la retenue, au dialogue et au respect des procédures judiciaires se multiplient afin d’éviter que ce drame ne fragilise davantage le tissu social de la ville de Boali.


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Centrafrique :   Ngamana décroche un doctorat en droit avec la mention « Très Honorable.»  Le ministre d'État chargé de ...
08/07/2026

Centrafrique : Ngamana décroche un doctorat en droit avec la mention « Très Honorable.»

Le ministre d'État chargé de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement centrafricain Ngamana, a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en droit ce lundi 6 juillet 2026 à l’Université Catholique d’Afrique Centrale #(UCAC) de Yaoundé, au Cameroun .

Intitulée «La Protection des investissements étrangers en République centrafricaine », cette recherche doctorale a été couronnée par la mention « Très Honorable », la plus haute distinction généralement attribuée aux travaux académiques de ce niveau.

Selon le nouveau docteur en droit, cette étude s’inscrit dans une dynamique de contribution à la refondation de la République centrafricaine engagée sous l’impulsion du président de la République, Faustin-Archange Touadéra.

Le travail vise notamment à renforcer le cadre juridique national afin de favoriser l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers et de soutenir son développement économique.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue de la soutenance, Ngamana* a exprimé sa gratitude envers Dieu, la Nation centrafricaine ainsi qu’à l’ensemble des enseignants et encadreurs qui ont accompagné son parcours académique.

Il a également souligné sa fierté de devenir le huitième Centrafricain à obtenir le grade de docteur au sein de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, l’une des institutions universitaires de référence dans la sous-région.

Le ministre d'État a dédié ce diplôme à la République centrafricaine, au corps professoral ainsi qu’à tous ceux qui continuent de croire en l’avenir du pays.
Cette distinction académique intervient dans un contexte où les autorités centrafricaines multiplient les initiatives visant à améliorer le climat des affaires et à attirer davantage d’investissements étrangers, considérés comme un levier essentiel pour la relance économique et la création d’emplois.

En conclusion de son message, *Evariste Ngamana a formulé une prière pour la paix et la prospérité du pays, déclarant : « Que Dieu bénisse la Centrafrique . »

  autorités militaires centrafricaines annoncent que les Forces armées centrafricaines (FACA), soutenues par leurs allié...
05/07/2026

autorités militaires centrafricaines annoncent que les Forces armées centrafricaines (FACA), soutenues par leurs alliés russes, ont repris le contrôle de la localité stratégique d'Am-Dafock, dans l'extrême nord-est du pays.

Cette opération fait suite aux affrontements du 30 juin dernier, que Bangui impute à des éléments armés en provenance du territoire soudanais.
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*CENTRAFRIQUE : L’affaire Maître Crépin Mboli-Goumba, simple contentieux foncier ou nouvelle bataille politique ?* Alors...
02/07/2026

*CENTRAFRIQUE : L’affaire Maître Crépin Mboli-Goumba, simple contentieux foncier ou nouvelle bataille politique ?*

Alors que l’attention nationale demeure largement concentrée sur les préoccupations sécuritaires dans la préfecture de la Vakaga, où des mouvements d’hommes armés continuent d’alimenter les inquiétudes, un autre dossier vient raviver les tensions sur la scène politique centrafricaine.

La mise en demeure adressée par le *ministère de l’Urbanisme à Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Parti pour le Rassemblement, le Travail, l’Intégrité et l’Émergence (PATRIE),* ouvre un débat qui dépasse désormais le simple cadre administratif pour s’inviter au cœur du débat politique national.

*Le 2 juillet 2026, le ministère de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat* a officiellement demandé à l’opposant politique de libérer dans un délai de quinze jours une portion du domaine public située devant sa résidence du boulevard *Charles-de-Gaulle, le long du fleuve Oubangui.*

L’administration estime que l’espace concerné est occupé sans titre légal et rappelle les dispositions de la législation relative au domaine national.

La correspondance évoque même la possibilité d’une expulsion forcée en cas de non-respect de la décision.

Sur le plan strictement juridique, la démarche s’inscrit dans les prérogatives reconnues à l'État en matière de protection du domaine public.

