07/09/2026
RDC : 29 ans après sa mort, Mobutu reste au cœur d’un silence assourdissant
Kinshasa, 7 septembre 2026 — Vingt-neuf ans après la mort de Mobutu Sese Seko, survenue le 7 septembre 1997 à Rabat, au Maroc, la date passe largement inaperçue dans l’espace public congolais.
Aucun grand hommage national, aucune cérémonie officielle d’envergure : la disparition de l’ancien président du Zaïre semble, cette année encore, entourée d’un silence presque absolu. Une discrétion qui contraste avec les décennies durant lesquelles Mobutu a occupé une place centrale dans la vie politique, institutionnelle et diplomatique du pays.
Au pouvoir pendant plus de trois décennies, de 1965 à 1997, Mobutu a profondément marqué l’histoire du Congo devenu Zaïre. Son règne reste toutefois associé à des lectures fortement contrastées : pour certains, il demeure le symbole d’un État fort et d’une époque où le Zaïre jouait un rôle important sur la scène internationale ; pour d’autres, son régime est synonyme d’autoritarisme, de répression et de mauvaise gouvernance.
Sa mort, quelques mois après la chute de son régime face à l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), avait marqué la fin d’une époque. Mais 29 ans plus t**d, la question demeure : pourquoi la mémoire de Mobutu est-elle si peu évoquée officiellement en RDC ?
Entre volonté de tourner la page, héritage controversé et absence d’un véritable travail national de mémoire, la figure de Mobutu continue pourtant de susciter débats et nostalgie dans certaines franges de la population.
Le silence autour de cet anniversaire est-il un choix politique, un malaise historique ou simplement le signe d’une société qui préfère regarder vers l’avenir ? La question reste ouverte.