12/07/2026
Thérapie -Anonyme 1
Avant de commencer, je tiens à préciser qu'il ne s'agit ni d'accuser, ni de pointer du doigt, encore moins de dénoncer une personne ou de raviver des blessures. Mon intention est tout autre. Si j'ai choisi de partager une partie de mon histoire, c'est uniquement parce que je crois qu'un témoignage sincère peut devenir une source d'espoir et de réconfort pour d'autres femmes qui traversent des épreuves similaires.
Si mon parcours peut aider ne serait-ce qu'une seule femme à reconnaître les effets du stress, à comprendre qu'elle n'est pas seule, à demander de l'aide et à retrouver espoir en Allah, alors ce témoignage aura atteint son objectif. Je ne cherche ni à être victime, ni à condamner qui que ce soit ; je souhaite simplement transformer une douleur que j'ai vécue en une leçon, un outil de prévention et, par la permission d'Allah, une cause de guérison pour d'autres.
Mon témoignage concernant le stress
Mon témoignage concernant le stress fait référence à mon premier mariage. Je vais essayer de faire court.
Je me suis mariée avec un homme présenté par une amie que j'estimais comme une grande sœur, un modèle dans l'engagement religieux. Nous avions à peine pris le temps d'échanger et de nous connaître. Partant du principe que mes aînés le connaissaient et que tout son entourage ne jurait que par son nom, sa simplicité, sa gentillesse et surtout sa religiosité, j'étais fière et heureuse d'avoir trouvé l'homme de ma vie : un homme avec qui vivre en paix, dans la foi et l'amour, avec qui affronter les difficultés de la vie et surtout se soutenir pour cette vie et pour l'au-delà.
Mon rêve a commencé à se briser dès le début des démarches du mariage. J'ai découvert un homme méfiant, méchant, injurieux, moqueur, critique et avare. Mais ce n'était pas le pire.
Cinq années de patience, de prières, d'initiatives, de recherche de solutions, d'écoute et de remise en question ne m'ont rapporté que calomnies, complots, moqueries et diffamations. Plus t**d, j'ai découvert que même certaines des personnes qui nous avaient réunis y avaient participé.
Me voyant persister à vouloir préserver mon foyer, les affaires de sa nouvelle épouse sont même entrées dans ma maison et se sont retrouvées dans le placard de mon ex-mari, alors que j'étais en train de ranger ses vêtements.
La seule présence de cet homme me plongeait dans une anxiété et une détresse profondes. Durant ma grossesse, j'ai cessé de compter les jours de faim, de douleur et de tristesse.
Le chemin du retour vers la maison réveillait mon anxiété des que le véhicule entrait dans la commune. Je n'ai réellement pris conscience de mon état que plus t**d
Je m'étais trouvé un emploi d'enseignante deux jours par semaine. Il m'a traitée de « mouton » parce que mon salaire était faible, alors que cet argent me permettait d'assurer certaines dépenses qu'il refusait de prendre en charge dans le foyer.
J'ai également investi dans un petit commerce. À mon insu, il a propagé des rumeurs pour le faire échouer, alors même que cette activité se déroulait juste devant sa supérette.
Aujourd'hui, c'est la première fois, six ans après notre séparation, que j'aborde publiquement ce sujet.
J'en suis sortie avec de profondes séquelles : un stress chronique, une dépression, un burn-out, une vision floue (aujourd'hui nettement améliorée), une perte de certains souvenirs, des oublis fréquents ainsi qu'une grande fragilité émotionnelle. À seulement 29 ans, un psychologue réputé m'a annoncé que j'étais à deux doigts de faire un AVC.
Pourtant, deux ans auparavant, ma propre mère venait elle-même d'en faire un.
En suivant les recommandations du psychologue, j'ai pris les bonnes décisions en me référant uniquement à Allah et à Sa satisfaction. J'ai affronté, comme je le dis souvent, « l'Afrique et ses réalités culturelles » : ma propre famille, qui a failli me rejeter, les rumeurs, les calomnies, les moqueries et les jugements.