Cependant, la réaction immédiate du PATRIE a rapidement déplacé le débat vers un terrain plus sensible : celui de l’impartialité de l’action publique et du traitement réservé aux figures de l’opposition.

Le PATRIE dénonce une justice administrative à géométrie variable.

Dans son communiqué, le parti de Crépin Mboli-Goumba ne se limite pas à contester la décision. Il met directement en cause ce qu’il considère comme une application sélective de la loi.

L'argument principal avancé repose sur l'existence supposée d'autres occupations similaires du domaine public dans le voisinage immédiat notamment un garage privé qui, selon le parti, empiéterait davantage sur l’espace public sans faire l’objet d’aucune mesure administrative.

Cette ligne de défense cherche à déplacer la question du terrain foncier vers celle de l’égalité devant la loi. Si des situations comparables existent effectivement et demeurent tolérées, le débat pourrait alors porter moins sur la légalité de l’occupation contestée que sur la cohérence de l’action de l’administration.

Dans de nombreux systèmes démocratiques, la légitimité d'une décision administrative ne repose pas uniquement sur sa conformité au droit mais également sur son application uniforme à l'ensemble des citoyens, indépendamment de leur statut politique.

Le *PATRIE* soutient également que les aménagements réalisés devant la résidence de son président auraient bénéficié d’une *autorisation municipale datant de 2012* , délivrée par la Mairie de Bangui.

Si cette autorisation existe et demeure juridiquement valable, le contentieux pourrait rapidement évoluer vers une confrontation d’interprétations entre différentes administrations publiques.

La question centrale deviendrait alors celle de la hiérarchie des compétences entre la municipalité, le ministère de l’Urbanisme et les autres institutions concernées par la gestion du domaine public.

L’annonce d’un recours devant le *Tribunal administratif* marque ainsi le début d’une séquence judiciaire dont les conclusions pourraient faire jurisprudence sur les conditions d’occupation temporaire des espaces publics dans la capitale.

Au-delà du cas particulier de Crépin Mboli-Goumba, c’est la clarification des responsabilités administratives en matière foncière qui pourrait être mise à l’épreuve.

La dimension la plus sensible du dossier réside toutefois dans les insinuations formulées par le PATRIE concernant l’existence de motivations politiques derrière cette procédure.

Sans désigner explicitement les personnalités concernées, le parti évoque l’arrivée régulière d’une haute autorité de l’État dans le voisinage de son président et suggère un lien entre ces visites et les difficultés administratives rencontrées par ce dernier.

Aucune preuve publique ne permet à ce stade d’étayer une telle hypothèse mais actuellement visible.

Toutefois, dans un contexte politique fortement polarisé chaque décision administrative touchant un acteur majeur de l’opposition tend naturellement à être interprétée à travers le prisme de la rivalité politique.

Cette perception est renforcée par la place qu’occupe aujourd’hui Crépin Mboli-Goumba dans le paysage politique centrafricain.

Figure critique du pouvoir et acteur régulier du débat public, il incarne une voix influente de l’opposition, ce qui confère à toute procédure le concernant une résonance politique particulière.

L’affaire intervient à un moment délicat pour la République centrafricaine.

Alors que les préoccupations sécuritaires persistent dans plusieurs régions du pays, notamment dans la Vakaga, une partie de l'Ombella Mpoko, où les récents incidents armés mobilisent l’attention des pouvoirs publics, cette polémique risque d’alimenter davantage les tensions entre le gouvernement et une partie de l’opposition.

Pour le PATRIE, il s’agit de convaincre l’opinion publique que cette procédure s’inscrit dans une logique de pression politique plutôt que dans une simple opération de régularisation foncière.

Entre droit et politique, un dossier sous haute surveillance
En attendant les décisions de justice annoncées, l’affaire Mboli-Goumba apparaît comme un révélateur des fragilités persistantes de la gouvernance publique en République centrafricaine.

Elle pose une question fondamentale à savoir : *comment garantir l’application rigoureuse de la loi tout en préservant la confiance des citoyens dans l’impartialité des institutions* ?

La réponse à cette interrogation dépassera largement les limites d’un simple litige foncier.

