17/02/2026
LE TRÔNE RESTE VACANT…
Depuis Noël en couleurs sur la CTV à la fin des années 80, il est devenu le portrait robot de tous les animateurs au Cameroun et en Afrique. Il est devenu le miroir que chacun avait accroché aux murs de son esprit, pour reproduire en traits forts, la même chose sur son talent. C’était le baromètre. Le succès d’une chanson congolaise, camerounaise ou ivoirienne, était réglé aux fréquences de savoir insérer de façon mélodieuse, un nom qui était devenu comme le refrain de tous les hits: CONSTY EKA… Il est arrivé trop tôt, dans un monde en re**rd. Qui pouvait faire d’un simple événement une attraction planétaire. Pierrette Adams, Koffi Olomidé, Petit Pays… ont puisé dans cette mélodie nominative, qui était la garantie de la qualité et donc du succès. CONSTY a imposé du respect au métier d’animateur radio et télé, à un moment où les Journalistes voulaient dresser le mur de séparation de sérieux avec lui. Quel journaliste pouvait interviewer autant de chef d’états? Qui pouvait être dans les loges de Michael Jackson ou qui s’est imposé aux Naomie Campbell comme interlocuteur de référence ?
Mais c’est le côté humain lorsqu’on s’approchait de lui, qui faisait tomber les écailles de préjugés des yeux. Lorsque j’arrive à Abidjan, c’est le SEUL qui m’a tendu les bras, parmi tous les Professionnels. Il m’a fait établir la carte de presse, par un Coup de fil assis dans son bureau. Il m’a fourni tous les documents et appelé l’Ambassade du Cameroun pour la carte consulaire. Il a démarré du quartier Plateau pour Angré au milieu de la nuit, juste pour me remettre les documents de travail au nom de son entreprise, et des frais de carte consulaire, que je n’avais pas demandés. Puis il me dit: « Tu es le meilleur Martin. Mon média t’accueille quand tu veux. Quand tu seras prêt ». J’écris cela, avec le regret de n’avoir pas fait, ce qu’il espérait tant.
CONSTY n’était pas le Roi de la télé. Il était la télé. Son feeling et son body language étaient une série i