09/09/2026
Il y a de cela quelques jours, j’ai eu l’honneur d’être personnellement invité par le promoteur de , entrepreneur hors échelle et promoteur de plusieurs initiatives entrepreneuriales novatrices, à prendre part, sous ma casquette de promoteur de Ken Arts Creative et de Ken Arts Creative Academy, à la cérémonie de clôture de la deuxième édition des Vacances Créatives, une initiative qui aura duré trois mois.
Mais avant de vous raconter ce qui s’est passé lors de cette cérémonie, permettez-moi de remonter environ six semaines en arrière.
À ce moment-là, le responsable des formations en design graphique, très pris par ses occupations, ne pouvait plus assurer normalement la continuité des cours.
M. Andou, avec la complicité de l’infatigable Directrice, Mme Elvira, est alors venu solliciter l’appui de Ken Arts Creative Academy afin de trouver une solution palliative permettant aux enfants de poursuivre leur formation.
Étant moi-même particulièrement surchargé, je lui ai demandé de me donner deux jours pour réfléchir.
Il m’en a finalement fallu trois.
Avec un jour de re**rd donc, j’ai pris une décision qui allait réserver une belle surprise à tout le monde : j’ai jeté mon dévolu sur l’une de mes apprenantes, Mlle Épiphanie.
Elle a accepté le défi.
Sans hésiter.
Mais elle m’a immédiatement prévenu qu’elle aurait besoin de mon soutien.
Je vous épargne les détails.
Épiphanie devait désormais encadrer une équipe dont les membres avaient entre 11 et 20 ans, soit pour certains deux ans de plus qu’elle.
Et dès ses premières séances, quelque chose m’a particulièrement marqué : elle ne s’est pas contentée de transmettre des notions. Elle a développé son propre style et une véritable profondeur dans sa manière de former.
Il y avait cependant un petit problème.
Sa voix était à peine audible.
Le problème fut rapidement corrigé.
Elle m’expliquera plus t**d qu’un autre groupe travaillait simultanément juste à côté et qu’elle ne voulait surtout pas le distraire.
Cette petite anecdote résume assez bien son état d’esprit : elle voulait bien faire.
Revenons maintenant à la cérémonie de clôture.
Nous avons eu l’honneur d’occuper les premiers rangs dans l’espace réservé aux partenaires, en présence du Délégué Régional de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, du représentant du Délégué Départemental du même ministère, ainsi que de plusieurs autres personnalités.
Et franchement…
les enfants ont livré un spectacle remarquable.
Pendant trois mois, ils n’avaient pas simplement suivi des cours.
Ils avaient produit.
Créé.
Expérimenté.
Collaboré.
Et ce jour-là, ils sont venus présenter les fruits de leur travail.
Danses.
Interprétations musicales.
Dessin et peinture.
Robotique.
Pâtisserie.
Programmation.
Entrepreneuriat.
Croissance personnelle.
Jeux d’échecs.
Design graphique.
Débats.
Networking.
Et bien d’autres activités.
Tout cela avec une particularité qui m’a particulièrement touché :
les productions présentées étaient réalisées par les enfants eux-mêmes.
Puis vint le moment de la remise des distinctions.
Les meilleurs dans les différentes catégories ont reçu leurs médailles.
Et puisqu’on parle des jeux d’échecs, je ne peux pas passer sous silence les deux finales qui ont particulièrement animé la salle.
La première s’est terminée par un échec et mat en seulement 1 minute 30.
La deuxième, opposant des enfants de 6 à 7 ans, a littéralement créé un tonnerre d’admiration dans la salle.
Mais le meilleur restait encore à venir.
LE TROPHÉE DU MEILLEUR ENSEIGNANT.
Juste avant la remise des parchemins, le comité d’organisation avait préparé une surprise.
Le trophée du meilleur enseignant de la deuxième édition des Vacances Créatives.
Roulement de tambour.
Suspense.
Puis le nom est prononcé au micro :
Mlle Épiphanie.
Elle-même n’en revenait pas.
Et je dois avouer que ce moment avait quelque chose de particulièrement spécial.
Parce qu’Épiphanie n’était pas arrivée là comme une enseignante expérimentée.
Elle était elle-même encore apprenante.
Elle avait simplement accepté de relever un défi.
Elle avait accepté de sortir de sa zone de confort.
Elle avait accepté de transmettre ce qu’elle savait, tout en continuant elle-même à apprendre.
Lorsqu’elle a pris le micro, elle n’a d’ailleurs pas cherché à se présenter comme quelqu’un qui avait tout compris.
Au contraire.
Elle a humblement rappelé qu’elle était elle aussi encore étudiante, qu’elle avait encore énormément à apprendre, mais qu’elle avait énormément appris au contact des enfants qu’elle avait encadrés.
Elle a également souligné ce qu’elle avait appris de ses collègues enseignants et, plus encore, de sa hiérarchie.
Puis elle m’a adressé des remerciements.
Pour lui avoir fait confiance.
Pour lui avoir donné cette chance.
Pour lui avoir permis de découvrir un talent qu’elle compte désormais chérir et développer avec toute l’énergie dont elle est capable.
Et c’est peut-être ça, finalement, le plus beau cadeau de cette aventure.
Parfois, il suffit de donner une chance à quelqu’un pour découvrir une capacité qu’il ne savait même pas posséder.
Épiphanie était venue comme apprenante.
Elle repart avec une nouvelle expérience.
Une distinction.
Une responsabilité.
Mais surtout, une nouvelle possibilité de se projeter.
Et c’est exactement ce que nous défendons à Ken Arts Creative Academy :
former ne consiste pas uniquement à transmettre des connaissances.
C’est aussi créer des environnements dans lesquels les apprenants peuvent expérimenter, prendre des responsabilités, se tromper, recommencer, découvrir leurs talents et parfois… surprendre même ceux qui leur ont donné leur chance.
À Épiphanie : bravo.
À tous les enfants de cette deuxième édition : continuez à apprendre, à créer et à oser.
À l’équipe de ASK Institute : merci pour la confiance et pour cette belle initiative.
Et à tous ceux qui pensent encore qu’un jeune doit attendre d’être « suffisamment expérimenté » avant qu’on lui confie une responsabilité :
parfois, l’expérience ne précède pas l’opportunité.
C’est l’opportunité qui crée l’expérience.
Ken Arts Creative
W***y Silace Kengne