Elle constituera un test important pour la crédibilité de l’administration, la solidité de l’État de droit et la qualité du dialogue démocratique dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.

Jonathan Débonnaire GONISSERE*

Vakaga sous tension : entre démonstration de force militaire et fragilité du récit sécuritaire de l’État.La recrudescenc...
02/07/2026

Vakaga sous tension : entre démonstration de force militaire et fragilité du récit sécuritaire de l’État.

La recrudescence des affrontements dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République Centrafricaine remet au premier plan une question essentielle de gouvernance sécuritaire,l’écart entre le discours officiel et les réalités observées sur le terrain.

Alors que le gouvernement affirme que la situation demeure sous contrôle à Birao les témoignages locaux, les mouvements de population et la communication offensive des groupes armés entretiennent un climat d’incertitude qui dépasse désormais le seul cadre militaire.

Depuis quelques jours, la ville de Birao vit au rythme des rumeurs, des tirs sporadiques et des mouvements de troupes.

Les informations en provenance de la région font état d’un afflux de populations fuyant les zones périphériques, notamment autour d’Amdafock, à proximité de la frontière soudanaise.

Ces déplacements préventifs traduisent une réalité bien connue dans les zones de conflit : lorsque les populations commencent à quitter leurs localités cela révèle souvent une érosion de la confiance dans la stabilité sécuritaire.

Face à cette situation, les autorités Centrafricains ont rapidement adopté une stratégie de communication visant à rassurer l’opinion publique nationale.

Le gouvernement soutient que les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par leurs alliés russes, maîtrisent la situation et assurent la protection des institutions ainsi que celle des civils.

Toutefois, cette communication officielle se heurte à une autre réalité : celle de la guerre informationnelle.

Les groupes armés présents dans la région multiplient les messages diffusés sur les réseaux sociaux, revendiquant leur présence dans les zones de combat et contestant ouvertement les déclarations gouvernementales.

Cette bataille des récits illustre l’une des caractéristiques majeures des conflits contemporains en Afrique centrale : l’information y constitue désormais un instrument stratégique au même titre que les moyens militaires.

Au-delà des affrontements eux-mêmes, l’enjeu politique est considérable. Depuis plusieurs années, le pouvoir de Bangui a fait de la restauration de l’autorité de l’État et de la reconquête du territoire national l’un des piliers de sa légitimité.

Les succès enregistrés contre plusieurs groupes armés ont permis au gouvernement de consolider son discours sur le retour progressif de la sécurité.

Cependant, les événements actuels dans la Vakaga rappellent que certaines zones périphériques demeurent exposées à des résurgences rebelles.

La proximité avec le Soudan, plongé dans une guerre civile depuis 2023 ainsi qu’avec le Tchad, confère à cette région une importance géostratégique particulière.

Les flux d’armes, les déplacements de combattants et les dynamiques transfrontalières continuent d’alimenter l’instabilité locale, malgré les efforts de sécurisation engagés par Bangui.

La situation met également en évidence une contradiction qui alimente les débats au sein de l’opinion publique : si la sécurité est effectivement maîtrisée mais comment expliquer le renforcement militaire massif et la montée de l’inquiétude parmi les populations ?

Cette interrogation ne remet pas nécessairement en cause les capacités opérationnelles des FACA, mais elle souligne le décalage parfois perceptible entre la communication politique et les perceptions citoyennes.

Dans un contexte préélectoral marqué par des tensions politiques persistantes, chaque épisode sécuritaire prend une dimension nationale.

Le gouvernement cherche à démontrer sa capacité à protéger le territoire, tandis que les groupes armés tentent de projeter une image de résistance et de nuisance afin de préserver leur influence politique et médiatique.

L’absence à ce stade de prises de position officielles fortes de la part des principales formations de l’opposition démocratique est également notable.

Cette prudence peut s’expliquer par la sensibilité du sujet sécuritaire souvent considéré comme relevant de l’intérêt supérieur de la nation.

Toutefois, la société civile à travers certaines organisations et plateformes citoyennes, continue d’alerter sur les risques d’une détérioration de la situation et sur les conséquences humanitaires potentielles pour les populations de la Vakaga.

