28/05/2026
De Jibril Amin :
Je préfère largement les réactions du CM, faites de manière spontanée, à ce communiqué qui a peut-être été relu et mûri par le service communication de la maison d’édition (si elle en a, bien sûr). J’explique chap-chap.
À la deuxième phrase du communiqué, voici ce que dit Mme Sanogo Massandjé, responsable de la maison d’édition : « Nous comprenons que les mots employés ont pu être mal interprétés. »
Pour ceux qui n’ont pas pris le temps de lire, cela veut dire : « Bon, on vous demande pardon malgré nous hein ! Sinon, il n’y avait rien de mal, c’est vous qui n’avez pas compris ce qu’il a dit. »
Alors, je vais être bref. Un peu d’histoire d’abord et on revient aux faits.
Avant, les jeunes Ivoiriens ne se préoccupaient pas du tout de ce qui se passait dans le milieu du livre en Côte d’Ivoire. Les rares personnes qui parlaient de livres ne trouvaient même pas utile de parler des ouvrages d’auteurs ivoiriens. Parce que, sincèrement, il y a de belles choses ailleurs.
Aujourd’hui, si certains s’engagent en temps et en argent pour faire gratuitement la promotion de la littérature ivoirienne, ayez au moins l’humilité que la science, la philosophie et la littérature elles-mêmes accordent au débat, à l’expression du ressenti sur une oeuvre humaine ( je sais pourquoi j’ai dit “oeuvre humaine”).
Je devais être bref. Je pense que les écrivains, auteurs et éditeurs ivoiriens doivent comprendre qu’une critique est comparable à un retour client sur un produit qu’on achète.
Autant on est légitime de dire : « Madame, ton kplo d’aujourd’hui n’est pas bien cuit hein ! J’ai mangé le placali sans ça », sans passer par une école de cuisine, autant on est légitime de relever les points qu’on n’apprécie pas dans un livre.
Sinon, si vous voulez simplement recevoir de simples « Waouh !! Pépite 🤌🏿 », ça a un prix. Offrez-nous simplement vos livres et vos désirs seront des ordres.