10/03/2026
PRIKRO (IFFOU) / INTEMPÉRIES
UNE TORNADE SÈME LA DÉSOLATION À ATTOUMANBO : DES FAMILLES SANS ABRI, DES FEMMES ET DES ENFANTS EN DÉTRESSE.
Le week-end du dimanche 8 mars 2026 restera gravé dans la mémoire des habitants du paisible village d’Attoumanbo, dans le département de Prikro. Après avoir frappé mortellement le village de Sérébou, une violente tornade s’est de nouveau déchaînée aux environs de 17 heures, provoquant d’importants dégâts matériels et plongeant la population dans la stupeur.
En quelques minutes seulement, des rafales de vent d’une rare violence ont arraché des toitures, déraciné des arbres et détruit près d’une vingtaine d’habitations. Des familles entières se sont retrouvées à la belle étoile, leurs biens emportés ou ensevelis sous les décombres.
Parmi les victimes de cette catastrophe, Mme Anzouman Ahou Abissata, encore sous le choc, peine à trouver les mots pour décrire l’horreur qu’elle a vécue.
« Le vent soufflait très fort. La maison tremblait comme si elle allait s’envoler. Nous avons couru pour nous mettre à l’abri, mais tout s’est écroulé autour de nous. Aujourd’hui, je n’ai plus rien. Nos habits, nos ustensiles, tout est parti. Mes enfants ont peur et ne savent plus où dormir… », confie-t-elle, la voix tremblante et les yeux remplis de larmes.
La scène qui se présente aujourd’hui à Attoumanbo est celle d’un village meurtri : des enfants errant au milieu des débris, des mères en pleurs tentant de sauver ce qui peut encore l’être, et des familles entières sans abri.
Ironie tragique du calendrier, ce drame est survenu en pleine Journée internationale des droits de la femme, une journée censée célébrer la dignité et la résilience des femmes. Mais à Attoumanbo, ce sont des mères désemparées, privées de toit et de moyens de subsistance, qui ont passé cette journée dans la douleur et l’incertitude.
Face à l’ampleur des dégâts, le chef du village d’Attoumanbo lance un appel pressant à la solidarité et à l’aide d’urgence.
« Notre village est à genoux. Plusieurs familles ont perdu leur maison et dorment désormais à la belle étoile. Nos enfants sont sans abri, nos femmes sont en pleurs. Nous demandons l’aide des autorités, des bonnes volontés et des organisations humanitaires pour nous venir en aide. Nous avons besoin de bâches, de vivres et de soutien pour reconstruire nos vies », implore-t-il.
Aujourd’hui, à Attoumanbo comme à Sérébou, les populations tentent tant bien que mal de se relever après le passage destructeur de cette tornade. Mais sans assistance rapide, la reconstruction s’annonce longue et difficile.
Au-delà des débris et des maisons détruites, c’est tout un village qui tente de retrouver espoir. Une solidarité nationale pourrait être la première pierre de la reconstruction et redonner le sourire à ces femmes, ces enfants et ces familles durement éprouvés par la furie de la nature.
A.A Radio Anoh FM Prikro.
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