L’histoire récente de la République centrafricaine impose naturellement une lecture prudente des événements.

Les souvenirs des crises successives, notamment celles qui ont fragilisé l’État au début des années 2010 demeurent profondément ancrés dans la mémoire collective.

C’est précisément cette mémoire qui explique aujourd’hui l’inquiétude visible parmi les habitants de Birao et de Bangui.

Les Centrafricains savent que les crises sécuritaires commencent souvent dans les régions périphériques avant de produire des effets politiques et humanitaires à l’échelle nationale.

En définitive, la crise actuelle dans la Vakaga ne se limite pas à un affrontement entre forces gouvernementales et groupes armés.

Elle constitue un test majeur pour la crédibilité du dispositif sécuritaire national, pour la capacité de l’État à maîtriser le récit politique des événements et pour la résilience des institutions face aux défis persistants de la stabilisation du territoire.

Si les autorités affirment disposer de l’avantage militaire, la véritable victoire se mesurera à leur aptitude à restaurer durablement la confiance des populations, condition indispensable à toute paix durable en République centrafricaine.

Jonathan débonnaire GONISSERE

Centrafrique : la défense de Blaise Didacien Kossimatchi dénonce une détention « arbitraire » et évoque un possible mobi...
01/07/2026

Centrafrique : la défense de Blaise Didacien Kossimatchi dénonce une détention « arbitraire » et évoque un possible mobile politique.

Les avocats de Blaise Didacien Kossimatchi, coordonnateur de la plateforme GALAXI, enseignant à l'Université de Bangui et personnalité médiatique connue du grand public, ont contesté avec vigueur son maintien dans les locaux ce mercredi de la Section de Recherches et d'Investigations (SRI), estimant que la procédure engagée contre leur client ne repose sur aucun fondement juridique solide.

Lors d'une interview exclusive au sortir de la SRI cet après midi à Bangui à l'issue d'un entretien avec les enquêteurs, les conseils de M. Kossimatchi ont dénoncé ce qu'ils qualifient de privation de liberté injustifiée et contraire aux principes fondamentaux du droit.

Constitués en urgence pour assurer la défense de leur client, les avocats, conduits par Me Francis Ludovic Mvondo-Ze et Me Francis Huguet Mongombet affirment avoir consulté les éléments du dossier sans y trouver de preuves susceptibles de justifier la poursuite de la mesure de garde à vue.

« Après examen des éléments mis à notre disposition, nous ne constatons aucune urgence, aucun risque particulier ni aucune preuve tangible permettant de maintenir notre client dans les locaux de la SRI », a déclaré Me Mvondo-Ze devant les journalistes.

Selon la défense, l'un des points les plus préoccupants du dossier réside dans l'absence présumée de partie civile clairement identifiée.

Les avocats soutiennent qu'aucune personne physique ou morale ne s'est constituée partie civile dans cette affaire ce qui soulève à leurs yeux des interrogations sur la base juridique de la procédure.

« Les membres du gouvernement ne peuvent être considérés collectivement comme une partie civile. À ce stade, nous ne voyons ni victime déclarée ni préjudice clairement établi. Cela renforce notre conviction qu'il s'agit d'une procédure arbitraire », a expliqué la défense.

Pour les avocats, le maintien de leur client en détention ne répondrait pas aux exigences légales prévues en matière de procédure pénale, lesquelles imposent l'existence d'indices sérieux avant toute restriction de liberté.

Sans formuler d'accusation directe contre les autorités, la défense estime que les circonstances de cette interpellation soulèvent des questions d'ordre politique.

Les avocats soulignent notamment que leur client n'est pas le seul acteur de la vie publique à s'exprimer régulièrement à travers des émissions en direct sur les réseaux sociaux.

Selon eux, le ciblage exclusif de M. Kossimatchi pourrait être interprété comme une mesure sélective.
« Notre client exerce son droit à la liberté d'expression comme de nombreux autres citoyens. Nous nous interrogeons sur les raisons qui justifient qu'il soit aujourd'hui l'objet d'une telle procédure », ont indiqué les membres de la défense.

Pour ces derniers, les éléments actuellement disponibles ne permettent pas d'écarter l'hypothèse d'un traitement motivé par des considérations autres que strictement judiciaires.

