25/05/2026
Dans le Grand Abidjan, la violence sexuelle contre les enfants et les femmes est devenue une plaie sociale profonde.
DerriĂšre les quartiers animĂ©s, les Ă©coles, les terrains de football, les Ă©glises ou mĂȘme certains foyers, des vies sont brisĂ©es dans le silence.Le plus grave, câest que beaucoup de victimes sont des enfants.Des petites filles,Des petits garçons.
Des mineurs qui devraient ĂȘtre protĂ©gĂ©s, mais qui deviennent victimes de personnes censĂ©es les encadrer, les aimer ou les Ă©duquer.Ă Abidjan, plusieurs facteurs aggravent cette situation :
_le silence familial
_la peur de dénoncer
_les rĂšglements âĂ lâamiableâ
_la pauvreté
_lâimpunitĂ©
_lâhypersexualisation sur les rĂ©seaux sociaux et parfois mĂȘme une banalisation choquante des violences sexuelles.
Selon des donnĂ©es relayĂ©es par des organisations internationales et des enquĂȘtes nationales, une part importante des victimes de violences sexuelles en CĂŽte dâIvoire sont des mineurs. Ces violences dĂ©truisent :
_lâenfance
_la confiance
_la santé mentale
_la scolarité et parfois toute une vie.Certaines victimes grandissent avec :
_La dépression
_les traumatismes
_la peur permanente
_la honte ou des pensées suicidaires. Face à cela, le gouvernement ivoirien a renforcé plusieurs dispositions :
le nouveau Code pĂ©nal ivoirien sanctionne sĂ©vĂšrement le viol, les attentats Ă la pudeur et les agressions sexuelles sur mineurs .des mĂ©canismes de protection judiciaire des mineurs victimes ont Ă©tĂ© mis en place afin que les enfants soient entendus avec assistance psychologique et lĂ©gale .des campagnes nationales de lutte contre les violences basĂ©es sur le genre sont rĂ©guliĂšrement organisĂ©es .des cellules dâĂ©coute et numĂ©ros dâurgence existent pour accompagner les victimes .des formations de safeguarding et de protection des mineurs se dĂ©veloppent dans les Ă©coles, associations sportives et structures religieuses. Mais malgrĂ© les lois, la rĂ©alitĂ© reste brutale :
beaucoup dâaffaires ne vont jamais devant les tribunaux.
Certaines familles prĂ©fĂšrent âgĂ©rer ça en familleâ.
Et pendant ce temps, les prédateurs continuent parfois de vivre normalement au milieu de la société.
Il faut donc plus que des textes :
_il faut dénoncer
_protéger
_écouter les enfants
_former les encadreurs
_punir réellement les agresseurs
et arrĂȘter de culpabiliser les victimes.
Un enfant nâinvente pas ce genre de douleur.
Quand un enfant parle, il faut écouter.
La violence sexuelle sur les enfants nâest pas un âfait diversâ.
Câest une urgence nationale.
Et toute la société ivoirienne doit se lever pour dire
âPlus jamais ça.â đ€