21/02/2026
Bonsoir à tous,
Je prends la parole aujourd’hui pour parler du cas de Zenab Chérif . Je tiens d’abord à préciser une chose très importante : je ne la connais pas personnellement. Je l’ai simplement découverte à travers une série qu’elle a tournée avec Sidy. Je l’ai vue à l’écran, mais je ne connais ni sa famille, ni son entourage, je ne suis ni son amie, ni proche d’elle.
Si je m’exprime aujourd’hui, c’est uniquement pour parler de la situation qu’elle traverse.
Zainab Sherif est actuellement détenue à la maison centrale. Et je voudrais dire ceci : ce n’est pas la peine de la comparer à d’autres personnes qui auraient peut-être commis les mêmes erreurs qu’elle, mais qui n’ont pas été punies. Ce type de comparaison ne sert à rien.
Dans la vie, la justice n’est malheureusement pas toujours égale pour tout le monde.
Je vais vous parler de mon propre cas. En 2011, j’ai eu un problème en Europe. Un problème qui aurait pu être très grave. Un problème qui aurait pu entraîner mon rapatriement en Guinée. J’étais en situation de grande vulnérabilité. Je suis noire, je suis guinéenne, je suis africaine. Et pourtant…
Ce qui m’a sauvée ce jour-là, ce n’était pas forcément mon innocence ou la gravité du problème. Ce qui m’a sauvée, c’est que je connaissais une personne. Cette personne connaissait quelqu’un d’autre, encore plus influent. Et en moins de dix minutes, une situation qui aurait pu bouleverser toute ma vie a été réglée.
C’est une réalité qu’il faut avoir le courage de reconnaître : dans la vie, les relations comptent énormément. Connaître des personnes influentes peut parfois faire toute la différence entre une sanction lourde et une solution rapide.
Aujourd’hui, si Zainab Sherif se retrouve dans cette situation, ce n’est peut-être pas seulement à cause de ce qu’elle a fait. C’est peut-être aussi parce qu’elle n’a pas les mêmes relations, pas les mêmes soutiens, pas les mêmes personnes puissantes autour d’elle que d’autres que vous comparez à elle.
Et ces comparaisons ne l’aideront pas.
Au lieu de comparer, au lieu de juger, au lieu de pointer du doigt, peut-être devrions-nous réfléchir à la réalité de notre société. Une société où les réseaux, les relations et l’influence jouent parfois un rôle plus grand que les faits eux-mêmes.
Je ne suis pas là pour défendre une faute. Je ne suis pas là pour accuser qui que ce soit. Je suis simplement là pour rappeler que nous ne sommes pas tous égaux face aux conséquences.
Alors au lieu de dire : “Pourquoi elle et pas les autres ?”
Posons-nous la vraie question : “Qui a les relations pour éviter ce qu’elle traverse aujourd’hui ?”
Que Dieu l'assiste.
Merci.
Bouba konso