28/04/2026
La mémoire traditionnelle africaine n’a jamais oublié que la femme est le centre originel du pouvoir.
Non pas comme une idée figée dans le passé, mais comme une présence vivante, organique, transmise par les gestes, les rites, les regards et les reconnaissances majestueuse que les sociétés modernes ont refusent de lire.
Pendant longtemps, les récits dominants ont tenté de reléguer la femme à des marges étroites : celles du foyer, du silence ou de la subordination. Pourtant, dans les strates les plus anciennes de nos héritages culturels, une autre vérité persiste, intacte et souveraine : la femme n’a jamais été périphérique. Elle est souveraine.
Et c’est précisément cette mémoire-là qui refait surface aujourd’hui.
L’intronisation de en tant que Mafeu, au sein du village Babaountou, ne relève pas d’un simple fait social ni d’un événement mondain. C’est une réactivation. Une réinscription dans le réel d’un ordre ancien où la femme incarne la continuité, la dignité et la puissance spirituelle du collectif.
Au cœur de cette cérémonie, il ne s’agit pas seulement d’un titre. Il s’agit d’une reconnaissance. Celle d’une place. Celle d’une essence. Celle d’une fonction sacrée : Mafeu, la Mère du Chef, figure d’équilibre, de mémoire et de transmission.
Et si certains regardent encore cette consécration avec distance, voire mépris, c’est peut-être parce que les grilles de lecture contemporaines actuels peinent à saisir la profondeur des systèmes traditionnels africains.
CREDIT VISUEL:
Coco Emilia
Journal Le Drapeau