Je me suis retrouvée sans domicile fixe, contrainte de vivre dans une maison de fortune où les rats, dont j'avais une phobie, ainsi que d'autres nuisibles, me rendaient visite chaque jour et chaque nuit. La pluie s'infiltrait par le toit, tandis que les voleurs pouvaient presque entrer par une porte qui ne fermait pratiquement pas. Pendant ce temps, ma famille et le monde entier me blâmaient d'avoir quitté ce foyer.
J'ai alors voulu comprendre l'être humain. Pourquoi une personne à qui l'on ne veut que du bien peut-elle nous faire autant de mal ? Pourquoi devenir volontairement notre ennemie et pousser les autres à nous détester et à nous rejeter ?
Mon innocence et ma naïveté, qui me faisaient croire que chacun portait naturellement le bien en lui, ont été brutalement bouleversées.
À plusieurs moments de cette dépression, j'ai eu des idées noires. J'ai pensé au su***de. Parfois même au meurtre. J'étouffais socialement, émotionnellement et psychologiquement. J'étais arrivée au bout de mes forces. SubḥānAllah.
Je n'arrivais plus à lire le Coran, ni même à le toucher. Je ne m'en sentais pas digne. Alhamdoulillah, je n'ai jamais abandonné la prière ni perdu l'espoir qu'Allah améliore ma situation, jusqu'à ce que la réalité devienne évidente pour tous.
Sortir de ce cercle infernal m'a redonné goût à la vie. Ma foi ainsi que ma relation avec Allah se sont profondément renforcées. Je n'avais qu'Allah, et je n'ai toujours qu'Allah sur qui compter.
Cette épreuve m'a également libérée du poids émotionnel que représentaient le regard et le jugement des autres, qu'il s'agisse de mes parents, de mes proches ou même de parfaits inconnus.
L'étude de la psychologie, alliée aux quelques sciences religieuses qu'Allah m'avait permis d'apprendre, m'a ouvert les yeux sur une autre réalité, une autre dimension de l'être humain et du monde.
La seule vérité qui demeure inchangée, c'est Allah. Tout le reste est relatif. L'ennemi peut devenir le meilleur ami, et le meilleur ami peut devenir un ennemi. Seul l'amour fondé sur Allah est durable ; tout le reste peut disparaître au gré des épreuves.
Personne ne mérite que nous troublions notre cœur plus que notre amour pour Allah. Il faut aimer avec mesure et détester avec mesure. La véritable réalité des événements et leur sagesse n'appartiennent qu'à Allah. Heureux celui à qui Allah accorde la clairvoyance de les comprendre avant qu'elles ne se dévoilent.
Aujourd'hui, je remercie Allah pour cette épreuve. Bien que j'aie connu d'autres difficultés, aucune ne m'a autant enseignée, transformée et rapprochée de Lui.
Cet homme, dont le simple visage d'un inconnu qui lui ressemblait me terrorisait autrefois, dont le parfum me provoquait des douleurs abdominales, des migraines ou des nausées, ne suscite désormais plus rien de tout cela.
J'en étais arrivée à ne plus oser croiser le regard des hommes, même ceux de ma propre famille. J'ai même failli développer un rejet envers mon propre fils, simplement parce qu'il était un garçon.
Aujourd'hui, par la grâce d'Allah, je peux regarder cet homme sans colère, sans haine et surtout sans souffrance ni traumatisme.
Allahu Akbar.
Je fais même des invocations en sa faveur. C'est sans doute l'une des plus grandes preuves de la guérison qu'Allah a déposée dans mon cœur.
Aujourd'hui, je suis heureuse et fière de ce parcours. Ô combien il fut difficile ! Il a détruit l'ancienne personne que j'étais, et elle ne reviendra plus jamais. À sa place est née une femme plus mûre, plus sage, plus résiliente et, surtout, plus profondément attachée à l'amour d'Allah.
