16/08/2026
« La dépression, c’est chez les Toubabou là-bas djo… »
Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ?
Pourtant, la dépression existe bel et bien chez nous. Et je peux en parler parce que je l’ai vécue profondément.
Il y a eu une période où je me suis retrouvé au bord du précipice. J’étais dans le trouble, enfermé dans mes pensées, à faire des monologues que personne n’entendait. Je croyais pouvoir étouffer cette douleur dans l’alcool. Mais l’alcool est progressivement devenu une dépendance.
Je cherchais simplement à dormir, à oublier, à faire taire ce qui se passait dans ma tête.
Et puis, dans ces moments de grande fragilité, j’ai commencé à écrire mon mal-être sur Facebook. Je déposais mes pensées dans mes statuts, parfois sans même savoir pourquoi.
Des personnes que je connaissais à peine, et même certaines que je ne connaissais qu’à travers le virtuel, ont lu ma détresse entre les lignes. Certaines m’ont écrit. D’autres m’ont appelé.
Elles se reconnaîtront sûrement.
À toutes ces personnes, je veux simplement dire merci.
Vous ne le saviez peut-être pas, mais vos messages, vos appels et vos paroles ont compté. À un moment où je perdais mes repères, vous m’avez aidé à revenir à l’essentiel.
Aujourd’hui, je mesure encore davantage la puissance d’un mot, d’un appel, d’une présence.
Parfois, on pense simplement publier un statut. Quelqu’un, quelque part, peut être en train d’y chercher une raison de tenir encore.
Et si vous traversez actuellement quelque chose de similaire, ne restez pas seul avec cette douleur. Parlez à quelqu’un de confiance et cherchez de l’aide. Votre vie mérite d’être entendue, même lorsque votre propre voix vous semble trop faible.