01/12/2025
Tout le monde y perds. Sauf ceux qui y gagnent.
On parle souvent de rentrer au pays quand tout ira mieux là-bas ou quand on va percer.
Mais à y penser, l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de membres de la diaspora ne rentrent pas, c’est qu’ils sont devenus accro aux salaires.
Peu importe l’opportunité qu’on leur propose au pays, ils comparent et choisissent leurs intérêts. Le salaire à Paris ou à Genève pèse plus lourd.
C’est humain. C’est presque logique. Mais c’est un fait qui a des conséquences et qui s’applique à beaucoup d’autres situations.
Avec la crise post-électorale que traverse le Cameroun, beaucoup poussent à l’insécurité, voire à la guerre pour déloger le président.
Le problème est que lorsque quelqu’un achète des armes pour “prendre le pouvoir”, il n’est pas la seule partie prenante.
Il y a des acteurs qui vivent des revenus de la guerre. Pour eux, la paix devient une perte financière. Ils n’ont aucun intérêt à ce qu’elle revienne. C’est aussi pour ça qu’on dit souvent qu’on sait quand ça commence, mais on ne sait jamais quand ça finit.
La guerre, c’est trop à perdre pour un pays.
Elle détruit des vies, des écoles, des hôpitaux, des économies.
Elle fracture des familles. Elle enlève des décennies de progrès.
Dans nos jeunes États africains, la guerre reste une solution simpliste qu’on imagine rapide, comme un bâton magique pour résoudre un problème complexe.
Mais les solutions magiques n’existent pas. La guerre ne règle jamais les problèmes complexes : elle les aggrave.
Alors que faisons-nous ?
Continuons-nous à rêver de violence comme raccourci ? Ou est-ce qu’on se met à réfléchir, à proposer, à agir autrement, individuellement et collectivement ?
Et c’est là que je veux qu’on prenne un instant.
Pas pour juger, mais pour réfléchir.
Nous, la diaspora, on a les moyens, le recul et l’expérience pour faire autrement.
Pour apprendre à penser et à agir avec méthode face à nos défis.
C’est aussi le but de Campus Mbe :
un espace où on apprend à décoder nos problèmes, qu’ils soient personnels ou collectifs, et à construire des solutions concrètes, pas des colères.
Si tu veux faire partie de ceux qui cherchent des solutions, alors rejoins-nous dans Campus Mbe.
Raoul Mbe, 03.11.2025