Alhamdoulillah, cette épreuve ne m'a pas enfermée dans la colère, le désir de vengeance ou la quête de justice auprès des hommes. Elle m'a rapprochée d'Allah et m'a donné une mission : accompagner d'autres femmes à sortir de leurs propres cercles infernaux.
Par la permission d'Allah, j'essaie d'être un moyen parmi d'autres par lequel Il apaise leurs cœurs, les relève et les délivre. Toute la louange Lui revient, car c'est Lui le Guérisseur, et je ne suis qu'une cause qu'Il a choisie d'utiliser.
Mon témoignage concernant le stress fait référence à mon premier mariage. Je vais essayer de faire court.
Je me suis mariée avec un homme présenté par une amie que j'estimais comme une grande sœur, un modèle dans l'engagement religieux. Nous avions à peine pris le temps d'échanger et de nous connaître. Partant du principe que mes aînés le connaissaient et que tout son entourage ne jurait que par son nom, sa simplicité, sa gentillesse et surtout sa religiosité, j'étais fière et heureuse d'avoir trouvé l'homme de ma vie : un homme avec qui vivre en paix, dans la foi et l'amour, avec qui affronter les difficultés de la vie et surtout se soutenir pour cette vie et pour l'au-delà.
Mon rêve a commencé à se briser dès le début des démarches du mariage. J'ai découvert un homme méfiant, méchant, injurieux, moqueur, critique et avare. Mais ce n'était pas le pire.
Cinq années de patience, de prières, d'initiatives, de recherche de solutions, d'écoute et de remise en question ne m'ont rapporté que calomnies, complots, moqueries et diffamations. Plus t**d, j'ai découvert que même certaines des personnes qui nous avaient réunis y avaient participé.
Me voyant persister à vouloir préserver mon foyer, les affaires de sa nouvelle épouse sont même entrées dans ma maison et se sont retrouvées dans le placard de mon ex-mari, alors que j'étais en train de ranger ses vêtements.
La seule présence de cet homme me plongeait dans une anxiété et une détresse profondes. Durant ma grossesse, j'ai cessé de compter les jours de faim, de douleur et de tristesse.
Je m'étais trouvé un emploi d'enseignante deux jours par semaine. Il m'a traitée de « mouton » parce que mon salaire était faible, alors que cet argent me permettait d'assurer certaines dépenses qu'il refusait de prendre en charge dans le foyer.
J'ai également investi dans un petit commerce. À mon insu, il a propagé des rumeurs pour le faire échouer, alors même que cette activité se déroulait juste devant sa supérette.
Aujourd'hui, c'est la première fois, six ans après notre séparation, que j'aborde publiquement ce sujet.
J'en suis sortie avec de profondes séquelles : un stress chronique, une dépression, un burn-out, une vision floue (aujourd'hui nettement améliorée), une perte de certains souvenirs, des oublis fréquents ainsi qu'une grande fragilité émotionnelle. À seulement 29 ans, un psychologue réputé m'a annoncé que j'étais à deux doigts de faire un AVC.
Pourtant, deux ans auparavant, ma propre mère venait elle-même d'en faire un.
En suivant les recommandations du psychologue, j'ai pris les bonnes décisions en me référant uniquement à Allah et à Sa satisfaction. J'ai affronté, comme je le dis souvent, « l'Afrique et ses réalités culturelles » : ma propre famille, qui a failli me rejeter, les rumeurs, les calomnies, les moqueries et les jugements.
Je me suis retrouvée sans domicile fixe, contrainte de vivre dans une maison de fortune où les rats, dont j'avais une phobie, ainsi que d'autres nuisibles, me rendaient visite chaque jour et chaque nuit. La pluie s'infiltrait par le toit, tandis que les voleurs pouvaient presque entrer par une porte qui ne fermait pratiquement pas. Pendant ce temps, ma famille et le monde entier me blâmaient d'avoir quitté ce foyer.
