31/10/2022
Xzafrane parle lisons le 👇👇 c'est assez intéressant
✅Stanley Enow dit que la musique urbaine Camerounaise n’existe pas. Allons comprendre pourquoi et surtout allons humblement lire la solution.
Pour mieux comprendre Stanley Enow il faut consider la musique (urbaine) comme un produit cyclique et analyser le comportement du produit dans le marché afin de savoir à quelle phase du cycle nous sommes.
Si la musique urbaine est un produit, elle n'échappe donc pas aux différentes phases qui rythment la vie d'un produit : Lancement-Croissance-Maturité-Declin
La musique (urbaine) a connu sa phase de lancement notoire avec KROTAL et bien d’autres mais avant il y'a eu une étape "Prototype" pendant laquelle les acteurs ont contribué à sa mise en vie et son allaitement au lait de leur passion.
La phase de croissance a connu deux étapes : Une étape D'ESTIME avec les artistes de la génération intermédiaire Valsero, les géomètres, Killamel, oshiminh...) cette phase a nourri chez la génération Alpha un sentiment d'identification et d'appropriation qui a conduit à l'étape de croissance de RENTABILITÉ qui a vu naître tous les artistes mainstream que nous connaissons aujourd'hui (Maahlox, Franko, Stanley, Salatiel, Mr Leo, Minks, Locko...). Pendant cette phase, le produit a ramené des trophées, gagné des parts sur le marché africain et parfois mondial et attiré les "requins" de comme Universal. Cette phase a assez duré et le produit est arrivé à maturité.
Pendant la phase de maturité, la musique urbaine a continué a rentabiliser malgré les influences exogènes et endogènes qui ont rapidement favorisé la phase de déclin. Parmi ces facteurs il y'a eu la monotonie que ce soit dans le fond musical que dans le marketing musical et la fragilisation causée par les signatures en major qui ont brisé l'adhésion populaire.
Lorsque Stanley dit que la musique urbaine n'existe pas, il veut parler de la phase où elle se trouve qui est une phase d'agonie :
Le produit "Musique urbaine Camerounaise" est en phase de STAGNATION ou de DÉCLIN et ceci se justifie par la perte d'intérêt du public envers les productions. Dans cette phase le public a besoin parfois d'un produit de substitution : C'est pourquoi vous verrez que la plupart des chansons qui ont VÉRITABLEMENT retenu l'attention du public ces derniers temps sont des musiques folkloriques produites par des artistes de musiques urbaines (Witty Minstrel, PhillBill, KRYS M... ). Un produit n'est vivant que s'il est consommé et c'est le public qui consomme le produit musique. On ne fait pas la musique pour les professionnels de la musique mais pour le public, autrement dit il ne faut pas la rendre publique. Dans le public chaque style de musique a sa cible et pour ce qui est de la musique urbaine, son public est majoritaire et majoritairement jeune.
Pour redonner vie à ce produit:
👉 Il faut d'abord l'enlever du marché afin de le faire rare. Mais c'est difficile parce qu'un artiste ne chante pas uniquement pour de l'argent mais aussi pour nourrir son âme et défendre des causes
👉Modifier la perception des consommateurs par rapport au produit ou au vendeur. Pour le faire, les artistes doivent changer leur prix psychologique en travaillant sur leur valeur perçue. Mais pour le faire il faut de l'argent et ils n'ont rien... On ne peut pas donner 5 millions de cachet à un artiste qui loue une maison de 80k et roule dans un véhicule de 2 millions. On connaît tes problèmes et la somme nécessaire pour tes besoins physiologiques, donc on sait que si on te donne 500k ça peut tous les gérer et il y'aura reste. On sait également que si tu ne prends pas ça tu risques creuver... Et parfois tu fais semblant d'être ce que tu n'es pas mais ces gens là savent ce que tu vaux
👉Présenter le produit différemment : Il faut redéfinir le marketing autour de la musique afin que le public se rafraîchisse d'un nouvel emballage et se délecte d'une manière différente de présenter le produit. Ce qui nécessite des moyens également et pour le moment même les business angels voient la la musique urbaine Camerounaise comme LIYEP LIMAL ou QNET (Tu investis sans jamais savoir quand tu vas récupérer pourtant au début on te "tu dors ton argent travaille pour toi")
👉Ce qu'il faut faire et qui sorte tout le mouvement de ce sommeil culturel genocidaire c'est :
⚠️SE CONSTITUER EN ARMÉE : Dans la phase de déclin, il convient de réunir toute l'entreprise autour du produit. Tous les acteurs doivent mener une révolution commune qui va d'abord les impliquer avant d'impliquer le public qui va juste suivre le mouvement
⚠️Créer une identité collective et de la cohésion entre l'entreprise (les artistes), le produit (la musique) et les consommateurs (le public). Cette identité doit avoir le visage d'une révolution qui réunit le social et le culturel.
⚠️Pour avoir lu les actions proposées par le mouvement 1 Million Révolution, je pense qu'il réunit les conditions de réanimation de tout un mouvement à l'agonie. L'emballage est nouveau, le marketing autour est communautaire et les actions portent sur des intérêts communs à la fois artistique, culturel et social. Si les artistes qui sortent les chansons maintenant sont avertis, qu'ils se constituent en armée autour d'une révolution qui va faire vaciller le public et déteindre sur tous les projets futurs. Sinon ce serait un tête-à-queue ridicule.
Mais pour faire durer le mal, je sais que le diable aura une conversation intime avec certains acteurs et il va leur demander "pourquoi lui ?" ils vont répondre "Je sais ?" et paf !
Pour ceux qui peuvent, rejoignez dès à présent le mouvement, ce n’est pas pour Ko-c mais pour la culture.
PS: l’auteur de ce texte est mon ami et frère Charles Nguétsop