Ils affirment toutefois attendre la suite de la procédure avant de se prononcer davantage sur cette question.

Les conseils de Blaise Didacien Kossimatchi demandent au procureur de la République de mettre fin à la mesure de rétention et d'ordonner sa remise en liberté sans délai.

« Dans un État de droit, la privation de liberté doit demeurer exceptionnelle et être justifiée par des éléments précis. Lorsque ces éléments font défaut, le maintien en garde à vue devient problématique. Le respect du droit est une garantie pour tous les citoyens », a insisté Me Mvondo-Ze au micro de Jonathan débonnaire GONISSERE.

Les avocats estiment qu'aucune raison légale ne justifie que leur client passe une nuit dans les locaux de la SRI et affirment rester mobilisés pour assurer la protection de ses droits.

Au moment de la publication de cet article, les autorités judiciaires n'avaient pas encore communiqué officiellement sur les motifs exacts de l'interpellation et du maintien de Blaise Didacien Kossimatchi à la Section de Recherches et d'Investigations.

L'affaire suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux universitaires, médiatiques et politiques où plusieurs observateurs appellent au respect des garanties procédurales ainsi qu'à la transparence dans la conduite de l'enquête.

Jonathan Débonnaire GONISSERE

  : LE LEADER DE LA PLATEFORME GALAXIE PANAFRICAINE, DIDACIEN KOSSIMATCHI, AUDITIONNÉ À LA SRI. Soupçonné d'outrage aux ...
01/07/2026

: LE LEADER DE LA PLATEFORME GALAXIE PANAFRICAINE, DIDACIEN KOSSIMATCHI, AUDITIONNÉ À LA SRI.

Soupçonné d'outrage aux institutions, cette figure influente de la galaxie présidentielle a été interpellée ce mercredi à Bangui et pourrait être présentée au parquet selon les dernières informations.

Nouveau coup de tonnerre sur l'échiquier politique centrafricain. Blaise Kossimatchi, coordonnateur de la plateforme panafricaine GALAXI, enseignant de l’histoire de la colonisation au département des langues vivantes à l’université de Bangui et figure médiatique bien connue de la scène nationale, a été interpellé ce matin par les éléments de la Section de Recherches et d'Investigations #(SRI).

Selon des sources judiciaires concordantes, l'intéressé est visé par une procédure pour des faits présumés d'« outrage aux autorités et aux institutions de la République ».

Il pourrait être présenté devant le parquet de Bangui à l'issue de ses auditions.

Au moment où nous rédigeons ces lignes, nos sources confirment que Didacien Kossimatchi se trouve dans les locaux de la SRI, plus précisément dans le Bureau du commandant de la section, qui conduit personnellement les interrogatoires.

Si le leader de GALAXI avait préalablement reçu une convocation formelle de la part des enquêteurs, les motifs précis de cette convocation n'ont pas encore été officiellement notifiés à notre rédaction.

Contacté afin de donner sa version des faits et d'exercer son droit de réponse, l'entourage de M. Kossimatchi n'a pas encore donné suite à nos sollicitations.

En l'état actuel de la procédure, il reste présumé innocent.
Cette interpellation intervient dans un climat politique particulièrement polarisé à Bangui. Didacien Kossimatchi, également connu pour être un communicant de premier plan de la mouvance présidentielle (le Mouvement Cœurs Unis - MCU), s'est retrouvé ces dernières semaines au centre de vives polémiques.

Il avait notamment défrayé la chronique suite à des déclarations controversées entourant une prétendue nomination par le Vatican.

De plus, ses sorties médiatiques régulières, caractérisées par des prises de position jugées virulentes à l'égard de certaines institutions de la République ainsi que de hauts dignitaires de l'Église catholique centrafricaine, avaient suscité de vives crispations au sein de l'opinion publique et de la classe politique.

Cette interpellation marque-t-elle un coup de frein aux discours clivants ou s'agit-il d'une simple clarification judiciaire ?

L'évolution de sa présentation devant le procureur de la République dans les prochaines heures devrait apporter les premiers éléments de réponse.

affaire à suivre de près.

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