J'ai alors voulu comprendre l'être humain. Pourquoi une personne à qui l'on ne veut que du bien peut-elle nous faire autant de mal ? Pourquoi devenir volontairement notre ennemie et pousser les autres à nous détester et à nous rejeter ?
Mon innocence et ma naïveté, qui me faisaient croire que chacun portait naturellement le bien en lui, ont été brutalement bouleversées.
À plusieurs moments de cette dépression, j'ai eu des idées noires. J'ai pensé au su***de. Parfois même au meurtre. J'étouffais socialement, émotionnellement et psychologiquement. J'étais arrivée au bout de mes forces. SubḥānAllah.
Je n'arrivais plus à lire le Coran, ni même à le toucher. Je ne m'en sentais pas digne. Alhamdoulillah, je n'ai jamais abandonné la prière ni perdu l'espoir qu'Allah améliore ma situation, jusqu'à ce que la réalité devienne évidente pour tous.
Sortir de ce cercle infernal m'a redonné goût à la vie. Ma foi ainsi que ma relation avec Allah se sont profondément renforcées. Je n'avais qu'Allah, et je n'ai toujours qu'Allah sur qui compter.
Cette épreuve m'a également libérée du poids émotionnel que représentaient le regard et le jugement des autres, qu'il s'agisse de mes parents, de mes proches ou même de parfaits inconnus.
L'étude de la psychologie, alliée aux quelques sciences religieuses qu'Allah m'avait permis d'apprendre, m'a ouvert les yeux sur une autre réalité, une autre dimension de l'être humain et du monde.
La seule vérité qui demeure inchangée, c'est Allah. Tout le reste est relatif. L'ennemi peut devenir le meilleur ami, et le meilleur ami peut devenir un ennemi. Seul l'amour fondé sur Allah est durable ; tout le reste peut disparaître au gré des épreuves.
Personne ne mérite que nous troublions notre cœur plus que notre amour pour Allah. Il faut aimer avec mesure et détester avec mesure. La véritable réalité des événements et leur sagesse n'appartiennent qu'à Allah. Heureux celui à qui Allah accorde la clairvoyance de les comprendre avant qu'elles ne se dévoilent.
Aujourd'hui, je remercie Allah pour cette épreuve. Bien que j'aie connu d'autres difficultés, aucune ne m'a autant enseignée, transformée et rapprochée de Lui.
Cet homme, dont le simple visage d'un inconnu qui lui ressemblait me terrorisait autrefois, dont le parfum me provoquait des douleurs abdominales, des migraines ou des nausées, ne suscite désormais plus rien de tout cela.
J'en étais arrivée à ne plus oser croiser le regard des hommes, même ceux de ma propre famille. J'ai même failli développer un rejet envers mon propre fils, simplement parce qu'il était un garçon.
Aujourd'hui, par la grâce d'Allah, je peux regarder cet homme sans colère, sans haine et surtout sans souffrance ni traumatisme.
Allahu Akbar.
Je fais même des invocations en sa faveur. C'est sans doute l'une des plus grandes preuves de la guérison qu'Allah a déposée dans mon cœur.
Aujourd'hui, je suis heureuse et fière de ce parcours. Ô combien il fut difficile ! Il a détruit l'ancienne personne que j'étais, et elle ne reviendra plus jamais. À sa place est née une femme plus mûre, plus sage, plus résiliente et, surtout, plus profondément attachée à l'amour d'Allah.
Alhamdoulillah, cette épreuve ne m'a pas enfermée dans la colère, le désir de vengeance ou la quête de justice auprès des hommes. Elle m'a rapprochée d'Allah et m'a donné une mission : accompagner d'autres femmes à sortir de leurs propres cercles infernaux.
Par la permission d'Allah, j'essaie d'être un moyen parmi d'autres par lequel Il apaise leurs cœurs, les relève et les délivre. Toute la louange Lui revient, car c'est Lui le Guérisseur, et je ne suis qu'une cause qu'Il a choisie d'utiliser.
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